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Culture

Destruction de l’œuvre de Millo: Outrage à l’art à Casablanca

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5836 Le 04/09/2020 | Partager
Deuxième peinture murale de l’artiste à disparaître
Mumbai, Bratislava, Lisbonne, La Paz… gardent jalousement leurs murs
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«Handle with care» et «Enjoy the silence», les deux peintures murales de l’artiste à Casablanca datant de 2015 et 2019 aujourd’hui disparues ©Millo

Les amoureux du Street art ne s’en remettent pas. La destruction de l’œuvre monumentale de Millo, alias Francesco Camillo Giorgino, le jeudi 27 août à Casablanca, a été un choc pour de nombreux Casablancais. L’œuvre, située place de la Victoire à derb Omar, intitulée «Manipuler avec soin», d’une hauteur de plus de 20 mètres, a été, sans préavis, recouverte de peinture blanche, laissant un grand nombre de Casablancais dans un état de rage impuissante.

Un hashtag  #millo_wall_challenge, devenu très vite viral a permis à un grand nombre d’internautes d’exprimer leur amertume et leur colère. Les initiateurs du projet, eux, ont fait part de leur déception via un communiqué: «Jeudi 27 août matin, nous avons été surpris par la disparition soudaine de l’une de nos fresques murales réalisée il y a à peine un an par l’artiste italien Millo, dans le cadre de la 6e édition de Sbagha Bagha Casablanca Street art Festival.

L’association EAC-L’Boulvart ainsi que l’équipe du festival Sbagha Bagha sont attristées par la perte de cette œuvre d’art, dans une ville qui manque cruellement d’espaces d’expression culturelle et artistique». L’artiste, quant à lui,  s’est contenté de publier une photo de sa peinture murale recouverte par des coups de rouleaux de peinture grise.

Ironie du sort ou acharnement contre l’artiste international, une autre fresque intitulée «Savoure le silence» peinte en 2015 avait subi le même sort en 2018. Au moment où les noms des villes de Casablanca et Rabat commencent à émerger aux côtés des villes internationales «Street art friendly» (villes favorables au Street art dans le monde) telles que Melbourne, Hong Kong, Buenos Aires ou Lisbonne,  grâce aux festivals Sbagha Bagha et Jidar, la série de destruction d’œuvres d’art urbaines (de Millo et d’autres artistes), risque de porter un sérieux préjudice à leur ambition d’intégrer le statut de ville monde.

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«Sans titre». Fondi,  Italie 2015 ©Millo

Les auteurs de ces outrages mesurent-ils la violence de leurs gestes? Connaissent-ils la valeur des œuvres détruites?  De Shanghai à Milan, de Mumbai  à Bratislava en passant par Lisbonne, Moscou, La Paz…  Nombreuses sont les cités qui s'enorgueillent  d’accueillir des œuvres de l’artiste italien qui sillonne le monde depuis une décennie, marquant les villes de ses compositions poétiques à l’empreinte enfantine, chargées de messages forts d’ouverture et d’espoir. Illustration.

A.Bo

 

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