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International

Capital humain: Des progrès pour le Maroc…

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5846 Le 18/09/2020 | Partager
L’indice mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité
Les performances dans la région Mena sont disparates, selon la Banque mondiale

Le Maroc compte parmi les pays qui ont amélioré leurs performances depuis dix ans en termes de capital humain. En effet, selon l’indice 2020 dévoilé par la Banque mondiale, l’engagement du pays en faveur du développement du capital humain a conduit à des progrès en matière de santé. Le gouvernement a fait des efforts pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile et tout en contrôlant les taux de fécondité grâce à des programmes de planification familiale intensifs et durables.

Une politique de vaccination diligente signifie que 91% des enfants marocains sont désormais entièrement vaccinés. Ces efforts ont amélioré les résultats du capital humain pour le pays, ce qui se traduit par un score de l’indice qui est passé de 0,45 en 2010 à 0,50 en 2020. Si les conditions actuelles d’éducation et de santé au Maroc persistent, un enfant né aujourd’hui sera moitié moins productif qu’il l’aurait été s’il avait pu bénéficier de services d’éducation et de santé adéquats.

Les performances de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) en termes de capital humain sont très disparates. Ainsi, «un enfant né aujourd’hui dans la région n’atteindra à l’âge adulte que 57% des capacités productives qu’il ou elle aurait pu accumuler en ayant bénéficié d’une éducation complète et d’une parfaite santé». Les Etats les plus riches du Conseil de coopération du Golfe (CCG) affichent des valeurs supérieures (indice situé entre 0,56 et 0,57), distançant les pays en situation de conflit, comme le Yémen (0,37) et l’Irak (0,41).

Les pays Mena doivent se mobiliser

Certains pays (Emirats arabes unis, Maroc, Oman par exemple) ont amélioré leurs performances depuis dix ans, contrairement à d’autres où l’indice n’a pas évolué (Jordanie, Koweït, Tunisie...). Globalement, et à niveaux de revenu identiques, les pays Mena obtiennent de moins bons résultats sur le plan du capital humain que les pays d’autres régions.

«Alors que la pandémie risque d’anéantir les fragiles progrès du développement humain, les pays Mena doivent se mobiliser davantage pour améliorer l’efficacité des investissements dans leurs populations», souligne Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. «En plus d’aider tous ceux qui en ont besoin, pendant et après la pandémie, nous nous engageons à accompagner ces pays pour qu’ils puissent récupérer ces gains durement acquis, les consolider et les étendre», dit-il.

Selon la Banque mondiale, l’utilisation du capital humain existant reste problématique dans la région. Les pays ne parvenant pas à traduire les compétences et le potentiel productif de pans entiers de leur population en croissance économique. La valeur moyenne de l’indice de capital humain pour la région baisse de plus d’un tiers (de 0,57 à 0,32) lorsqu’il prend en compte la part de la population d’âge actif effectivement employée. A cause du faible taux de participation des femmes à la population active, en particulier parmi les diplômées de l’enseignement supérieur, les pays Mena et notamment ceux du CCG, affichent le plus grand écart de taux d’utilisation hommes/femmes. Le fort taux de chômage des jeunes explique la sous-utilisation du capital humain et les tensions sociales en de nombreux points de la région.

                                                                      

La pandémie crée des risques mais...

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 (Ph. L’Economiste)

Dans certains pays, les écarts hommes-femmes restent importants. L’indice de capital humain pour les hommes (0,55) est plus faible que pour les femmes (0,59) au niveau régional et dans la plupart des pays Mena. Ces différences sont à imputer essentiellement aux moins bons résultats éducatifs des garçons, les filles accomplissant plus de la moitié d’une année supplémentaire de scolarité ajustée en fonction de l’apprentissage par rapport aux garçons (8 contre 7,4). «Malgré les progrès obtenus depuis dix ans, les résultats montrent que les pays Mena ont encore beaucoup à faire pour améliorer leur niveau de capital humain, son utilisation et l’égalité entre les sexes», indique Keiko Miwa, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale. «La pandémie crée des risques mais elle pourrait aussi être l’occasion de reconstruire en mieux le capital humain des pays Mena. De la réforme éducative ambitieuse de l’Egypte -qui a pu opter rapidement à l’apprentissage à distance dès les premiers signes de la pandémie- aux opérations de riposte d’urgence pour soutenir les systèmes de santé et de protection sociale à Djibouti, en Jordanie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, au Yémen et ailleurs, nous avons accompagné les pays, et nous continuerons de le faire, pour qu’ils puissent réaliser tout leur potentiel de développement en s’appuyant sur un capital humain renforcé…», dit-elle.

F.Z. T.

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