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Art & Culture Week-End: Expo: histoires confinées

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5861 Le 09/10/2020 | Partager
Les artistes Amal El Atrache et Yi Ling se racontent
Des œuvres à visiter, regarder et vivre…
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Deux femmes, deux artistes, qui se sont retrouvées par le plus grand des hasards, «coincées» dans un petit village du nord du Maroc. L’une est marocaine, l’autre chinoise et elles ont dû, durant des mois, partager le même espace de vie, tenter de communiquer, se comprendre, se supporter et supporter cette conjoncture qui les a réunies, sous le même toit, elles qui viennent de deux univers complètement différents… L’une à l’opposé de l’autre.

Amal El Atrache, artiste peintre, comédienne, scénariste, qui a élu, depuis quelques années, domicile à Tanger, et Yi Ling, styliste, designer, artiste peintre, en vacances dans le nord: Deux créatrices «confinées», deux inconnues, qui se découvrent, se rapprochent et deviennent «âmes sœurs», grâce à l’art et à la création.

Prisonnières du petit village de Médiouna, situé entre la forêt et l’océan Atlantique, le voyage initialement d’une quinzaine de jours s’est transformé en un séjour de plus de sept mois, ponctué de quelques escapades, quand cela leur était permis, autour de remparts de Tanger, à El Jadida, Azemmour… Une expérience qui a donné naissance à une exposition inédite, à voir à Dar Chems, à la kasbah de Tanger à partir du 10 octobre.

Des œuvres de Yi Ling, émanent une extrême sensibilité et une parfaite maîtrise de la peinture traditionnelle chinoise, qu’elle a su libérer de toute contrainte. Ses paysages, à la limite de l’abstraction, ne ressemblent à aucun autre travail du genre. Des œuvres qui se lisent lentement et qui laissent entrevoir une dynamique certaine et une mobilité à peine suggérée pour laisser apparaître de petits personnages, ici un village ou un escalier, à peine discernables au premier abord, perdus dans l’immensité, comme nés du rêve.

Quant à Amal El Atrache, artiste multi-talents, c’est en véritable boulimique qu’elle exerce son art. Dessins, peintures, photographie, expression corporelle rien n’échappe à son appétit et son désir débordant de créer. Son premier geste sera toujours de croquer, à sa manière, des instants de vie, des rêves, des moments… toujours prête à dégainer son carnet de dessin et sa minuscule boîte de couleurs qui ne la quitte jamais.

Pendant cette période confinée, elle se laissera bercée par la poésie de ses œuvres. Le hasard et l’utilisation de doubles pages ont déterminé le format panoramique de ses portraits. Un seul format, un seul modèle pour toujours capter l’émotion de la rencontre, le spontané de l’attitude, pour partir à la conquête du cadre avec le modèle, avec pour gourmandise la pose de la couleur en éclats.

A.Bo

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