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Economie

Transition énergétique: L’Institut CDG s’interroge sur l’après-Covid

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5879 Le 05/11/2020 | Partager
Le fossile en perte de vitesse face au solaire et à l’éolien
Les investisseurs se détournent de l’énergie non propre
Les majors du secteur accélèrent leur reconversion dans les ENR

«L’épidémie du Coronavirus bouleversera-t-elle  durablement l’industrie de l’énergie?». Plusieurs experts se sont attelés à répondre à cette question lors d’un webinaire organisé récemment par l’Institut CDG. Cette rencontre, la 5e du genre, va s’inscrire dans un cycle de conférences en ligne «Regards vers le futur».

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Les énergies renouvelables (ENR) ont le vent en poupe en ces temps de crise sanitaire mondiale. Les investisseurs se détournent du fossile et les majors du secteur se reconvertissent dans le renouvelable (Ph. L’Economiste)

Quel impact de la crise actuelle sur le développement des énergies renouvelables et sur le recours aux autres sources d’énergie, notamment le pétrole et le gaz?

«Nous allons assister à une orientation très prononcée après la pandémie vers l’économie verte et le digital», pronostiquent les participants à ce débat. «Le secteur Oil & Gas traverse une période difficile alors que deux autres secteurs : les énergies renouvelables et l’électricité tirent leur épingle du jeu», souligne Amina Benkhadra, DG de l’Onhym.

La réduction spectaculaire des transports qui consomment environ 60% du pétrole produit, contribue lourdement à cette chute. La demande d’électricité a régressé durant les périodes de confinement avec une perspective de baisse de 5% sur l’ensemble de l’année 2020, soit la plus forte baisse jamais enregistrée depuis la Grande Dépression des années 1930.

Autrement dit, le solaire et l’éolien auront le vent en poupe, alors que les investisseurs se détournent de plus en plus de l’énergie non propre. Et les prémisses sont déjà là. Il n’y a qu’à voir les changements énormes qui s’amorcent chez les grands acteurs comme Total, Shell ou BP, selon les termes de la DG de l’Onhym. En effet, ces entreprises passent de la production de l’énergie fossile à la fourniture de services aux clients. Plusieurs groupes sont d’ailleurs en train d’acquérir des entreprises dans le solaire.

Le mix énergétique va évoluer inexorablement: la part du fossile passera de 85% actuellement à 60 % en 2050 (voire 20% selon les scénarios les plus optimistes). Parallèlement, la part des énergies renouvelables (solaire et éolien) sera de 22% en 2050 (contre 5% aujourd’hui) ou même 60%, selon les pronostics les plus optimistes.

D’autant plus que les coûts de production des énergies renouvelables ont considérablement baissé ces dernières années et donc devenues plus abordables par rapport au fossile.

Ces tendances mondiales se confirment aussi par une baisse notable de la demande pour le fossile en 2020. En effet, la plus forte baisse est constatée pour le pétrole (-9%), le charbon (-8%), le gaz (-4%). En revanche, l’électricité s’en sort plutôt bien avec une augmentation de l’ordre de 2%. Il en est de même pour les ENR (+1%).

Côté investissements, ces tendances se confirment aussi. «Ils sont en baisse de 35% dans le Oil & Gas, 15% pour le charbon et 45% dans le schiste bitumineux qui n’est plus rentable», poursuit Benkhadra.

Les énergies renouvelables devraient être la seule source d’énergie à croître en 2020, leur part de la production mondiale d’électricité devant augmenter grâce à leur accès prioritaire aux réseaux, à leurs faibles coûts d’exploitation et, surtout, ne nécessitant pas de pilotage in-situ.

Malgré les perturbations de la chaîne d’approvisionnement qui ont suspendu ou retardé le déploiement dans plusieurs régions clés cette année, le solaire photovoltaïque et l’éolien sont sur la bonne voie pour aider à augmenter la production d’électricité renouvelable de 5% en 2020, appuyés par une production plus élevée de l’hydroélectricité.

« Dès 2009, nous avons opté pour une stratégie de développement de l’efficacité énergétique », se félicite pour sa part Said Mouline, DG de l’AMEE (Agence Marocaine pour l’efficacité énergétique. Depuis, de grandes avancées ont été réalisées en termes d’infrastructures, R&D, intégration industrielle … «Aujourd’hui, 68% des composants des éoliennes sont fabriqués localement», poursuit Mouline.

                                                                             

Le fossile a encore de beaux jours devant lui!

Le monde est encore dominé par les combustibles fossiles, selon les termes de Christian Ngô, DG d’Edmonium Conseil. La preuve : entre 1973 et 2015, la contribution des combustibles fossiles est passée de 86,7% à 81,4 %, soit une diminution de 5,3% en l’espace de 42 ans. Ce qui est extrêmement faible! En valeur, l’on est passé d’une consommation de 6,1 milliards de tonnes de pétrole en 1973 à 13,65 milliards de tonnes de pétrole en 2015, soit 2 fois plus!  L’habitat et le transport, intimement liés, représentent, à eux seuls, les deux tiers de  la consommation mondiale.

Aziza EL AFFAS

 

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