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Economie

La pression sur le marché du travail s’accentue

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5873 Le 27/10/2020 | Partager
Passée la phobie Covid, les candidats s’activent et cherchent à se redéployer
Les cabinets de recrutement relèvent encore plus de demandes qu’en temps normal
Rekrute.com note +56% de nouveaux utilisateurs par rapport à octobre 2019
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Pour certains experts, la crise a révélé des déficits en compétences et en management chez les entreprises, notamment chez de grandes PME qui continueront à recruter dans les prochains mois pour combler leurs besoins

Après plusieurs mois de crise, les demandeurs d’emploi semblent revenir à des comportements normaux, et multiplient les candidatures. Pour les jobboards et cabinets de recrutement, la tendance est bien visible.

«Je pense vraiment que le marché vit moins dans la phobie du Covid, que nous avons enfin commencé à l’accepter et à vivre avec, même si la vie n’est pas encore redevenue ce qu’elle était», relève Alexandra Montant, DGA de Rekrute.com. Du 1er au 20 octobre, le jobboard a reçu 56% de nouveaux utilisateurs, comparativement à la même période 2019. Une progression «énorme», selon son management. Le nombre de visiteurs uniques de sa plateforme a également augmenté de 16%. Depuis le début du mois d’octobre, quelque 750.000 visites ont été enregistrées.

«Jusque-là, les candidats étaient frileux. Même quand nous les appelions, beaucoup affirmaient que ce n’était pas le moment de changer. Aujourd’hui, ils retrouvent confiance. Nous le voyons même au niveau du nombre moyen de CV reçus par annonce, qui est revenu à des taux plus que normaux», souligne Alexandra Montant. «Tout cela est le signe que nous revenons peut-être enfin vers des habitudes d’avant Covid, ce qui est très encourageant», ajoute-t-elle.

Faudrait-il encore pour cela que les créations d’emploi reprennent. «En raison des licenciements économiques, les candidatures sont effectivement très nombreuses, même plus qu’en temps normal. Malheureusement, les offres ne suivent pas», relève Khadija Boughaba, DG du cabinet Invest RH. Les indicateurs de l’emploi sont dans le rouge, selon les dernières statistiques du HCP.

Entre le deuxième trimestre 2019 et la même période 2020, l’économie marocaine a perdu 589.000 postes, alors que durant les trois dernières années, elle en a créé en moyenne 64.000 par an. Le taux d’emploi (pourcentage des personnes en âge de travailler occupant un travail) s’est dégradé passant de 42,1% à 39,3%. Le taux de chômage, pour sa part, est monté à 12,3%, contre 8,1% un an plus tôt. Pire encore, le taux d’activité (part des personnes en âge de travailler, possédant emploi ou en train d’en chercher), a perdu un point, descendant de 45,8% à 44,8%.

La crise déclenche des mutations

Comme à l’accoutumée, les jeunes de 15 à 24 ans et les femmes risquent d’être les principaux perdants de cette conjoncture.
Les chiffres du HCP parlent d’eux-mêmes. Le pire est-il à venir? Tout le monde n’y croit pas… «Même du côté employeur, nous remarquons que le marché repart, y compris dans des secteurs comme l’automobile. Notre baromètre de l’emploi du mois d’octobre permettra de le confirmer», avance la DGA de Rekrute.com. En septembre, le jobboard a noté une hausse des ouvertures de postes des recruteurs de 16% (Lire article).

«Il existe des besoins en recrutements nouveaux sur le marché, pour répondre à de nouvelles activités et métiers, ou tout simplement pour augmenter le niveau de compétences des ressources humaines. Cette crise a permis de révéler un sérieux défaut de compétences, de gouvernance, de management… dans certaines entreprises», souligne pour sa part Abdelaziz Bennis, président de l’Association marocaine de conseil en recrutement (AMCR).

Les grandes PME seraient les plus concernées par cette situation. Cela les pousserait donc à continuer à recruter dans les prochains mois. «Les grands groupes, quant à eux, ont gardé leur budget recrutement. Ils l’ont simplement réorienté vers des profils du digital, afin d’investir le business numérique», précise Bennis.

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La crise économique engendrée par la pandémie a été coûteuse en emplois ces derniers mois. Dans le stock global de chômeurs, la part des personnes au chômage suite à un licenciement ou à un arrêt d’activité de l’établissement a presque doublé. Elle est passée de 25,3% au 2e trimestre 2019 à 40,1% à la même période 2020. Parmi les personnes sans emploi depuis 4 mois, cette part culmine à 76,5%

Pas encore de grandes vagues de licenciement

Le président de l’AMCR confirme, par ailleurs, la tendance à la hausse des candidatures, mais pas forcément en raison de pertes massives d’emplois. «Les candidats se rendent compte qu’ils sont de plus en plus recherchés. Ils ont aussi plus envie de changer de trajectoire pour relever de nouveaux challenges. Certains réalisent que leurs fonctions ne sont plus aussi prioritaires ou stratégiques qu’avant, et se mettent donc à l’écoute du marché», analyse-t-il.

Pour lui, ce sont les mutations du marché qui expliquent l’évolution des candidatures. «A part les secteurs très touchés par la crise, comme l’hôtellerie, le textile, l’aéronautique ou l’automobile, nous n’avons pas assisté à de grandes vagues de licenciements. Il n’y a donc pas lieu de verser dans la sinistrose», avance-t-il.
Les chiffres du HCP pour le troisième trimestre 2020 permettront de confirmer ces pistes d’analyse.

Ahlam NAZIH

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