×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

PLF 21: Les messages clés de Benchaâboun

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5869 Le 21/10/2020 | Partager
Appel à la mobilisation des opérateurs pour favoriser la relance économique
Le contexte actuel impose de mettre de côté les divergences politiques

Mohamed Benchaâboun a saisi l’opportunité de la présentation du projet de loi de finances 2021 (PLF 21) lundi dernier devant les deux Chambres du Parlement réunies pour lancer un appel aux opérateurs économiques, aux patrons des grandes entreprises, des PME et des TPE. Son message est clair: l’Etat a utilisé des moyens et des mécanismes sans précédent pour accompagner l’économie nationale dans le contexte de la pandémie.

Le but est d’assurer le cycle de la rotation de l’économie et permettre le maintien de l’emploi. Dans les semaines à venir, avance-t-il, c’est le moment pour tous les opérateurs de se mobiliser et de s’impliquer dans la relance, à travers la création du plus grand nombre de postes de travail.

L’espoir du ministre est de sortir de cette crise renforcé et plus solide. L’autre message délivré est que la relance économique, la généralisation de la protection sociale et la réforme du secteur public doivent être considérées comme «des dossiers au-dessus des divergences politiques et idéologiques, des positions sociales et des intérêts économiques. Il est impératif de les éloigner de toute exploitation politicienne». Ce sont autant de chantiers qui constituent les grandes priorités du PLF 2021. 

Ainsi, pour réduire le déficit budgétaire à partir de l’année prochaine, et stabiliser le niveau d’endettement, le gouvernement table sur le développement des nouvelles ressources. Cela se fera à travers le recours aux mécanismes innovants dans le cadre du partenariat institutionnel. Ce dispositif permettra de générer 14 milliards de DH au budget de l’Etat en 2021.

En outre, il mise sur  une gestion dynamique du portefeuille public pour drainer des fonds. A cela s’ajoutent la poursuite de la cession des actifs et les opérations de la privatisation qui devront rapporter 10 milliards de DH au budget. En contrepartie, le gouvernement s’est engagé à rationaliser les dépenses de fonctionnement de l’administration. La riposte à ce contexte de crise s’incarne également dans la création du Fonds Mohammed VI des investissements. 

Contexte et impacts

Le PLF prend en compte le contexte marqué par la pandémie et ses impacts économiques et sociaux. C’est le cas de la valeur ajoutée du tourisme qui a reculé de 50%, du transport de 12% et du commerce de 9,1%. Cette année de sécheresse a complété le tableau. Ce qui va accentuer la récession, avec un taux de croissance prévu de -5% dans le cadre de la loi de finances rectificative, qui passera à -5,8%. Dans ce sillage, les équilibres macro-économiques seront affectés au point que le déficit budgétaire atteindra 7,5% du PIB. Ce qui aura un effet direct sur le taux d’endettement qui augmente pour atteindre 76% du PIB. 

Mohamed CHAOUI

                                                                   

Les trois principales orientations

plf-21-069.jpg
 

Le ministre des Finances a fixé trois principales orientations au projet de budget:
■​ Accélérer la mise en œuvre du plan de relance économique. Il s’agit de multiplier les efforts, en coordination avec le secteur bancaire, sur les crédits garantis par l’Etat au profit des entreprises, particulièrement les TPE et les PME. Le but est de leur permettre de résister à la crise, d’alléger le degré de ses impacts et de maintenir l’emploi. A aujourd’hui, plus de 23.000 entreprises ont bénéficié pour près de 27 milliards de DH dans le cadre de la «garantie relance». Ainsi, 98% des entreprises qui en ont profité sont des TPE et des PME. Sachant que près de 50.000 PME ont utilisé la garantie Oxygène, soit près de 18 milliards de DH de crédits garantis. Le ministre a rappelé la mise en œuvre rapide de tous les mécanismes en mesure de garantir l’efficience nécessaire pour les interventions du Fonds Mohammed VI, qui sera doté de la personnalité morale et des organes de gouvernance, conformément aux instructions royales. Tout le dispositif effectif pour son fonctionnement sera décliné dans les semaines à venir. 

■​ Démarrer le projet de généralisation de la couverture médicale obligatoire dès le 1er janvier prochain. Il s’agit là de l’accélération de l’adoption des amendements du cadre légal et réglementaire. Il est question de mettre en place cette couverture pour les couches les plus vulnérables, bénéficiaires actuellement du Ramed. Un coup d’accélérateur sera donné à la couverture des indépendants et des non salariés exerçant des activités libérales. Ce chantier sera mené sur une période de 2 ans, avec un coût global de 14 milliards de DH. Le budget de l’Etat prendra en charge 9 milliards de DH dont 4,2 milliards au titre de 2021. Ce chantier sera accompagné d’une réforme fiscale qui permettra de regrouper divers impôts appliqués aux revenus modestes en une contribution professionnelle unique.

■​ La rationalisation de la gouvernance du secteur public. Dans ce domaine, les établissements publics doivent donner l’exemple pour être un levier de développement et non un obstacle. Dans ce cadre, deux projets de loi ont été préparés. Le premier est relatif à la création d’une agence nationale de gestion stratégique des participations de l’Etat. Le 2e vise la réforme des établissements et entreprises publics, en mentionnant la dissolution de ceux qui ne remplissent plus leurs missions de développement économique et social. Il s’agit aussi de regrouper d’autres en vue d’améliorer leur rentabilité et rationaliser leur gouvernance. Par ailleurs, le gouvernement veut capitaliser sur le sentiment de solidarité qui a émergé face à la pandémie. Cela se fera à travers la mise en place d’une contribution de solidarité sur les bénéfices et les revenus. Outre les entreprises, les personnes physiques qui y contribueront disposent d’un salaire mensuel de 10.000 DH. Elle permettra de générer 5 milliards de DH qui seront affectés au Fonds de cohésion sociale, rebaptisé Fonds de soutien de protection et de cohésion sociale.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc