×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Télétravail: Le secteur de l’outsourcing en avance

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5875 Le 30/10/2020 | Partager
Plusieurs centres d’appels ont maintenu le travail à distance après le déconfinement
Equipements en matériels et solutions informatiques ont été fournis pour assurer la transition
teletravail-076.jpg

Le télétravail est une pratique largement recommandée par le protocole national pour assurer la sécurité et la santé des salariés face à l’épidémie. Malgré les recommandations des autorités, beaucoup d’entreprises y sont réticentes

Pendant le confinement, le télétravail était devenu la norme pour une majorité d’entreprises. Mais depuis, les habitudes ont repris le dessus. Avec ce retour à la normale, le nombre de cas Covid n’a cessé d’augmenter dans le pays. En effet, entre le 27 septembre et le 27 octobre, le Royaume a recensé 86.048 contaminations, 1.376 décès.

Pour freiner la propagation du virus, les autorités ont mis en place une batterie de mesures spécifiques à chaque région. La région de Casablanca est celle qui enregistre le plus de cas. Said Ahmidouch, wali de la région, a ainsi appelé, après concertation avec la CGEM, «toutes les entreprises du privé à inciter leurs employés au télétravail en mettant à leur disposition tous les moyens nécessaires».

Les centres d’appels ont pris de l’avance dans ce domaine et plusieurs entreprises du secteur ont maintenu ce mode de travail après le déconfinement. C’est le cas d’Outsourcia où 60% des effectifs travaillent désormais à distance, ce qui a permis de fermer définitivement 2 sites de productions sur les 4 se trouvant à Casablanca. Afin d’assurer la même qualité de travail, le groupe a investi en équipement.

«Nous avons fourni à nos collaborateurs le matériel, les logiciels et les télécoms leur permettant de réaliser leurs missions dans des conditions équivalentes à celles offertes en présentiel», précise Youssef Chraibi, président d’Outsourcia et également président de la Fédération Marocaine de l’Outsourcing (FMO).

Seuls ceux n’ayant pas la possibilité d’accéder à une connexion stable depuis leur domicile ont été rappelés au bureau. L’entreprise a également mis les moyens en termes de formation avec la mise en place d’outils e-learning. Ces derniers sont dotés d’un système d’évaluation régulière de la formation continue à distance. Toutefois, le groupe maintient une formation obligatoire en présentiel.

«Au final, il s’agit d’un modèle gagnant pour l’ensemble des parties, qui a d’ailleurs, déjà largement fait ses preuves dans les pays du nord», souligne Chraibi. «Nous n’avons donc rien inventé. Nous nous sommes adaptés à cette nouvelle donne mondiale, et faisons évoluer notre organisation, non pas de façon systématique mais à chaque fois que cela est possible», poursuit-il.

T.E.G.

                                                                                     

«Une révolution est en marche»

youssef-chraibi-075.jpg

«Après six mois de télétravail, nous pouvons affirmer qu’une véritable révolution est en marche», souligne Youssef Chraibi, président d’Outsourcia (Ph. Y.C.)

• 60% des collaborateurs d’Outsourcia l’ont adopté

• Le groupe a définitivement fermé deux sites à Casablanca-

- L’Economiste: Quel bilan faites vous concernant le travail à distance?
- Youssef Chraibi:
Depuis le mois de mars, près de 90% de nos collaborateurs ont pu poursuivre leur activité en télétravail. Après quelques semaines d’expérimentation avec des retours très concluants, nous avons donné la possibilité à l’ensemble de nos collaborateurs d’opter durablement pour ce nouveau mode de travail, à chaque fois que cela était possible. Actuellement, 60% de nos effectifs travaillent à distance. Nous avons ainsi fermé définitivement 2 sites de productions sur les 4 que nous avons à Casablanca. Six mois après la mise en place de ce modèle de travail, nous pouvons affirmer qu’une véritable révolution est en marche dans le rapport au lieu de travail.

- Vos équipes ont-elles été aussi productives qu’au bureau?
- La qualité du travail délivré est le plus souvent totalement indépendant de la localisation du collaborateur. Grâce à un ensemble d’outils de suivi à distance que nous avons déployés, nous avons pu évaluer en temps réel l’ensemble des indicateurs d’assiduité, de productivité et de qualité de nos collaborateurs. Les résultats ont démontré que pour la majorité des opérations gérées, la productivité est équivalente voire supérieure en télétravail. Toutefois, pour certaines activités comme celle de la vente, nous constatons que l’émulation créée sur un plateau permet d’obtenir de meilleurs résultats. Le télétravail n’est alors pas retenu pour ce type d’opérations.

- Comptez-vous garder ce mode de travail post-Covid? Si oui, comment comptez-vous le décliner?
- Absolument. Nous étions les premiers à proposer ce choix à nos collaborateurs de façon durable, indépendamment de la crise sanitaire. Cependant, il ne s’agit pas d’imposer le télétravail mais de proposer cette option et de la retenir uniquement lorsque le collaborateur en fait la demande et que l’ensemble des conditions sont réunies pour y donner une suite favorable. Nous devons ainsi mesurer en permanence la performance et adapter le choix du lieu de travail en fonction des résultats obtenus. Il n’a jamais été question d’aller vers 100% de télétravail mais d’en faire une solution alternée et équilibrée. Aujourd’hui, 70% de nos collaborateurs ont fait cette demande. Nous avons pu l’accorder à 60% d’entre-eux, car dans certains cas (contraintes techniques de connexion à distance, protections de données personnelles sensibles, un refus de la part de certains clients qui préfèrent le présentiel...), cette option ne peut être retenue. 

Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc