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CNRST - Appels à projets R&D: La machine rodée, mais…

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5880 Le 09/11/2020 | Partager
257 millions de DH gérés en 2019-2020
Agences nationales et universités s’impliquent
Trop compliqué de dépenser les budgets!

Des appels à projets R&D marocains, il n’y en a que très peu. Néanmoins, ces deux dernières années en ont connu plus que la moyenne. Parmi ceux gérés par le CNRST, six ont été lancés entre 2019 et 2020 (voir tableau), pour une enveloppe totale de 257 millions de DH, à laquelle participent le ministère de l’Education nationale, des universités et des agences nationales, en plus de la Fondation OCP (FOCP). 

Cela fait maintenant sept ans que le CNRST gère des appels à projets R&D. Les débuts étaient difficiles, car le centre ne disposait pas de suffisamment de moyens pour les traiter. Ceci avait, d’ailleurs, ralenti le lancement des fonds prévus. Le premier a été initié par le ministère de l’Enseignement supérieur en 2013, afin d’accompagner quelque neuf domaines prioritaires pour le Maroc (Santé, aéronautique, matériaux et nanomatériaux…).

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Un budget de 300 millions de DH y avait été alloué. Deux autres ont suivi, celui autour des phosphates en 2014 (90 millions de DH), avec la FOCP, et celui relatif à la sécurité routière en 2015 (10 millions de DH), avec le ministère de l’Equipement. Il faudra attendre 2018 pour l’ouverture de deux nouveaux programmes: Ibn Khaldoun (30 millions de DH), dédié par le ministère de l’Education nationale aux sciences humaines et sociales, et celui relatif à la valorisation des plantes médicinales et aromatiques (6 millions de DH), engagé par l’Agence nationale des plantes médicinales et aromatiques (ANPMA). En 2019, quatre sont lancés, suivis par deux en 2020 (voir tableau). La machine est désormais rodée.

Cela dit, même si les fonds se multiplient, il reste difficile pour les porteurs de projets de dépenser les budgets accordés. En raison de la complexité des procédures de gestion financière, un à quatre ans peuvent s’écouler entre la décision de financer et le déblocage effectif des fonds, selon des témoignages de chercheurs. Pendant ce temps, les projets peuvent tout simplement tomber à l’eau. Cela fait, également, partie des raisons poussant le secteur privé à fuir les projets de recherche dans le public.

«C’est un grand problème! C’est décourageant pour les chercheurs d’attendre énormément de temps pour acheter du matériel et démarrer leurs travaux. Pour dynamiser la recherche, il faudrait assouplir les procédures, octroyer plus de moyens et intégrer le milieu socioéconomique», insiste Jamila El Alami, directrice du CNRST.

Le centre s’occupe de la gestion de tout le processus des appels à projets R&D. Tout d’abord, une convention est signée avec l’organisme à l’origine du programme. Les termes de référence sont ensuite rédigés et les formulaires de candidatures élaborés. Le public cible (universités, chercheurs du public et du privé…) est ensuite informé de l’ouverture des candidatures. Un délai est accordé pour le dépôt des formulaires sur la plateforme «Abhath».

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Grâce au concours de la Fondation OCP, 2020 a connu une hausse notable des fonds gérés par le CNRST dans le cadre des appels à projets R&D

Un comité de suivi et de pilotage est chargé de concevoir les critères d’évaluation des projets récoltés. Le CNRST procède à l’évaluation à travers un réseau de 240 experts affiliés. Les projets sont ensuite notés. Le comité de suivi se réunit après pour la sélection des bénéficiaires et pour trancher sur les budgets à allouer. Les résultats sont communiqués à la presse et sur les sites des organismes concernés. Des contrats, rédigés par le centre, sont enfin signés avec les porteurs de projets, qui s’engagent sur un programme d’emploi du budget.

Le centre gère, par ailleurs, des programmes issus de conventions avec des organismes homologues à l’international. Des appels à projets de recherche conjoints, avec des comités de sélection mixtes, sont régulièrement organisés. Ces programmes permettent aux chercheurs marocains et doctorants d’effectuer des séjours à l’étranger et de bénéficier de financements.

Ahlam NAZIH         

 

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