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Economie

Viandes rouges : L’élevage en bonne santé, mais…

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5865 Le 15/10/2020 | Partager
La sécurité sanitaire de l’abattage contrôlé fait toujours défaut
Plus de 31 millions de têtes et 35,5 milliards de chiffre d’affaires
Stratégie génération green: Les contrats-programmes à l’étude

 

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L’import de veaux destinés à l’engraissement bénéficie du droit réduit de 2,5%. Il est attribué à un contingent variant entre 40.000 et 50.000 têtes. L’effectif importé est constitué exclusivement des races à viande (Ph. L’Economiste)

 La  filière des viandes rouges «affiche une bonne santé». Du moins en ce qui concerne l’élevage. C’est le constat dressé lors de  la toute récente assemblée générale ordinaire de l’Association nationale ovine et caprine (Anoc). 
L’état des lieux présenté par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Mohammed Sadiki, renseigne sur la pole position de l’élevage dans la production agricole. Il assure un chiffre d’affaires annuel estimé à 35,5 milliards de DH et compte un cheptel total de plus  de 31 millions de têtes.  Les ovins en représentent les deux tiers. Ils sont suivis des caprins, 6,1 millions, des bovins,  3,3 millions et de camelins, 183.000 têtes.
Par ailleurs, ce patrimoine animal permet d’assurer la sécurité alimentaire à hauteur de 96% en ce qui concerne le lait et 98% pour les viandes rouges. Il contribue également de manière significative à la création d’emplois, de l’ordre de 95 millions de journées de travail annuellement.
Les avancées relevées par le ministère de l’Agriculture résultent principalement des efforts déployés au niveau de l’amélioration des races ovines et caprines dans le cadre du contrat-programme liant la tutelle et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR). Le nombre d’éleveurs exerçant ce métier frôle actuellement un millier d’éleveurs de reproducteurs. 
L’engouement s’explique, bien évidemment par l’importance des subventions accordées par l’Etat. Depuis le 1er janvier 2019, les aides ont été sensiblement améliorées par rapport aux années précédentes. Elles s’établissent actuellement à 4.000 DH/tête pour les reproducteurs bovins et entre 700 et 800DH/tête pour les ovins. Les mâles bénéficiant d’un bonus de 50 DH par rapport aux femelles. Et le même barème est appliqué aux caprins: 450 et 500 DH/tête. Alors que les camelins sont soutenus à raison de 5.000 DH/tête.  
Dans le cadre de la consolidation des acquis du plan Maroc Vert, le Secrétaire général se veut rassurant sur l’avenir de la filière. Surtout, avec la mise en œuvre de la nouvelle stratégie agricole «Génération Green 2020-2030». 
L’objectif est de renforcer les filières agricoles à travers  leur intégration via la fédération de tous les acteurs dans un cadre contractuel et participatif entre l’Etat et les professionnels. Dans ce cadre, le ministère a entrepris la préparation des contrats-programmes des filières agricoles pour la période 2020-2030, y compris pour la filière viandes rouges.
De son côté, Abderrahmane Majdoubi, président de l’Anoc,  s’est félicité «du niveau de partenariat qui lie la profession au ministère de l’Agriculture ainsi que de l’appui apporté à la filière ovine et caprine, notamment en cette période de crise sanitaire». En particulier, «le lancement de marchés à bestiaux modèles, qui respectent les normes de sécurité sanitaire, l’accélération de la réouverture des marchés, et la distribution de l’orge subventionné au niveau national», détaille le chef de file des éleveurs de petits ruminants.
Le développement  des structures encadrées par l’Association au cours de la dernière décennie, a permis de tripler le nombre de groupements, passant de 58 en 2008 à 166 en 2019. Il en est de même du nombre d’adhérents qui est passé de 4.714 en 2008 à 14.620 éleveurs en 2019. 
De même, le nombre de races locales inscrites au programme d’amélioration génétique est passé de 8 en 2008 à 14 en 2019 et celui de reproducteurs élevés chaque année par l’Association a atteint actuellement 30.000 têtes contre 7.000 en 2008. 
Pour consolider les acquis et assurer une bonne insertion dans la nouvelle stratégie, la profession a annoncé le lancement d’un projet de création d’un centre de formation aux métiers de l’élevage. Financé par le fonds «Charafa» de l’Agence MCA-Maroc et le Millennium Challenge Corporation des États-Unis d’Amérique, il sera géré conjointement par la profession  et le ministère de l’Agriculture. 

 La pandémie force la chute des prix  

 

Jamais les prix des viandes rouges n’ont atteint des niveaux si bas qu’en ces temps de crise sanitaire. Même auprès des bouchers des quartiers résidentiels  pratiquant la coupe européenne, l’agneau se négocie actuellement aux alentours de 60 DH/kg et celui du veau à 65 DH/kg. C’est la conséquence des perturbations ayant entaché le déroulement de la fête du sacrifice conjuguées à la fermeture de nombreux souks aux bestiaux. Du coup, les éleveurs ont dû brader leur cheptel pour parer au plus urgent. Et la baisse a touché toute sorte de cheptel (bovin, ovin et caprin).  Mais la crise a été beaucoup plus ressentie par les éleveurs bovins dont le coût alimentaire est de loin plus élevé que les autres animaux.  
L’élevage bovin est une des principales filières du secteur agricole. Le cheptel se chiffre actuellement à 3,3 millions de têtes (source : ministère de l’Agriculture), dont 60 % destinées à la filière viande et 40 % de laitières. Le secteur compterait près de 800.000 exploitations. Le cheptel bovin constitue la   première source de viande rouge, soit plus de 50 %, suivie des ovins (40 %), puis des caprins (6 %). Cependant, la consommation nationale de viande bovine reste faible: 5,5 kg/hab./an en moyenne. 

A.G.

 

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