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Culture

Festival de Fès de la culture soufie: «Voyage aux origines de la chevalerie spirituelle»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5868 Le 20/10/2020 | Partager
Objectif: s’inspirer des maîtres soufis pour s’élever et évoluer
Chercher la vérité, et être en cohérence avec soi-même… au menu

C’est l’unique festival de Fès maintenu malgré la crise Covid-19. L’événement annuel qui célèbre la culture soufie a démarré, samedi dernier, en ligne. Pandémie oblige, les initiateurs ont ouvert une plateforme «Sufi Heritage» (www.festivalculturesoufie.com) pour «accueillir» participants, artistes et festivaliers à distance.

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Faouzi Skali: «L’édition 2020 du FFCS développe une forme de transmission par la tradition orale aux nouvelles technologies, la transmission entre générations, la transmission au singulier et au pluriel, de l’initiation de l’individu aux valeurs partagées par tous comme modèles de développement», explique Faouzi Skali, initiateur de l’événement (Ph. FFCS)

Et le succès est au rendez-vous puisque cette plateforme numérique permanente connaît un fort engouement. Que ce soit le programme académique, ou celui artistique, les visiteurs sont de plus en plus nombreux. Ils suivent de chez eux, et sans aucun risque sanitaire, conférences, tables rondes, soirées soufies, outre les masters class.

Pour ce dernier volet, la séance animée, dimanche, par Françoise Atlan, artiste chanteuse et habituée du festival, a été un grand moment pour remémorer «les chants et la poésie de l’Andalousie». Dédiée aux amis du festival de Fès de la culture soufie (FFCS) et aux membres Premium de la plateforme Sufi Heritage, cette présentation a permis à un public initié d’esquisser l’art andalou et entrer dans l’enseignement des maîtres.

«Derrière les beaux spectacles, il y a beaucoup de travail. Vous connaissez Françoise Atlan comme magnifique interprète, mais elle est aussi musicologue et pédagogue et enseigne le chant», introduit Carole Latifa Ameer, directrice artistique du FFCS.

Chargée de cours à l’université d’Ex-Marseille, Françoise Atlan a emporté les participants à ces masters class dans son univers de «conférence chantée». Un concept qui lui est «cher», et qui lui a permis de mêler à la fois l’histoire, le contexte social, et évoquer sa carrière aussi, ainsi que son enseignement. «Celui que j’ai reçu et continue de recevoir, et celui que je commence à dispenser… en s’inspirant de la phrase qui dit: «lorsque l’élève est prêt, le maître arrive», exprime Atlan.

Et de poursuivre: «Je ne sais pas si j’étais prête lorsqu’il y a fort longtemps dans les jardins de Batha, je rencontrais pour la première fois mon maître de musique andalouse, Mohamed Briouel». Et c’est à partir de là que la thématique de ce festival 2020 axée sur «l’art de la transmission» trouve tout son sens chez Françoise Atlan.

«Divisé en deux, le mot «trans-mission» veut dire «au-delà» d’une mission, c’est une chance et tout un art de partager sans aucune différence entre les humains et les religions», renchérit l’artiste. Même son de cloche auprès de Faouzi Skali, président du festival, qui lui s’est penché sur «l’art de la Fatwa».

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C’est au jardin du musée Batha que Françoise Atlan avait rencontré son maître de musique andalouse, Mohamed Briouel. Lors d’une «conférence chantée», la magnifique interprète, musicologue et pédagogue, a rappelé son parcours et ses débuts (Ph. FFCS)

«Dans les origines linguistiques de la chevalerie spirituelle, donner une “Fatwa” est parfois confondu avce un avis ou un énoncé en jurisprudence… Or, la Fatwa était considérée, dans l’Arabie-antéislamique, comme une décision tranchée se rapportant à une typologie de personnes valeureuses qui ont un comportement tout à fait remarquable», explique l’initiateur du FFCS.

Toutefois, cette notion est différente de celle du «Hilm», qui est beaucoup plus normative chez la personne qui a une forme d’équilibre, de pondération, de charisme social, et de capacité d’intermédiation. Celui qui détient ces qualités «est reconnu pour la place privilégiée qu’il occupe au sein de la communauté et pour le fait qu’on puisse se référer à lui comme une sorte d’exemple ou de modèle».

S’agissant de la notion de la chevalerie spirituelle, elle renvoie vers cette capacité d’avoir la force de caractère pour être indépendant dans ses choix. Et ce, pour suivre une norme intérieure, sentir les choses et les vérités, être dans son intégrité et être en cohérence avec soi-même. Pour atteindre cela, certains maîtres soufis préfèrent être dans la distension et la rupture, pour chercher une paix intérieure et un raisonnement de sagesse. Et c’est ce cheminement inspirant qui est rapporté, expliqué, et présenté aux «festivaliers»… à distance.

                                                                

Décrire l’action spirituelle

Dans l’Islam et dans le soufisme, qui en est en réalité la dimension intérieure et spirituelle de notre religion, il y a plusieurs façons de décrire l’action spirituelle. Les terminologies dans les lexiques coraniques sont nombreuses. Elles évoquent «l’homme de bien, intègre, sincère et de témoignage» qui se rapproche de la «sainteté». Le soufi englobe toutes ces expressions et leur donne une dimension plus approfondie à travers ses rapports avec Dieu. «Cette notion de «wilaya» venant d’Awliyae Allah, amis de Dieu, n’auront pas de peur et ne seront pas attristés», explique Faouzi Skali. Et de poursuivre: «la relation privilégiée ainsi que la réciprocité qui s’établit entre l’âme humaine et Dieu dénotent d’une notion de proximité spirituelle avec les rapprochés». «Cette forme de présence divine dans le cœur est ressentie dans les comportements des chevaliers spirituels», conclut-il.

                                                                

Rediffusion

Le programme du 13e FFCS se poursuit autour de la thématique «L’art de la transmission», un thème qui prend une coloration particulière à la lumière de cette crise.
Outre les expositions, tables rondes, cafés littéraires, célébrations et activités qui s’organisent autour de ce thème, huit masters class sont proposées par des pôles de référence au niveau mondial. Y figurent Leili Anvar, Kudsi Ergüner, Françoise Atlan, Abderrazzak Benchaâbane, Faouzi Skali, Jean During, Aicha Redouane, Denis Gril. Ces masters class sont rediffusées sur la plateforme Sufi Heritage. Jusqu’au 26 octobre, le public pourra découvrir un riche programme. Toute la programmation est mise en ligne gratuitement sur le site du festival (https://festivalculturesoufie.com/).

Youness SAAD ALAMI

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