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Politique

Consultations politiques: Les partis affûtent leurs armes

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5833 Le 01/09/2020 | Partager
Le lancement du 2e round est imminent
Financement, scrutins regroupés,… suscitent des divergences
L’USFP propose d’interdire les sondages politiques
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Chaque scrutin le confirme: les faibles taux de participation sont révélateurs d'un mouvement persistant de désaffection politique
 (Ph. L'Economiste)

Les états-majors des partis ont les yeux rivés sur le ministère de l’Intérieur pour le 2e round des consultations politiques.  La première manche des pourparlers, qui a été supervisée par Abdelouafi Laftit, a permis de déblayer le terrain.

Il s’agissait d’obtenir davantage de clarifications sur certaines propositions des partis, résumées dans leurs mémorandums adressés au département de l’Intérieur. Le ministre a rencontré chaque parti séparément, à l’exception de l’Istiqlal, le PAM et le PPS. Comme ces formations ont présenté un mémorandum commun, ils ont été reçus ensemble.

Le ministre n’a pas donné son avis lors de ces réunions avec les responsables politiques. «Il s’est contenté de mieux comprendre les attentes des partis», comme l’a souligné un responsable politique. C’est donc au cours du prochain round que les partis prendront connaissance de la vision de l’Intérieur du processus électoral. Passage en revue des principaux points de divergence.

■ Le jour du vote: Les partis d’opposition proposent d’organiser, en une seule fois, les trois principales élections que sont les communales, les régionales et les législatives. Les partisans de cette idée avancent l’argument lié à l’augmentation du taux de participation. Tout le monde sait que le scrutin local, en raison de la proximité et les centres d’intérêt, mobilise davantage les citoyens que les législatives. Il faut donc les regrouper. L’USFP, qui est dans la majorité, est sur la même longueur d’ondes que les partis de l’opposition que sont l’Istiqlal, le PAM et le PPS. Le scrutin en un seul jour permet également de rationaliser les ressources financières et humaines, particulièrement dans le contexte de la pandémie. Le PJD n’est pas sur cette ligne. Il propose de tenir les élections communales et professionnelles et les échéances législatives durant deux périodes distinctes. C’est le mode d’emploi à suivre pour réunir les conditions de réussite de ces rendez-vous, écrit le parti dans son mémorandum adressé au ministère de l’Intérieur.

■ Mercredi ou vendredi: Les trois partis d’opposition comme l’USFP sont favorables au déplacement du jour du vote du vendredi à mercredi. En temps normal, la prière de vendredi est parfois exploitée pour faire campagne en faveur de tel candidat ou de telle formation. Il faut donc couper nette avec cette pratique. C’est pour cela que l’USFP insiste sur la nécessité de réglementer le principe de neutralité des responsables des mosquées et des établissements religieux. Cela sera mise en œuvre à travers la transformation de la circulaire du ministre des Habous et des Affaires islamiques du 26 juin 2016 en une décision réglementaire du ministre ou en un décret du chef de gouvernement. En tout cas, le vote un mercredi sera assorti de conditions pour permettre aux salariés et aux fonctionnaires de s’acquitter de leurs droits civiques. Un certificat de participation au scrutin, signé par le chef du bureau de vote, peut leur être délivré.

■ Code électoral - Sondages politiques: L’USFP propose d’interdire la réalisation et la publication des résultats des sondages à caractère politique. Cela sera généralisé pour englober les médias publics et la presse électronique. Le but est d’éviter d’influencer le vote des électeurs, lit-on dans le mémorandum de l’USFP.
Quant au PJD, il pense élargir le système de listes aux communes rurales dont le nombre d’habitants dépasse 20.000 personnes. Pour lui, le taux de participation dans le monde rural est supérieur à celui enregistré dans les villes. En outre, il suggère un seuil de 6% dans les circonscriptions locales des législatives, des communales et des régionales. Pour les listes nationales, il faudra conserver le seuil de 3%. Quant à l’USFP, il a proposé d’étendre le scrutin uninominal aux collectivités territoriales dont la population s’élève à 70.000 habitants.
Les partis d’opposition, eux, veulent maintenir le système double, uninominal et de liste, pour les élections communales. Ainsi, on appliquera la liste proportionnelle aux collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants. Idem pour les communes dont le nombre d’habitants est inférieur à ce plafond, à condition que le siège de la province se trouve sur son territoire. Dans les autres circonscriptions électorales, c’est le mode de scrutin uninominal qui sera en vigueur.

■ Découpage électoral: Le système en vigueur doit être revu en vue de garantir une sorte d’équilibre et de complémentarité réelle entre les différentes zones territoriales du Maroc. Il contribue au développement de l’opération politique en mesure d’appuyer le développement humain et social.

■ Campagne électorale: L’Istiqlal, le PAM et le PPS ont recommandé la réduction de la durée de la campagne électorale à 10 jours au lieu de 14 actuellement. L’USFP est dans le même état d’esprit. L’objectif est de rationaliser le temps électoral, note le mémorandum du parti de Driss Lachgar. Il faudra affronter les violations malveillantes en révisant l’utilisation des symboles nationaux afin d’éviter de les considérer comme une infraction conduisant à l’annulation des opérations électorales. L’opposition a évoqué le même sujet en mettant en garde contre les imprimés dans les affiches et les prospectus de campagne et dans les meetings comme base de contestation.

■ Financement public: Le financement focalise l’attention de la classe politique. Le PJD appelle à prévoir une obligation légale de désigner un responsable financier pour chaque liste et ouvrir un compte bancaire spécial pour les dépenses de la campagne électorale. Les déclarations auprès de la Cour des comptes et des Cours régionales des comptes, selon les cas, se feront dans un délai de 90 jours après la date de la proclamation des résultats du scrutin. Ce parti, qui dirige le gouvernement, propose de revoir les textes relatifs au financement des campagnes électorales. L’objectif est d’étendre le financement à la période de préparation de ces campagnes (3 mois), au jour du scrutin et aux frais des huissiers de justice et avocats qui suivent les contestations électorales. Toutefois, le PJD n’aborde pas la répartition des enveloppes prévues pour le financement. Normal, il est le grand gagnant, quels que soient les critères retenus jusqu’ici. Pour rappel, le Souverain, dans un discours, avait appelé à accorder aux partis politiques des moyens supplémentaires pour mieux s’acquitter de leurs missions. Le ministère de l’Intérieur est favorable à une répartition à égalité entre les partis. Des responsables politiques s’opposent à cette formule et font valoir des arguments: des partis sont actifs toute l’année alors que d’autres ne rouvrent leurs locaux qu’à l’occasion des échéances électorales. Et du coup, il n’est pas judicieux de répartir les moyens de la même manière, rappellent certains responsables de partis représentés au Parlement.

L’Istiqlal, le PAM et le PPS proposent de nouveaux schémas de financements, qui nécessitent la refonte du système de l’appui public. Ils veulent créer un soutien financier annuel forfaitaire consacré à l’encadrement. Il faudra répartir 90% de ce montant à égalité entre les partis qui ont couvert 30% au moins des circonscriptions électorales et ayant obtenu plus de 1% des voix lors des élections législatives. Les partis non représentés au Parlement bénéficient de 10% de ce soutien. Il faudra également amender la loi sur les partis pour que l’Etat leur accorde une subvention annuelle pour contribuer à la couverture des frais de gestion, selon des règles à préciser. Quant à l’USFP, il est favorable à un financement qui prend en compte le poids de la représentativité, avec la mise en place des critères pour une meilleure répartition des fonds publics.

Le PJD a minima?

Le PJD est traversé par une idée qui fait son chemin au sein de son état-major. En effet, certains de ses dirigeants veulent réduire le poids électoral de leur parti. Ils ont pris conscience qu’après deux mandats à la tête du gouvernement, leur bilan n’est pas très concluant. Un troisième mandat risque d’être de trop et pourrait envenimer les relations avec l’Etat, souligne l’un d’entre eux. D’autant que la cote de cette formation s’est fortement détériorée. Mais, pour l’heure, rien n’est encore arrêté. Les autres partis ne se distinguent pas par une présence populaire qui pourrait menacer la domination du PJD.

Mohamed CHAOUI

 

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