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Culture

Art & Culture Week-End: Culture en vrac

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5856 Le 02/10/2020 | Partager

■ Ballades et confidences

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De jolies ballades, en français, anglais et arabe, sous des airs de confidences. C’est ainsi que se présente le premier EP de l’artiste marocaine Amina. Autrice-compositrice et interprète, l’artiste nous propose un opus personnel et autobiographique où elle se livre sans concession avec douceur et sensibilité. 5 titres où elle chante la liberté, l’amour, la tendresse mais aussi la mélancolie et le deuil.  A l’instar de «Dream of mine» co-écrit avec le poète libanais Ali Ibrahim et  probablement le titre le plus mélancolique et le plus cinématographique de l’EP. Un titre interprété en anglais et en arabe et qui résonne comme un souvenir qui  évoque un amour perdu que l’on n’oublie pas. Dans «Je te quitte», Amina évoque  la relation qu’elle entretenait avec la cigarette comparée à une relation amoureuse toxique, nocive et enfin  «A mon père», un titre très personnel et sensible qui résonne comme une prière adressée à son père parti trop tôt.

■ Quand un réalisateur marocain fait du cinéma… japonais

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Après avoir tourné «Artificio Conceal» à Londres, «Le Monde dont on rêve» en Mongolie, «Un Océan de Lumière» en Islande, Qanir, réalisateur marocain atypique poursuit sa quête vers les étoiles (Ph DR)

Après avoir tourné en Mongolie et en Islande, le réalisateur de «Artificio Conceal», l’américano-marocain Ayoub Qanir, revient avec un film japonais baptisé «Darkness of Otherwhere». Film expérimental tourné en noir et blanc, l’opus a tout d’un bon thriller psychologique avec pour trame de fond un Tokyo aux sombres facettes. En prise à un jeu de voyeurisme, une jeune femme va y découvrir la face obscure de son propre passé. Un univers qu'il va puiser dans sa riche cinéphilie puisque depuis tout jeune, il est passionné du monde des mangas et de la culture japonaise.  Le film qui trace son chemin a décroché le prix du meilleur film à la «Venice Film Week», le prix du meilleur film étranger et du meilleur film au «Horsetooth International Film Festival», ainsi que le prix de la meilleure cinématographie au «WMM Los Angeles». Actuellement en compétition dans plusieurs pays, le film japonais d’Ayoub Qanir doit notamment se produire aux «New York Cinematography Awards», aux Etats-Unis, au «Aarhus Film Festival» au Danemark ou encore au «Festival du cinéma indépendant d’Amsterdam aux Pays-Bas ainsi qu’au «Toronto Arthouse International Film Festival» au Canada.

■ Prix de la littérature arabe
Deux auteurs marocains figurent dans la sélection officielle de la huitième édition du Prix de la littérature arabe. Doté d’un montant de 10.000 euros, le prix créé en 2013, est décerné chaque année par l’Institut du monde arabe (IMA) et la Fondation Lagardère à un roman dont l’auteur est ressortissant des pays membres de la Ligue arabe, et traitant d’une thématique du monde arabe. Le cru 2020 compte 7 romans d’auteurs syriens, libanais, palestiniens, marocains et soudanais, publiés entre le 1er septembre 2019 et le 31 août 2020. Les deux Marocains Madi Belem avec «La langue maudite», publié aux éditions Plon, et «N’appelle pas, il n’y a personne» de Youssef Fadel, publié aux éditions Actes Sud et traduit de l’arabe par Philippe Vigreux, font donc partie de la short-list dont le finaliste sera annoncé début novembre.

                                                                                   

Soutien aux Arts, encore une polémique

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Dès la publication par le ministère de la Culture de la liste des bénéficiaires de l'opération de soutien exceptionnel aux Arts, la toile, comme à son habitude, s’est enflammée. Des centaines d’internautes se sont insurgés contre une distribution jugée arbitraire, inappropriée, dispendieuse etc…Dans un souci louable de transparence, le département de Othman El Ferdaous a détaillé les montants des subventions accordées et les noms des entreprises artistiques ainsi que leurs dirigeants. Ainsi une enveloppe globale de 37 millions de DH a été débloquée avec 19,6 millions de DH, accordés à 173 projets de théâtre, 3,1 millions de DH aux arts plastiques et visuels et 14 millions de DH accordés à 146 artistes dans le cadre de la subvention apportée à la musique, les chansons et les arts de la scène et de la chorégraphie. Si parmi les contestataires, certains ont déploré, légitimement, quelques ratés dans la procédure d'affectation des subventions, la majorité a remis en question le principe même de cette subvention destinée aux artistes, confondant «projet de production artistique» et «portefeuille personnel» des artistes. Avant toute chose, il parait nécessaire de rappeler que sans subventions, il n’y aurait pas de production culturelle nationale, et c’est le cas dans la majorité des pays. De plus il est également nécessaire de rappeler  que les subventions ne sont pas des montants que les bénéficiaires peuvent dépenser à leur guise, mais bien des montants destinés à financer des projets de création artistique, retenus à l’issue d’une sélection de la commission du ministère.  Des montants qui seront débloqués au fur et à mesure de l'avancement des travaux des équipes d'artistes retenus. Le débat aujourd’hui devrait donc se concentrer sur les critères de sélection de ces projets, d’où sont exclus à titre d’exemple les artistes non titulaires de la carte professionnelle, ou encore qui bénéficient à certains artistes et des structures largement capables de s’autofinancer. Le ministre pour sa part a défendu l’initiative dans un long communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et a tenu à préciser que «la politique de soutien aux Arts est perfectible et le ministère demeure à l’écoute des propositions constructives. Mais les appels à projets ne peuvent pas remplacer la généralisation de la protection sociale annoncée par Sa Majesté le Roi que Dieu l’assiste le 29 juillet dernier.  Le ministère lancera dans les prochaines semaines une consultation avec ses différents partenaires pour préparer la mise en œuvre de ce chantier stratégique et structurant».

A.Bo

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