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Economie

Fraude dans les boissons alcoolisées: Opération «mains propres» à Had Soualem

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5850 Le 24/09/2020 | Partager
Un présumé réseau de trafiquants au cœur de l'enquête
Un million de bouteilles d'alcool saisies depuis le 4 septembre
Destruction des produits impropres à la consommation

Le téléphone retentit aux environs de minuit! Notre interlocuteur «n’a aucune information» sur le lieu et l’objet de «l’opération policière» prévue pour demain. L’officier au bout du fil est pourtant membre de la cellule communication de la préfecture de police de Casablanca! Il donne rendez-vous au reporter de L’Economiste pour mardi 22 septembre à 9h 30mn au siège de la préfecture de police, boulevard Zerktouni. Une trentaine de supports d’information ont répondu présents à l’invitation.

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Le patron de la Brigade nationale de la police judiciaire, Hicham Baâli, face aux médias lors de la destruction de l’alcool impropre à la consommation dans l’ancienne décharge de Had Soualem. Des agents d’autorité du ministère de l’Intérieur et la DGSN ont procédé, le 22 septembre, à l’enfouissement de la marchandise défectueuse (Ph. F.F)

A dix heures passées, journalistes, photographes et caméramans embarquent dans deux minibus bleu pétrole de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Un motard masqué, Covid-19 oblige, ouvre la voie au convoi qui se dirige depuis le centre-ville vers l’autoroute Casablanca-El Jadida. Il nous a fallu une heure pour effectuer le trajet avec une vitesse moyenne de 50 km/heure. Tant pis pour le bouclage du journal! Seul compte l’arrêt sur image... La presse est ainsi prise à témoin par les pouvoirs publics.

Mission? La destruction d’environ 21.000 bouteilles de vin et de 8.000 canettes de bière impropres à la consommation. La marchandise a été saisie dans un entrepôt à Had Soualem par la police judiciaire, la Douane et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa).

Les enquêteurs ont analysé l’alcool confisqué auprès du laboratoire scientifique de l’Onssa. «A part les 120 bières périmées, le reste des produits va s’avérer non conforme aux normes de conservation. En principe, une bouteille de vin doit être couchée durant son stockage et non pas déposée à la verticale. Dans ces conditions, le vin devient à la longue impropre à la consommation. Les analyses ont constaté la défectuosité des produits saisis», précise un agent d’autorité du ministère de l’Intérieur, Omar Ridad.

D’où la destruction des produits non-conformes qui intervient dans le cadre d’une enquête judiciaire nationale, dite «mains propres». L’opération se déroule à quelques encablures de la sortie de péage de Had Soualem. Cette agglomération se trouve à plus d’une vingtaine de kilomètres du poumon économique du Royaume.

Du cabernet sauvignon sous terre!

Les vidéos en live sont interdites dans un premier temps avant d’être autorisées par la DGSN. Pourquoi? «Une scène embarrassante, comme un écart de langage, peut nous créer des ennuis lors d’une transmission en direct», explique à L’Economiste le responsable de la cellule communication à Casablanca, Rachid Maghfari.

L’opération «mains propres» se poursuit avec son lot de bouteilles et de questions. «La DGSN l’a menée depuis le 4 septembre dans plusieurs villes: Casablanca, Khouribga, Beni Mellal, Oued Zem, Fès, Marrakech... Environ un million de bouteilles (vin, bière et spiritueux) ont été saisies depuis le début de l’opération», nous précise l’inspecteur général de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Présent sur les lieux, Hicham Baâli relève qu’il y a eu infraction aux lois régissant la sécurité sanitaire des produits alimentaires et la répression des fraudes sur marchandise. 

Des agents de la DGSN et du ministère de l’Intérieur sont sur place pour veiller au bon déroulement des manœuvres. De jeunes officiers quadrillent le site avec des clôtures métalliques et du ruban jaune où est marqué «scène de crime-ne pas dépasser». Une pelleteuse écrase d’abord des milliers de bouteilles de Bonassia Cabernet Sauvignon, puis des bières estampillées Royal Dutch et Breda. L’arôme du vin taquine sous un soleil de plomb les narines et les gorges assoiffées.
Les morceaux de verre sont finalement enfouis dans un trou béant de 10 mètres de profondeur. 

Pourquoi avoir opté pour un enfouissement au sol au lieu d’une autre technique plus écologique? Tout un débat sur le traitement des déchets rejaillit (voir page 21). L’enterrement des déchets est une procédure courante chez les autorités notamment des produits alimentaires défectueux. La loi n°28-00 sur la gestion et l’élimination des déchets existe pourtant!

Au-delà de ces considérations écologiques, l’opération mains propres suit son cours. «Pour l’heure, trois personnes ont été déférées devant le procureur du Roi du tribunal correctionnel de Casablanca. L’enquête judiciaire et la recherche des personnes impliquées se poursuivent», précise Hicham Baâli, l’inspecteur général de la BNPJ. Les investigations sont menées dans plusieurs villes. «Dix autres personnes, notamment des gérants d’établissements et de dépôts, ont été transférées au parquet de Marrakech. Et ce, pour déterminer leur degré d’implication dans les infractions relevées», indique la DGSN dans une note d’information datée du 11 septembre.

Faiçal FAQUIHI

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