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Entreprises

Santé: Akdital holding renforce son engagement

Par Radia LAHLOU | Edition N°:5842 Le 14/09/2020 | Partager
Après Casablanca, le groupe poursuit sa stratégie d’expansion dans d’autres villes du Maroc
Il développe une filière africaine, aujourd’hui mise à mal par l’épidémie
L’objectif à terme, une introduction en bourse
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Pour Dr Rochdi Talib, PDG de Akdital holding, il existe encore un grand potentiel en matière de soins à Casablanca et partout au Maroc. S’appuyant sur un staff de 450 médecins privés et plus de 1.000 emplois, le Groupe poursuit son plan de développement (Ph. Akdital Holding)

La pandémie du coronavirus a mis à nu les défaillances du système de santé au Maroc, montrant l'urgence de la mise en place de partenariats public privé, afin que le pays puisse répondre aux besoins de santé des citoyens et leur offrir une meilleure prise en charge. Dans ce contexte fortement tendu, des initiatives privées se dégagent. Parmi elles, le groupe Akdital Holding, un des acteurs de référence aujourd'hui en matière de santé et dont l'ambition est d'imprimer sa marque dans ce secteur.

Né de l'ardeur d'un médecin passionné par son métier et animé d'une volonté inébranlable d'offrir à ses compatriotes des soins à la pointe du progrès, ce groupe qui compte déjà 5 établissements à Casablanca, a pour objectif de quadriller l'ensemble du pays.

A l'origine de ce pari, un anesthésiste réanimateur, Dr Rochdi Talib, qui n'a pas hésité à troquer sa blouse de médecin contre un costume de patron, bien qu'il avoue s'être entouré de toutes les compétences nécessaires pour mener à bien son projet.

L'histoire démarre en 2011, au quartier l'Oasis à Casablanca, avec une première clinique multidisciplinaire, Jerrada, grâce à laquelle Dr Talib veut imprimer son ambition de sérieux. Et pour parvenir à ses fins, le jeune «businessman» ne lésine pas sur les moyens humains et techniques et s'entoure d'équipes chevronnées de médecins et spécialistes, qu'il surnomme «mes précieux collaborateurs». Connaissant leurs attentes et frustrations pour avoir été «de l'autre côté de la barrière», il leur offre les moyens nécessaires à l'exercice de leurs fonctions, même si, insiste-t-il, «les investissements sont lourds».

Jusqu'en 2015, avec une capacité d'à peine 50 lits, son projet pilote doté des normes aux standards internationaux ne tarde pas à se positionner, bien que l'offre de soins privés est relativement importante au centre de Casablanca. «Et il y a encore fort à faire dans la capitale économique et même partout dans le Maroc», indique Dr Rochdi Talib, PDG d'Akdital, le pays comptabilisant à peine 37.000 lits hospitaliers, dont 2/3 dans le public».

D'année en année, la clinique Jerrada, produit mère d'Akdital Holding, gagne en notoriété et son promoteur décide alors d'une extension «verticale» ajoutant ainsi 3 étages, prouesse réalisée par son équipe d'architectes. «Nous avons ainsi pu doubler la capacité litière (100 lits) et doter la clinique d'un plateau technique de réanimation, ce qui nous a permis de nous faire un nom sur la place», précise Dr Talib. L’extension de la clinique Jerrada a été réalisée grâce au soutien des banques.

L'aventure aurait pu s'arrêter là, puisque le succès était au rendez-vous, mais Dr Talib n'est pas plus motivé par l'appât du gain, que par l'envie furieuse d'étendre son réseau. L'idée était de dupliquer le modèle d'une clinique disciplinaire dans d'autres quartiers à Casablanca et de s'étendre à l'échelle du Maroc. «La notoriété de la clinique étant installée, les banques m'ont, dès lors, pleinement suivi», raconte le PDG de la holding.

Et c'est ainsi que d'autres projets, plus ambitieux, ont été créés dans la capitale économique et d'autres villes du Royaume. Dès 2018, les chantiers se succèdent en dépit «des entraves administratives qu'un investisseur lambda peut rencontrer», glisse-t-il, dans son récit.

Le groupe Akdital holding réussit la performance d'ouvrir 4 cliniques en l'espace d'un an, entre juillet 2018 et juillet 2019. Ce qui lui vaut la confiance des établissements bancaires et lui permet également d'attirer dans son giron un fonds d'investissement, Mediterranea Capital Partners (qui détient 20% du capital de la holding) et qui l'accompagnera dans la poursuite de ses projets. Pour rappel, le fonds MCP, dirigé par Saâd Bendidi et Hatim Ben Ahmed en activité depuis 2008, soutient les PME réalisant entre 20 et 300 millions d’euros de chiffres d’affaires, en Afrique du Nord et subsaharienne.

C'est ainsi que son offre sur Casablanca s'établit actuellement à 550 lits, dont 100 lits de soins intensifs, 70 lits de réanimation adulte, 29 blocs opératoires (dont 1/3 de chirurgie cardiaque) et 40 couveuses de réanimation néonatale pour les bébés. Ce dernier point lui tient particulièrement à cœur, sachant qu'au Maroc , environ 700.000 accouchements sont enregistrés par an dont 10% sont des bébés qui naissent en détresse (prématurité ou difficulté) nécessitant des couveuses médicalisées.

A titre de comparaison, le Maroc compte à peine 400 couveuses médicalisées, divisées à parts égales entre le public et le privé et manque cruellement de ressources spécialisées dans cette discipline. «Les pédiatres spécialisés dans la réanimation néonatale sont rares, tout le monde se les arrache. Le personnel soignant aussi», déplore le management.

Le groupe Akdital Holding propose également un plateau de radiologie avec 5 scanners, 4 salles de cathéterisme cardiaque et 3 IRM, plus de nouveaux investissements en cours. Et ça ne s'arrête pas là. La ville de Casablanca pourra compter sur 4 nouveaux bunkers de radiothérapie qui viendront en renfort de l'infrastructure publique existante. Un soulagement autant pour les malades dont les délais de rendez-vous s'allongent (entre 6 à 8 mois), que pour le CHU de Casablanca, seul à disposer d'un tel appareillage.

Deux bunkers sont installés dans la région Ain Sebaâ-Hay Mohammadi-Mohammadia-Zenata-Bernoussi, où la carence en capacité litière (à peine 0,6 lit pour 1.000 habitants) et en offre de soins spécialisés, fait écho à une demande croissante en besoins de santé. C'est dans cette zone qui ne dispose d'aucun centre offrant un service d'oncologie que le groupe a choisi  d'ériger un des plus grands hôpitaux privés du Maroc. Les deux autres sont situés à l'Oasis, dont un est en cours d'extension pour atteindre les 100 lits et «disposent de tous les appareils modernes pour faire face à la pathologie cancéreuse», précise Talib.

En dehors du Maroc, le groupe réalise une partie de son chiffre d'affaires à l'international, avec l'accueil de patients en provenance de plusieurs pays du continent. Dr Rochdi Talib insiste cependant sur un point essentiel, arguant qu'il ne s'agit pas de «tourisme médical», mais de la possibilité de soigner des malades dont les pays d'origine ne disposent pas d'infrastructure nécessaire à des chirurgies lourdes.

En mars dernier, Akdital Holding a ainsi conclu des conventions (étatiques ou avec de grandes sociétés) avec différents pays (Mauritanie, Congo, Niger…) avant que la pandémie ne freine net cet élan occasionnant ainsi une perte sèche.  La branche «Afrique», représente une part importante du chiffre d'affaires du groupe. Talib vient, à ce propos, d'adresser une demande à la CGEM afin qu'elle envisage aussi de «libérer» l'entrée des malades étrangers sur le territoire marocain, bien sûr sous conditions, à l'instar des visiteurs en mission et des touristes.

Cette filière à forte valeur ajoutée, qui pourrait également représenter une manne en matière d'entrée de devises, est, toutefois, fortement concurrentielle. Elle est largement dominée par la Tunisie et la Turquie, pays proposant à leurs opérateurs de grands avantages sur le plan fiscal.

Quant aux perspectives d'avenir, le PDG d'Akdital Holding caresse un vieux rêve, celui d'une introduction en bourse. Dr Rochdi Talib compte mener à bien ses projets de sorte à ce qu'il puisse être «à la retraite» à 65 ans.

A bras ouverts à Agadir

La décision des décideurs est déterminante pour l'avenir d'une région. Le projet d'un complexe hospitalier à Agadir a reçu un accueil chaleureux de la part des acteurs locaux, à leur tête le wali de la région et les responsables administratifs (CRI) qui jouent pleinement leur rôle de facilitateur d’investissement. Le projet prévu consiste en un complexe hospitalier comprenant un centre multidisciplinaire et un centre d’oncologie. La capacité litière de 220 lits et l’investissement prévu est de 200 millions de DH HT.

Tanger pour bientôt

Dans sa stratégie d'expansion, le groupe Akdital Holding s'est orienté vers la ville de Tanger. Celle-ci est classée parmi les régions les moins équipées du Maroc selon les indicateurs du ministère de la Santé. Son choix s'est fixé sur un terrain d'un hectare pour abriter son complexe hospitalier. L’autorisation de construire est en cours avec le soutien des autorités de la ville pour ce projet important dans une zone qui manque cruellement d’établissements de soins de haut niveau. L’investissement prévu est de 300 millions de DH pour une création de 450 emplois.

                                                                            

■ Une résidence pour les convalescents
Pour suivre un malade étranger jusqu'à sa guérison finale, le groupe dispose d'une résidence de convalescence. Située à l'oasis, elle permet aux patients africains d'être suivis jusqu'à leur rétablissement complet avant de pouvoir regagner leurs pays respectifs. La résidence est scindée en appartements de 4 chambres chacun (2 appartements par étage), avec une infirmière dans chaque unité afin de prodiguer les soins nécessaires et de veiller à la prise de médicaments. Chaque appartement comprend aussi une cuisine, où le service de restauration est également assuré par le groupe. Joignant l'utile à l'agréable, le patient rétabli a également la possibilité, s'il le souhaite d'aller faire quelques courses avant de repartir. Ce service fait partie du forfait global proposé au malade, avec l'hospitalisation et l'intervention.
 
■ Gros investissements
Akdital holding a fait l'acquisition d'un appareil de radiothérapie chirugicale. Au lieu de procéder à une chirurgie pour extraire la tumeur du cerveau avec tous les risques que cela comporte, la machine cible la petite tumeur millimétrée et l'irradie directement. «Le coût déjà exorbitant de la machine (35 millions de DH) est plombé par une TVA de 7 millions de DH, portant ainsi l'acquisition à 42 millions de DH», indique le patron. Une tarification qui devrait être réétudiée pour permettre aux opérateurs de santé marocains de pouvoir s'aligner sur la concurrence étrangère, notamment tunisienne et turque, qui bénéficient, elles, d'avantages plus importants.
 
■ Casablanca, El Jadida, Agadir…
Le groupe Akdital Holding compte 5 cliniques à Casablanca dont 3 sont multidisciplinaires. Il s'agit des cliniques multidisciplinaires Jerrada, celle de Aïn Borja 2e clinique du groupe qui a ouvert au quartier Roches Noires en 2018 (100 lits chacune). En 2019, 3 autres établissements ont ouvert: le Centre International d’Oncologie Casablanca, l’hôpital privé de Ain Sebaâ et la clinique Longchamps, le «petit bébé» du groupe (50 lits spécialisés dans l'os, la neurochirurgie et la chirurgie cardiaque, ce qu'on appelle des opérations propres). Un 6e établissement est actuellement en chantier à El Jadida, avec une ouverture prévue en avril 2021 et un autre à Agadir en 2022. Et celui de Tanger dont le groupe garde l'espoir d'une ouverture aussi en 2022.
 
■  Akdital c'est
- 450 médecins privés
- 1080 emplois
- 800 emplois indirects
- 550 lits actuels, 770 dès l’ouverture du complexe d’El Jadida (début 2021) , 1.200 après celle de Tanger et Agadir en 2022.
- 450 millions de DH de CA prévus pour 2020 et 1 milliard DH en 2024.

                                                                            

Exigences de qualité

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(Ph. Akdital Holding)

La qualité est un challenge permanent pour Akdital holding. En témoigne, l'investissement massif destiné au revêtement mural et à l'aération contrôlée de tous les blocs opératoires et toutes les réanimations de ses établissements de santé.
Le groupe livre aux prestataires italiens spécialisés, des salles en béton finies, qu'ils équipent de parois en verre qui diffusent en permanence une solution bactéricide. Les prestataires installent également le dispositif de traitement de l'air qui le purifie en continu, avec une pression positive qui repousse les microbes vers l'extérieur. Le coût d'une telle infrastructure s'établit à 1 million de DH par unité équipée. Le mental affaibli du malade est aussi pris en considération par le groupe qui a cherché à lui offrir un cadre de soins plus agréable. Pour cela, c'est tout un ballet de couleurs et de paysages plus vrais que nature qui est orchestré dans les salles qui accueillent des patients très atteints. Du jaune safran dans les salles de réanimation, un ciel bleu annonciateur de printemps dans les bunkers de chimiothérapie, ou encore de la verdure à perte de vue dans les salles d'accouchement et plein de Mickey ou autres héros de BD dans les maternités.

Radia LAHLOU

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