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International

OMS: «La crainte d’une deuxième vague installée»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5828 Le 25/08/2020 | Partager
Des progrès ne veulent pas dire qu’on peut crier victoire
Les confinements ne sont une solution à long terme pour aucun pays

La situation sanitaire liée à la pandémie Covid-19 continue de se dégrader dans le monde, notamment en France et en Italie. Ce qui alimente la crainte d’une deuxième vague.

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Depuis son apparition en décembre dernier en Chine, la pandémie Covid-19 a fait au moins 805.470 morts dans le monde. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 176.765 morts. Viennent ensuite le Brésil (114.250), le Mexique (60.254), l’Inde (56.706) et le Royaume-Uni (41.423)

«Plusieurs pays à travers le monde connaissent maintenant de nouvelles flambées après une longue période avec peu ou pas de transmission. Ces pays servent de mise en garde pour ceux qui voient maintenant une tendance à la baisse des cas. Des progrès ne veulent pas dire qu’on peut crier victoire», selon le DG de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus.

C’est pourquoi, selon lui, «il est vital que les pays soient en mesure d’identifier et de prévenir rapidement les ‘clusters’, de prévenir la transmission communautaire et la possibilité de nouvelles restrictions».

«Aucun pays ne peut s’en sortir tant que nous n’avons pas un vaccin. Il sera un outil vital, et nous espérons que nous en aurons un dès que possible», a ajouté le chef de l’OMS. «Mais rien ne garantit que nous en aurons un et même si nous avons un vaccin, il ne mettra pas fin à la pandémie à lui seul», estime Dr Tedros.

Pour lui, «nous devons tous apprendre à contrôler et gérer ce virus en utilisant les outils dont nous disposons actuellement et à apporter les ajustements à notre vie quotidienne qui sont nécessaires pour assurer notre sécurité et celle des autres». «Les confinements ont permis à de nombreux pays de supprimer la transmission et d’alléger la pression sur leurs systèmes de santé. Mais ils ne sont une solution à long terme pour aucun pays», a-t-il indiqué.

L’OMS a envoyé une lettre à tous les Etats membres pour les encourager à adhérer au futur dispositif d’accès mondial au vaccin contre la Covid-19, connu sous le nom de COVAX. Quelques jours après l’annonce par Vladimir Poutine qu’un premier vaccin avait été mis au point en Russie, Moscou a annoncé avoir produit les premières doses.

                                                                                

Un lourd impact sur l’économie mondiale

«Les mesures de confinement et de distanciation sociale mises en place à leur niveau du mois d’avril conduiraient à une baisse de 19% de la valeur ajoutée mondiale. La dépendance vis-à-vis de l’étranger, à travers les exportations nettes (tourisme compris), constitue une fragilité supplémentaire face à une crise de cette ampleur». C’est ce qu’indique une Revue de L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitulée «impact du choc de demande lié à la pandémie de la covid-19 en avril 2020 sur l’activité économique mondiale». Il en ressort aussi que les «pays les plus impactés par les mesures de confinement prises en avril sont les pays européens». C’est le secteur de l’hébergement et de la restauration (-47%) qui représente la plus grande baisse au niveau sectoriel, selon la même source. De même, la fermeture des commerces non essentiels décidée dans de nombreuses économies avancées a fait reculer la valeur ajoutée du commerce de 43%. Ensuite, les secteurs liés à la mobilité ont eux aussi été fortement impactés: «la valeur ajoutée a chuté de 35% dans la fabrication de matériels de transport et de 28% dans le transport et entreposage». Les difficultés à organiser les processus de production et à garantir la continuité des chaînes d’approvisionnement ont fortement lesté l’activité dans la construction (43%) et plus largement dans l’ensemble de l’industrie manufacturière hors matériels de transport (-30%).
Au contraire, certains secteurs des services (faiblement intensifs en main-d’œuvre) ont relativement préservé leur activité pendant la période. Ceci est le cas dans les activités immobilières (-8% de valeur ajoutée). Les activités liées à la production alimentaire ont subi de faibles baisses de la demande finale qui leur est adressée. Elles ont ainsi relativement bien résisté à la crise généralisée: «la valeur ajoutée de l’agriculture  serait en baisse de 9% et celle des industries agro-alimentaires de 7%».
Ces secteurs, qui résistent plutôt bien, souffrent tout de même de l’absentéisme inhérent aux mesures mises en place mais également de la baisse de la demande adressée par la branche de l’hébergement-restauration. Enfin, c’est la branche de l’administration publique, pour laquelle la demande est relativement insensible aux conditions conjoncturelles, qui a le mieux résisté (-3% de valeur ajoutée).

                                                                                

Le tour du monde

Rome est confrontée depuis plusieurs jours à une propagation du virus favorisée notamment par les déplacements et les activités estivales des vacanciers. Selon le dernier bilan officiel publié dimanche 23 août par l’agence AFP, près de 1.210 nouveaux cas de coronavirus ont ainsi été recensés dans le pays en l’espace de 24 heures. Un tiers des cas enregistrés dans la région de Rome sont liés à des séjours en Sardaigne. En dépit de cette hausse de la courbe de contagion, le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, s’est voulu rassurant. En effet, il a jugé que «la situation était sous contrôle tout en excluant un reconfinement général de son pays». Au niveau local toutefois, l’inquiétude grandit. Le président de Campanie (autour de Naples) a ainsi suggéré de limiter de nouveau les déplacements entre régions d’ici la rentrée.
En France, la situation se dégrade aussi. Plus de 4.500 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon les chiffres publiés dimanche par Santé Publique France. Au total, 4.897 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, contre 3.602 samedi dernier. «Nous sommes dans une situation à risques face au Covid-19», a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien à la presse française. Comme en Italie, un reconfinement général n’est toutefois pas à l’ordre du jour. Les autorités privilégiant à ce stade des mesures territorialisées et promettant des contrôles renforcés.
Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a donné son feu vert dimanche à la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries du coronavirus à des patients hospitalisés. Un traitement dont l’efficacité fait toutefois encore débat. L’agence américaine du médicament (FDA) a rappelé qu’il «n’existait pas, pour l’heure, de preuve formelle que l’utilisation de plasma était efficace…». Face à la propagation du virus et la hausse des cas, les restrictions se multiplient depuis quelques semaines sur tous les continents. Le rétablissement de certaines mesures dans certains pays ne va pas «sans heurts ni crispations», rapporte la presse étrangère. Plusieurs destinations dont la Finlande et Norvège durcissent les restrictions aux frontières.

F.Z.T.  

 

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