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Economie

La récession serait plus profonde pour l’économie marocaine

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5869 Le 21/10/2020 | Partager
Le FMI prévoit -7% cette année, la Banque mondiale -6,3%
Malgré les mesures pour faire face au Covid-19, le crash serait inévitable
Le Maroc fait figure de modèle pour la protection sociale

Une récession plus forte de la croissance marocaine est le scénario anticipé par la majorité des institutions internationales. En publiant ses perspectives sur le Moyen-Orient et Asie centrale (Octobre 2020), le FMI fait savoir que l’économie marocaine accuserait une contraction considérable cette année et qui serait de l’ordre de -7%. Elle s’explique du fait des graves répercussions sur le tourisme et le secteur manufacturier.

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Pour le FMI et la Banque mondiale, la récession serait plus forte cette année. Cette contraction s’explique principalement par la crise sanitaire et économique qui a eu des répercussions sur plusieurs secteurs stratégiques comme le tourisme

De plus, les partenaires commerciaux continuent d’afficher une croissance atone tandis que les déplacements internationaux restent perturbés. Si tout va pour le mieux, il faudrait prévoir une remontée de la courbe à 4,9% l’année prochaine (cf. notre édition N° 5864 du 14/10/2020)

Le Maroc figure parmi les pays qui ont pris plusieurs mesures pour faire face à la pandémie Covid-19, assure l’équipe du Fonds monétaire. Politiques budgétaire (revalorisation et/ou élargissement des allocations chômage), monétaire (baisse des taux directeurs, injection de liquidités dans le système bancaire, expansion des instruments de prêt, notamment par la baisse du coefficient de réserves obligatoires et l’allongement des échéances) ou macrofinancière (allègement des exigences de fonds propres, assouplissement des critères de classement des prêts et des règles de provisionnement)… la liste des mesures pour atténuer les effets de la crise est assez longue.

Toutefois, le Maroc devrait redoubler d’efforts pour diversifier son économie et ainsi réduire sa forte dépendance à l’égard du tourisme. Il figure parmi les pays de la région Moanap (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) qui devraient essentiellement faire appel à des sources intérieures pour couvrir leurs besoins de financement en 2020, en particulier aux banques commerciales. 

En matière de solutions nouvelles et novatrices pour étendre la protection sociale, le Maroc fait figure de modèle. Les autorités ont réussi à toucher les travailleurs informels en conjuguant des paiements mobiles aux bénéficiaires du régime d’assurance maladie non contributif (Ramed, régime d’assurance médicale) et des demandes d’aide monétaire en ligne pour les autres. Les ménages bénéficiaires de Ramed ont reçu un paiement mobile de 800 à 1.200 dirhams en fonction de leur composition. En avril de cette année, ce programme desservait 85% des ménages admissibles dans l’économie informelle.

Un fonds d’investissement stratégique

La Banque mondiale prédit, elle, aussi une croissance en berne pour le Royaume. Le PIB réel devrait se contracter de 6,3% cette année, principalement en raison de la pandémie de Covid-19, mais aussi des effets de la mauvaise pluviométrie sur le secteur agricole, révèle l’institution dans son rapport de suivi de la situation économique au Maroc (octobre 2020). 

S’agissant de la demande, à l’exception de la consommation publique, toutes les composantes de la demande globale devraient diminuer considérablement. A moyen terme, la reprise économique sera probablement prolongée alors que la production agricole retrouve son taux de croissance historique et que le secteur non agricole se relève lentement dans le sillage d’un redémarrage progressif de l’activité.

Le redressement du secteur du tourisme pourrait être plus lent. Car les préoccupations concernant les vagues ultérieures de Covid-19 et la diminution des revenus des ménages pourraient plomber la demande mondiale dans ce secteur, selon les économistes de la Banque mondiale. Le Maroc prévoit de créer un fonds d’investissement stratégique (4% du PIB) pour soutenir le financement de la relance à court terme et l’investissement dans les infrastructures à moyen et long terme.

Le déficit du compte courant devrait se creuser à 9,9% du PIB en 2020, avant de diminuer à moyen terme. Le choc extérieur a entraîné une forte régression des importations, des exportations, des recettes touristiques et des envois de fonds. Bien que les importations (à l’exception des produits alimentaires) diminuent, cela ne compensera pas entièrement la baisse des exportations et des recettes touristiques.

Sur le plan budgétaire, les revenus seront inférieurs aux prévisions en 2020 et 2021, tandis que les dépenses devraient augmenter cette année en raison des dépenses supplémentaires liées aux mesures de riposte à la Covid-19. En conséquence, le déficit budgétaire global s’élargira pour atteindre 7,6% du PIB en 2020. La dette de l’administration centrale devrait monter à 78,9% du PIB en 2022, avant de redescendre progressivement à 76,4% d’ici 2025.

                                                                               

Les indicateurs de la pauvreté 

En 2020, l’extrême pauvreté (seuil de pauvreté international de 1,90 dollar en PPA, en parité de pouvoir d’achat) augmentera légèrement, mais restera en dessous de 1%. La pauvreté mesurée avec un seuil de 3,2 dollars en PPA augmentera, elle, de 1 point de pourcentage pour atteindre 6,2%, fait savoir la Banque mondiale. La proportion de la population «susceptible» de se retrouver dans la pauvreté devrait augmenter cette année, passant de 24,4% à 27,5% de la population totale. La pauvreté devrait diminuer en 2021 et 2022, mais à un rythme beaucoup plus lent que les années précédentes et les indicateurs ne reviendront pas à la situation d’avant la Covid-19 avant 2022. Cependant, l’augmentation prévue des dépenses sociales assortie d’un meilleur ciblage peut accélérer le rythme de réduction de ce phénomène social.

Fatim-Zahra TOHRY

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