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Economie

Mystère autour du marché du sable de dragage

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5831 Le 28/08/2020 | Partager
Les autorisations de production de sable marin toujours pas renouvelées
Faute d’activité, 250 emplois menacés chez Drapor

La question du renouvellement des autorisations d’exploitation de sable marin n’a toujours pas été tranchée par le ministère de l’Equipement. Pourtant, Rimal, filiale de Drapor, avait bien reçu les assurances du département de tutelle pour la reconduction des conventions signées en 2008 avec l’Etat pour dix ans.

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Drapor assure l’autosuffisance du Maroc en matière de dragage des ports et exporte ses prestations dans plusieurs pays, notamment en Afrique et en Amérique latine (Ph. L’Economiste)

L’accord portait sur l’extraction de sable marin au niveau de trois sites: Azemmour, Mehdia et Larache (déjà exploités par Drapor avant sa privatisation en 2007) et deux plateformes supplémentaires. Une clause prévoyait le renouvellement du contrat sous tacite reconduction s’il n’est pas résilié d’un commun accord entre les deux parties trois mois avant son expiration. A ce jour, les trois conventions n’ont toujours pas été résiliées. Et le département de tutelle tarde à prendre une décision.

Faut-il donc en déduire qu’elles conservent toujours leur valeur juridique? Dans les faits, «les autorités empêchent Rimal de continuer ses activités d’extraction du sable marin sous prétexte qu’il faut attendre la publication de certains décrets», affirme le management. Malgré ses nombreuses relances, le ministère de l’Equipement n’a toujours pas tranché.

La stratégie nationale pour le secteur du sable n’est donc toujours pas claire. Selon certaines estimations, le bâtiment, la construction des grandes infrastructures publiques absorbent 49 millions de tonnes de sable contre 30 millions prévues il y a quelques années. Ce qui exerce une forte pression sur l’exploitation du sable dunaire et fluvial. Il fallait donc actionner une alternative, soit l’utilisation du sable de concassage et de dragage.

Mais le gouvernement continue d’hésiter étrangement. Aziz Rabbah avait lancé un appel à manifestation d’intérêt pour l’attribution de nouvelles autorisations d’exploitation à Tahaddart (entre Asilah et Tanger), Casa Nord, Casa Sud et Rass Hdid (Nord d’Essaouira). Mais l’appel d’offres a été reporté sine die. Selon nos informations, le lobby de l’informel avait fait pression sur le département de l’Equipement pour l’annuler.

En attendant une décision de la tutelle, la société Drapor peine à payer ses  salariés en raison de l’absence d’une activité et donc de recettes depuis plus de deux ans. Une situation qui met à mal la trésorerie de l’entreprise qui a déjà envoyé un courrier à plusieurs départements ministériels concernés pour les aviser de son intention de licencier dans une première phase quelque 250 cadres pour raisons économiques. Une perspective qui tomberait mal dans un contexte de crise économique due à la pandémie du coronavirus.

                                                       

Drapor, deux pôles d’activité

LE pôle dragage des ports continue de fonctionner normalement. Drapor étant le prestataire de service exclusif de l’ANP pour le dragage des 36 ports du Royaume. Pour l’heure, aucun concurrent n’a encore réussi à lui ravir ce marché. Le pôle production de sable de dragage est en stand-by. Pourtant, Drapor contribue pour environ 85% des recettes fiscales au titre de la taxe spéciale sur le sable. Un secteur où l’informel continue de sévir comme par le passé, malgré les promesses du gouvernement.
Pour rappel, la convention de partenariat signée en 2007 entre l’Etat et Drapor (en cours de privatisation) se déclinait, entre autres,  à travers le maintien de ses deux activités, à savoir le dragage des ports et la production de sable marin. «Une autre convention a été signée par la suite portant notamment sur la réalisation d’un investissement de 475 millions de DH et la création de nouveaux emplois. Depuis, Drapor a investi 800 millions de DH en s’endettant auprès de banques étrangères pour l’acquisition de nouveaux bateaux», précise Hassan Ayad, directeur général exécutif de Drapor/Rimal.

Hassan EL ARIF

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