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Economie

Des signaux de reprise des exportations se confirment

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5875 Le 30/10/2020 | Partager
Hausse dans l’automobile, les industries alimentaires, le textile et cuir
22 millions de marocains vont bénéficier de l’AMO

Dans sa réponse aux interrogations des députés lors du débat général sur le PLF au sein de la Commission des finances, Mohamed Benchaâboun a fourni des éléments qui suscitent de l’espoir dans un contexte marqué par le recul inquiétant de tous les indicateurs. En effet, certaines activités sectorielles ont enregistré des signes de reprise.

En effet, les exportations ont augmenté de 6,8% au cours du mois d’août, en comparaison avec la même période de l’année dernière. Elles ont profité de l’amélioration relative de la demande extérieure adressée au Maroc.  Ces signaux positifs ont concerné plusieurs secteurs comme l’automobile, avec + 45,2%, les industries alimentaires +33,3%, le textile et le cuir (+4,6%). Dans le même sillage, le secteur de l’habitat est dans le même trend positif, concrétisé par les ventes de ciments qui ont augmenté de 18,6%. 

Pour le ministre, le degré de récession de l’économie nationale s’est allégé de près de 1,5 point de croissance. Ainsi, les mesures prises depuis mars dernier en matière d’appui à la demande et à la consommation des ménages (à travers le Fonds spécial de gestion de la pandémie) interviennent à hauteur de près de 0,9 point. L’incitation de l’investissement dans le cadre du plan de relance pour 0,6 point.

Ce qui a permis de réactualiser le taux de croissance au titre de 2020 à -5,8% au lieu de 7,3% si toutes ces mesures n’étaient pas prises. Toutefois, le ministre a rappelé que ce taux de croissance pourrait être révisé si on prend en compte l’apparition de la deuxième vague de la pandémie qui est confirmée chez nos partenaires européens, comme la France qui vient de décider de nouvelles mesures de confinement.

Dans un contexte difficile, l’obsession du ministre des Finances est d’être du côté des citoyens. Ceux qui ont perdu leurs revenus pendant cette période ont bénéficié de 21 milliards de DH. De même, plus de 46 milliards de DH ont été accordés, sous forme de prêts garantis entre 90 et 95%. Ils ont bénéficié à 74.000 TPE et PME. Le but était de les aider à résister face à la crise et de maintenir les postes d’emploi, a noté Mohamed Benchaâboun.

Concernant la couverture médicale obligatoire, le ministre a rappelé que près de 22 millions de marocains bénéficieront de cette assurance. Plus de 10 millions d’entre eux vivent dans une situation précaire, inscrits dans le cadre du Ramed. «A partir de janvier prochain, ils vont pouvoir profiter de l’AMO comme tous les autres Marocains qui travaillent dans les secteurs public et privé ou pratiquent des activités indépendantes», a t-il dit. Et d’interpeller les parlementaires: «cette catégorie de Marocains ne mérite pas que l’on se solidarise avec elle pour qu’elle puisse accéder aux soins, dans des conditions de dignité?».

Des indicateurs en hausse au mois d’août dernier

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Automobile:+45,2%

■ Industries alimentaires: +33,3%

■ Textile et cuir: +4,6%

■ Ventes de ciment: +18,6%

                                                                            

Le microcrédit dans le coup

Le ministre a tenu à rectifier ce qui a été avancé par des députés sur les mécanismes de garantie qui se limitaient aux banques, sans englober les associations de microcrédit qui s’adressent au secteur informel, particulièrement dans l’artisanat. Ainsi, l’offre de la Caisse centrale de garantie comporte deux produits pour le soutien aux activités génératrices de revenus, financées par le microcrédit. Le premier est la garantie expresse pour les petits financements réservés aux TPE et aux auto-entrepreneurs qui travaillent dans tous les secteurs, à l’exception de la promotion immobilière, la pêche en haute mer. Ce produit couvre  70% des crédits accordés par les associations de microcrédit, destinés à l’investissement et aux frais de salaires, avec un montant de 10.000 DH au minimum. La garantie peut atteindre 80% du crédit des sociétés appartenant aux femmes entrepreneuses. Quant au deuxième produit, il porte sur la garantie des petits financements. Il s’agit d’une ligne de financement au profit des associations de microcrédit dont le but est d’accorder des prêts à des conditions préférentielles pour les TPE et les auto-entrepreneurs, avec un taux d’intérêt ne dépassant pas 2%. Les crédits peuvent atteindre 20% au maximum du montant global du prêt. Il est assorti d’une condition: le montant du prêt de l’Etat ne dépasse pas 20.000 DH pour chaque projet.

Mohamed CHAOUI

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