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Economie

Flambée des cas, vaccination, 2e vague… avis d’experts

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5873 Le 27/10/2020 | Partager
Si on continue sur cette voie, sans respecter les gestes-barrières, on court à la catastrophe
Face à la recrudescence des cas compliqués, le système hospitalier risque d'être bientôt submergé
Vaccins, confinement, autres affections hivernales, Dr Allal Amraoui décrypte la situation

Alors que l’hiver approche, les craintes quant à une hausse vertigineuse des cas Covid-19 au Maroc se confirment. Surtout que le Royaume ne cesse d’enregistrer des records de contaminations et de décès. A l'heure où nous mettions sous presse, la seule journée du 25 octobre 2020 affichait 3.020 nouveaux cas, 46 décès, et 96 nouvelles admissions en réanimation.

A noter qu’un pic de contamination a été enregistré la semaine dernière avec plus de 4.500 nouveaux cas, et 73 décès en 24 heures (plus de 22.000 contaminations en 7 jours). Certes, les nouvelles infections sont tributaires du nombre de tests effectués. Mais, il est des villes où le virus circule rapidement, à l’instar de Casablanca, où des mesures sanitaires restrictives viennent d’être décrétées par le gouvernement.

Dans d’autres villes, le dépistage PCR fait défaut et l’épidémie continue de faire des dégâts. Services de réanimation submergés, cas compliqués en hausse, et létalité inquiétante,...au point de cumuler un taux d’occupation des lits hospitaliers de plus de 33%, avec plus de 740 cas en réanimation, dont 41 patients intubés, et 431 sous ventilation non invasive.

Une situation que déplorent nombre de médecins surtout lorsqu’ils constatent que «les mesures-barrières ne sont pas respectées et que le virus circule librement entre les villes. «En attendant l’arrivée du vaccin, il faut que les Marocains appliquent les mesures sanitaires et se préservent contre le virus…Pour sa part, le gouvernement doit prendre les décisions appropriées pour éviter des situations dramatiques», appelle Dr Allal Amraoui, parlementaire PI (opposition), chirurgien et président fondateur du centre marocain des études et recherches sur les politiques de santé (SMERPS). Décryptage.

■ Chiffres inquiétants et mesures trop timides

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Pour les professionnels de santé, la situation épidémiologique aujourd’hui au Maroc ne constitue nullement une surprise. «Vu ce qui se passe un peu partout dans le monde, et surtout dans la sphère européenne proche du Royaume, cette flambée des cas, due aussi à la mobilité des gens, était prévisible», estime Dr Allal Amraoui. Pour cet expert, «le virus circule de manière active certes, mais plus ou moins de la même façon un peu partout au Maroc». Ceci, parce que depuis plusieurs mois, aucune ville ou région n’a été véritablement confinée. Résultat: le virus est actif aussi bien à Casablanca qu’à Oujda, Tanger,  Agadir, ou autres. Et l’importante augmentation des nombres de cas déclarés démontre l’exacerbation de l’épidémie au Maroc. «Mais, ce qui inquiète le plus ce sont les cas graves pris en charge au niveau des services de réanimation et le nombre de décès en rapport avec le Coronavirus qui ne cessent d’augmenter, de façon lente mais sûre», estime l’ancien directeur régional de la santé (DRS Fès-Boulemane). «Qu’il y ait une concentration des nouveaux cas au niveau de Casablanca, c’est relatif au nombre de tests effectués, environ 8.000 par jour. Et c’est tout à fait normal qu’on retrouve un chiffre élevé de nouvelles contaminations, contrairement aux villes où le nombre de tests est beaucoup moins important», argue-t-il. Signalons que les laboratoires d’analyses biologiques au Maroc réalisent un peu plus de 21.300 tests PCR au quotidien. Mais, le nombre de ces tests est très disparate d’une ville à une autre et d’une région à une autre. Si Casablanca cartonne, d’autres villes ne dépassent pas les 150.

■ Une journée de confinement réduirait la circulation du virus

UNE journée de confinement pourrait réduire, selon le HCP, le nombre des nouvelles contaminations de 72.000 cas. Un avis que partage également notre expert pour qui «ce n’est plus un secret, avec l’actuelle épidémie, la transmission du virus au niveau de la collectivité peut être freinée par un confinement strict, quitte même qu’il soit observé durant seulement 24 heures... Au mieux, 14 jours de confinement peuvent casser les chaînes de transmission du virus». Signalons qu’aujourd’hui beaucoup de porteurs du virus s’ignorent et continuent à propager l’épidémie. «Le jour où on cassera cette chaîne de transmission, le virus disparaîtra, comme aujourd’hui il a pratiquement disparu dans certaines contrées dans le monde, notamment en Corée et en Chine, ou dans d’autres pays Nordiques», estime Amraoui. En l’absence d’un confinement strict et du respect des mesures barrières (port du masque, distanciation, gel hydro-alcoolique), une disparition du Covid-19 reste inespérée, et une flambée des cas demeure inquiétante.

■ La rentrée scolaire n'est pas à l'origine de la flambée des cas

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De l’avis des professionnels de santé, les établissements scolaires ne constituent pas un facteur d’exagération de la transmission du virus. Partout dans le monde, le retour à l’école n’est, en lui-même, pas vraiment une cause à effet, surtout lorsqu’on respecte les mesures de protection individuelle édictées par les autorités sanitaires. En revanche, partout on constate un relâchement total de la part de la majorité des citoyens. «Nos cafés sont bondés, nos moyens de transport aussi,…et c’est tout à fait normal que le virus continue sa progression», déplore le médecin. Mais, faut-il craindre le pire à la veille de la saison hivernale (la saison grippale aussi)? Bien sûr, ça reste toujours une hypothèse à laquelle il faut se préparer, indique l'expert. Surtout qu’on est en plein automne et bientôt ce sera le début de l’hiver, et cette saison est propice au développement et à l’augmentation ou l’apparition d’autres virus notamment «celui de la grippe, et le risque d’avoir des cas combinés (grippe et Covid)». D’où son appel à la vigilance et le respect des mesures sanitaires.

■ La vaccination est-elle pour bientôt?

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Dans un entretien accordé à la presse, Khalid Aït Taleb a annoncé que l’essai vaccinal du Chinois Sinopharm «est arrivé à la dernière étape et que tout sera terminé exactement le 15 novembre». Pour le ministre de la Santé, «il s’agit d’un vaccin à deux doses, prises à 21 jours d’intervalle». La deuxième dose serait injectée cette semaine aux 600 volontaires marocains qui y prennent part. «Tous reçoivent une injection, sans savoir s’il s’agit d’un placebo ou du produit testé. A la fin, il y a prélèvement de sang chez ces volontaires pour vérifier s’il y a eu immunogénicité ou pas (sécrétion d’anticorps neutralisants ou pas). Les résultats des deux groupes (placebo et candidat vaccin) seront comparés. Cette troisième étape sera terminée le 15 novembre», explique le ministre qui se dit «optimiste» pour une vaccination à partir de la fin de l’année. A noter que l’Etat devrait privilégier le personnel de santé, l’armée, les personnes à risque, en tout près de 19 millions de personnes seront concernées dans un premier temps. Pour Amraoui, la mise en œuvre d’un vaccin répond à un certain nombre de normes.

■ L’économie l’emporte face à la santé!

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Confinement total veut aussi dire économie à l’arrêt. Partout dans le monde, aucun pays n’a pu maintenir une quarantaine stricte au détriment de son économie et les plus grandes puissances sont impactées par la crise Covid. Les répercussions économiques sont désastreuses. D’où la levée du confinement. Toutefois, l’économie n’a pas vraiment encore retrouvé sa verve. Au Maroc, il est vital que les foyers puissent avoir une activité professionnelle pour survivre. «Il faut aussi souligner que notre système de santé a démontré ses limites. Aujourd’hui,  on voit bien que même avec les moyens (financiers et humains) mobilisés pendant la période du confinement, pour mieux nous préparer à cette épidémie, nous avons commencé à atteindre rapidement nos limites sur le plan sanitaire et il est de plus en plus difficile de libérer des places en réanimation à cause du nombre important des cas compliqués», regrette Amraoui déplorant «des pertes presque quotidiennes parmi les médecins en première ligne».

Y.S.A.

 

 

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