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Société

Anti-corruption: La réforme très attendue

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5846 Le 18/09/2020 | Partager
La nouvelle instance toujours sans structures ni moyens
Elle vient de présenter son premier rapport annuel
La perception générale de la corruption exacerbe le manque de confiance, selon Rachdi

La nouvelle Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) vient de publier son premier bilan annuel. Son président, Bachir Rachdi, a insisté sur «le contexte exceptionnel» de cette institution, qui «ne dispose toujours pas de ses structures de gouvernance ni des moyens adéquats avec ses missions».

Pour lui, «le délai de mise en place de ce dispositif reste tributaire de l’aboutissement du processus d’adoption de son projet de loi 46-19». Ce dernier vient d’être présenté en Commission à la Chambre des représentants. Son examen détaillé est programmé mardi prochain. L’ICPC, précédente instance chargée de la lutte contre la corruption, s’est transformée en coquille vide durant les dernières années, faute d’attributions décisionnelles et de moyens humains et matériels nécessaires. Aujourd’hui, le président de la nouvelle entité veut inverser la tendance. Il a affirmé être conscient de l’ampleur du dossier.

«Toutes les analyses confirment que ce fléau sape la confiance envers les institutions et remet en cause leur capacité, voire leur volonté à le combattre». Il a insisté sur la perception générale des citoyens, «alimentée par le sentiment d’injustice, de persistance des abus, du népotisme et de l’impunité, qui exacerbent le manque de confiance».

Aujourd’hui, la nouvelle phase de lutte contre la corruption ambitionne «d’infléchir sa courbe de développement et de l’inscrire dans la durée dans une tendance fortement baissière», a souligné Rachdi. Ce mode opératoire est articulé autour d’une série d’objectifs stratégiques. Il s’agit notamment de «jouer un rôle catalyseur pour une inflexion majeure de la corruption, et d’assurer la complémentarité institutionnelle dans le cadre d’une large mobilisation anti-corruption», est-il indiqué.

Cela devra s’accompagner d’actions pour que les politiques dans ce domaine soient «structurées, ciblées et à fort impact». L’un des principaux axes stratégiques de la Vision de la nouvelle INPPLC porte sur le volet de la détection et de la répression, sur la base des nouvelles attributions de cette instance. Il s’agit d’un véritable «levier de dissuasion et de lutte contre l’impunité», selon les responsables de cette institution.

Perception de la corruption par les Marocains

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La perception de la corruption par les Marocains a été marquée par une évolution en dents de scie. Les rapports de Transparency international, ainsi que d’autres ONG, ont mis l’accent sur le caractère endémique de ce fléau au Maroc

2019: 41e place
2018: 43e place
2017: 40e place
2016: 37e place
2015: 36e place
2014: 39e place
2013: 37e place
2012: 37e place
2011: 35e place

Source: Indice de perception de la corruption Transparency international

 

M.A.M.

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