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Dossier Spécial

Non, les enfants ne sont pas des «super-contaminateurs»

Par Tilila EL GHOUARI - Youness SAAD ALAMI - - | Edition N°:5844 Le 16/09/2020
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Au Maroc, les malades du Covid de moins de 18 ans représentent 1,4% du total
Même avec une immunité plus forte, ils restent sensibles au virus

Contrairement à l’idée largement répandue au début de la pandémie, les enfants ne semblent pas être de «super-contaminateurs» au coronavirus. Ils sont jugés moins contagieux que les adultes. «A l’échelle mondiale, la probabilité qu’un enfant de moins de 15 ans soit porteur du virus et puisse le transmettre est de 1,1%. Pour la tranche allant jusqu’à 19 ans, elle est de 2%», relève Jaâfar Heikel, épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses, également économiste de la santé.

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 Ayant reçu plusieurs vaccins et étant également sujets à des coronavirus, les enfants développent des anticorps leur permettant de lutter plus efficacement contre le Covid-19 (Ph. AFP)

Au Maroc, sur les  86.686 cas confirmés enregistrés, seuls 1,4% sont des individus de moins de 18 ans ayant été admis dans un milieu hospitalier. Une très faible part de ces mineurs (entre 0,2 à 0,4%) ont développé une forme grave ou critique de la maladie. «Il est très rare de traiter un enfant avec de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. D’ailleurs, la majorité d’entre eux ne sont pas traités. Ils sont gardés uniquement en observation, et ils évoluent impeccablement!» explique l’infectiologue.

Toutefois, ces jeunes sont bien porteurs du virus. «La différence est qu’ils sont capables de mieux combattre le virus», indique Heikel.  «Leur système immunitaire est plus actif pour lutter contre cette infection, même s’ils sont tout aussi sensibles au virus que les adultes», confirme My Mustapha Ennaji, directeur du laboratoire de virologie de l’université Hassan II de Casablanca. «Depuis leur naissance, ils ont été sujets à des coronavirus. Ils ont ainsi développé des anticorps, et une immunité croisée dotée de cellules mémoires leur permettant de lutter plus efficacement contre le Covid-19. De plus, ils reçoivent beaucoup de vaccins à leur jeune âge, ce qui renforce davantage leur système immunitaire», explique-t-il. 

Mais s’ils sont plus «protégés contre le Covid-19», cela n’exclut pas le risque de contamination. «Dans un foyer, la probabilité qu’un enfant transmette le virus à l’un de ses parents est de 9,7%», souligne Heikel. La vigilance et le respect des mesures sanitaires restent donc de mise, quel que soit l’âge!

Tilila EL GHOUARI

Rentrée scolaire Prendre en compte  les régions

«La rentrée scolaire 2020-2021 s’inscrit dans le registre de l’exceptionnel, mais la pandémie ne date pas d’une semaine. Nous avions largement le temps de mieux préparer la reprise», relève Allal Amraoui, chirurgien et parlementaire PI. Selon lui, «le ministère de l’Education nationale avait lui-même reconnu que 40% des élèves n’avaient pas suivi l’enseignement à distance l’année dernière. Les chiffres du HCP montrent aussi que cette formule n’a pas suffisamment réussi».
On se retrouve donc entre deux feux. D’un côté, une activité virale assez inquiétante dans certaines grandes villes. De l’autre, la nécessité d’une scolarisation acceptable. «Je considère la décision du ministère comme une non-décision, car elle n’est pas tranchée. Elle renvoie la responsabilité aux parents uniquement. Nous avons compris que le gouvernement a cherché à faire plaisir à tout le monde, mais il s’agit du choix le plus difficile sur le plan logistique, alors que nous connaissons très bien les limites de notre système éducatif», souligne le parlementaire.
Sur un autre registre, la décision du département d’Amzazi ne fixe pas les conditions ou les indicateurs de son applicabilité pour l’ensemble du territoire. «La situation épidémiologique diffère d’une province à une autre, et les spécificités territoriales et logistiques sont inégales d’une localité à une autre, et même d’une école à une autre. Concentrer le débat uniquement sur le caractère présentiel ou à distance de l’enseignement est en lui-même la preuve que nous passons à côté de l’essentiel», remarque Amraoui.

Y.S.A.

 

 

 

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