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Economie

Croissance: 4 régions disposent d’un potentiel de reprise

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5838 Le 08/09/2020 | Partager
Elles recèlent l’essentiel des industries et des services
Des activités qui participent pour 75% à la création des richesses

Quels enseignements faut-il tirer des comptes régionaux de 2018? A cet effet, les données du HCP, sont bien évidemment dépassées par le contexte actuel de la pandémie. D’autant plus que l’année de référence s’était distinguée par un taux de croissance de 3,1% par rapport à l’exercice précédent. Néanmoins, la dernière livraison du HCP renseigne sur le potentiel des régions qui peuvent facilement rebondir après la pandémie.

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Aux prix courants, les trois régions de Casablanca-Settat, de Rabat-Salé-Kénitra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont créé 58,7% de la richesse nationale. Et cinq régions ont généré le tiers du PIB alors que celles du Sud n’ayant contribué que 7%

Des territoires qui se sont industrialisés ou développé des activités autres qu’agricoles. Ceci, tout en rappelant que les services s’accaparent la part du lion en ce qui concerne la contribution sectorielle au PIB: 50,1%. En revanche, les activités industrielles y participent pour un peu plus du quart.

Quatre régions se trouvent en pole position en 2018. Elles affichent des parts  supérieures à la moyenne nationale (25,9%). Il s’agit de  Casablanca-Settat et de Béni Mellal-Khénifra avec 34,9%,  de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 32,2% et celle de Laâyoune-Saguia Al Hamra avec 30,3%. Une forte concentration du secteur industriel est relevée dans deux régions: Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima qui ont participé pour 57% à la valeur ajoutée nationale en 2018 au lieu de 56,6% en 2017.

Quant aux activités tertiaires (services marchands et non marchands), elles prédominent dans  les régions de Guelmim-Oued Noun (69,6%),  de Dakhla Oued-Ed-Dahab (61,8%) et de Rabat-Salé–Kénitra (60,8%). Ces régions dépassent donc largement la moyenne nationale.

D’un autre côté, 59,5% de la richesse créée par les activités tertiaires est à attribuer aux trois régions de Casablanca-Settat, de Rabat-Salé-Kénitra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Le secteur primaire occupe la 3e position. L’année 2018 qui avait coïncidé avec une campagne agricole satisfaisante avait enregistré une contribution au PIB de l’ordre de 12%. Cette moyenne a été dépassée dans plusieurs régions à vocation agricole. En particulier dans la région de Dakhla-Oued-Ed-Dahab dont la contribution au PIB s’est élevée à 28%. La région est en effet réputée pour son secteur exportateur de primeurs et ses activités de pêche et d’aquaculture.

Fès-Meknès se place au second rang avec 20,3%. Alors que les régions de  Drâa-Tafilalet, de Souss-Massa et de Béni Mellal-Khénifra ont assuré plus de  18,6% au PIB. Par contre, Casablanca-Settat a affiché  la part la plus faible: 5,4%.

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En 2018, les activités hors agriculture et pêche ont assuré les ¾ du PIB. Cependant, la part des services reste prédominante: 50%. Elle atteint jusqu’à 70% dans une des régions du Sud

En ce qui concerne les dépenses de consommation finale, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra ont accaparé près de 40% du total national. Celles de Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de Marrakech-Safi ont détenu une part de 34,4% de ces dépenses.

Les sept  régions se partagent le reste, soit 26%. Avec des apports variant entre  0,7% (Dakhla-Oued-Ed-Dahab) et 7,2% pour la région de Souss-Massa.
Des disparités entre régions sont également relevées au niveau du taux de croissance du PIB. Cinq régions ont enregistré des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale (3,1%). Il s’agit de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7,6%), de Souss-Massa (6,8%), de Laâyoune-Saguia Al Hamra (6,7%), de Guelmim-Oued Noun (4,3%) et de l’Oriental (4,2%).

Les régions de Casablanca-Settat et de Marrakech-Safi ont marqué des taux de croissance proches de la moyenne nationale, de 3,4 et 3,2%, respectivement.

Les cinq régions restantes ont réalisé des taux de croissance inférieurs à la moyenne nationale ; allant de 2,8 % dans Drâa-Tafilalet à -0,7% dans celle de  Rabat-Salé-Kénitra.

L’écart du PIB/tête se creuse

Le PIB par habitant s’est élevé à 31.473 DH en 2018 au niveau national. Six régions ont affiché un PIB par habitant supérieur à cette moyenne. Il s’agit de Dakhla-Oued-Ed-Dahab (85.669 DH), de Casablanca-Settat (49.654 DH), de Laayoune-Saguia Al Hamra (49.275 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (36.218 DH), de Guelmim-Oued Noun (36.157 DH), et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (32.114 DH).
Dans les autres régions, le PIB par habitant s’est situé entre 16.747 DH, enregistré dans la région de Drâa-Tafilalet et 26.479 DH dans la région de Souss-Massa. La dispersion du PIB par habitant est en augmentation. L’écart absolu moyen  est passé de  12.680 DH en 2017 à  13.106 en 2018.

A.G.

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