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Economie

Covid-19: On ne maîtrise plus rien à Marrakech!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5823 Le 13/08/2020 | Partager
Les hôpitaux débordés et le personnel du CHU contaminé
La ville serait en pénurie de matériel destiné au dépistage

La situation sanitaire n’est plus maîtrisée à Marrakech. Plus de 1.500 cas positifs au test au Covid 19 sont en traitement et 74 décès depuis le début de la pandémie. C’est le bilan au 12 août dans la cité ocre.

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La situation épidémiologique est inquiétante à Marrakech et le contrôle à l’entrée de la ville de plus en plus strict (Ph. Mokhtari)

Le taux de guérison  est aux alentours de 67% selon les dernières statistiques régionales. Marrakech a enregistré une évolution inquiétante en termes de propagation de l’épidémie, de nombre de décès et de personnes dans les services de soins intensifs et de réanimation. A telle enseigne, que le contrôle aux entrées de la ville est devenu très strict. Depuis la fête de l’Aïd, l’on constate un engorgement des hôpitaux qui ne peuvent plus recevoir les patients atteints par le Covid-19 faute de lits et de personnel médical suffisants.

Le CHU Mohammed VI, totalement dédié aux cas Covid, enregistrerait une contamination du personnel soignant (médecins et infirmières) de plus en plus importante.
Dans une note de service, l’hôpital a interdit aux responsables des structures du CHU d’accueillir la presse. Ce qui laisse libre cours à plusieurs rumeurs. Certaines évoquent la pénurie du matériel destiné au dépistage qui perturbe le système de suivi des personnes contacts. 

Au sein d’une autre structure dédiée au Covid, l'hôpital Ibnou Zohr (Mamounia), la situation n’est pas non plus maîtrisée. Les files d’attente devant les hôpitaux pour se faire dépister et les SOS des malades sont devenues un lot quotidien à Marrakech tout comme à Casablanca et d’autres villes du Royaume. 

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«Les patients et les cas suspects se présentent à l'hôpital et sont ignorés et abandonnés devant les portes de l'hôpital, sans prendre en compte qu'ils peuvent contaminer d’autres», se désole un patient qui s’est présenté à Ibnou Zohr. A noter  que cet hôpital ne dispose pas de directeur d'établissement et que la structure est dépassée par le nombre de sollicitations.

Pour les spécialistes et les médecins, les grandes villes font les frais du relâchement et du laxisme de la population et du manque d’équipement. «La responsabilité est à la fois individuelle et collective et tout le monde doit contribuer à la lutte contre cette pandémie, en adhérant aux mesures préventives et en adoptant un comportement responsable», note un médecin de Marrakech.

Dans les provinces, la situation est mieux maîtrisée, à l’exception de Youssoufia, épargnée avant les fêtes de l’Aïd, et qui enregistre une cinquantaine de cas depuis. Essaouira pour sa part enregistre 13 cas. La société civile de la ville des Alizés tente de lutter contre la propagation et s’est engagée à sensibiliser la population pour le port du masque et le respect des gestes barrières.

Badra BERRISSOULE

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