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Economie

Vos pneus, plus chers en 2021!

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5876 Le 02/11/2020 | Partager
La TIC supprimée en 2002 rétablie l’année prochaine
A 3 DH/kg, les hausses varieront entre 30 DH et 3.000 DH selon la catégorie
Les importateurs alertent sur le renchérissement du transport

A partir du 1er janvier 2021, les pneus coûteront plus cher. Le projet de loi de finances prévoit de rétablir la taxe intérieure de consommation (TIC), qui avait été supprimée en 2002 pour protéger l’industrie locale. A présent que les deux unités de fabrication (General Tire et Goodyear) ont définitivement fermé, le législateur a estimé qu’il était temps de la restaurer. La taxe a été fixée à 3 DH HT le kilo, jante comprise, payable évidemment à l’importation.

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Le mode de calcul de la TIC, indexée sur le poids du pneu, se traduirait par une surchauffe des prix à partir de 2021

Ainsi, pour les voitures de tourisme, le poids des pneus varie entre 10 et 15 kg. Ce qui correspondra à une hausse entre 30 et 45 DH HT l’unité. Dans le segment du camion, le poids des pneus varie entre 70 kg et 110 kg avec la jante. Un camion poids lourd (tracteur et remorque) peut être équipé de 16 pneus. Pour les engins du génie civil et du BTP, il faudra compter des hausses entre 360 DH HT (120 kg) et 1.200 DH HT (400 kg).

La hausse sera plus importante dans la filière des engins miniers. Le poids des pneus pouvant atteindre une tonne l’unité. Ce qui devrait générer une augmentation moyenne de 3.000 DH HT l’unité. La TIC se rajoutera aux droits de douane déjà supportés par le pneu, calculés sur la base du poids et qui sont de 40 DH le kilo.

«Les importateurs voient d’un mauvais œil la restauration de la TIC sur les pneus. Il est vrai que la hausse qui en résultera sera répercutée sur le client final, mais cette taxe ne manquera pas de pénaliser la rentabilité et la compétitivité des entreprises de transport, d’autant que les pneus représentent le 2e poste de charge fixe après le carburant», affirme Zakaria El Alaoui, secrétaire général de l’Association marocaine des importateurs de pneus (Amipa).

En effet, selon les distributeurs, «il faut changer de pneus tous les six mois à cause des crevaisons, de l’état des routes, mais aussi de la surcharge car les agents de contrôle, les gendarmes, la police restent vigilants. Sans oublier les centres de visite technique qui peuvent toujours recaler les véhicules dont les pneus sont usés. Ce qui signifie que pour les transporteurs le remplacement régulier des pneus représente une dépense incompressible. Un surcoût qui sera bien entendu répercuté là encore sur le consommateur final. D’où la perspective d’une surchauffe des prix en raison du caractère transverse du transport.

Petit bémol tout de même des transporteurs. «Nous sommes évidemment opposés à l’instauration d’une TIC sur les pneus, mais tout compte fait, l’impact sur le prix du kilomètre roulé reste insignifiant, puisque la hausse n’est que de 120 DH en moyenne pour un pneu qui coûte environ 4.000 DH. Ce n’est donc pas ce qui va changer la situation financière des entreprises», temporise un transporteur, membre de la CGEM. En revanche, il réclame la possibilité de récupérer la TIC sur le gasoil qui représente 20% de dépenses de carburant, soit 4 millions de DH dans le cas de sa société, au même titre que la future taxe sur les pneus.

Certains consommateurs pourraient orienter leur choix vers des pneus low cost, qui ne manqueront pas d’être impactés eux aussi puisque la TIC est calculée sur le poids.

En tout cas, l’Association des importateurs, dont les 26 membres revendiquent 90% de parts de marché, alerte les pouvoirs publics sur la perspective d’une hausse générale du transport, malvenue en temps de crise. Elle a d’ailleurs prévu de tenir une réunion, ce mercredi 4 novembre, pour convenir d’une position commune sur l’application de la TIC et son barème.

                                                                              

Un marché de plus de 3 milliards de DH

En 2019, les importations de pneus se sont élevées à 330 millions de dollars (un peu plus de 3 milliards de DH), sans tenir compte des droits de douane. Le marché reste dominé par le pneu des véhicules particuliers (4 millions d’unités, dont la première monte), suivi du segment du poids lourd (400.000 pneus). Une soixantaine de marques de pneu est distribuée au Maroc. Le démantèlement tarifaire a permis de réduire de manière drastique l’écart de prix entre le marché légal et le circuit informel. Sans oublier la récente fermeture des frontières au niveau de Melilia et de Sebta. Une décision qui a asséché les sources d’approvisionnement de l’informel. Autant de facteurs qui font que la contrebande reste insignifiante, selon les importateurs.

Hassan EL ARIF

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