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Entreprises

Sociétés cotées : Les profits amputés de 3,4 milliards de DH

Par Franck FAGNON | Edition N°:5813 Le 28/07/2020 | Partager
Hors éléments exceptionnels, ils s’établiraient à 24 milliards de DH
La montée du risque dans le secteur bancaire pèsera le plus
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Les investisseurs surveilleront en particulier le comportement des secteurs banques, Ciment et Immobilier et les commentaires des dirigeants sur la reprise économique dans les communications semestrielles des sociétés. Sur l’ensemble de l’année, CFG Bank prévoit une baisse de 12% des profits 

La crise inédite provoquée par la pandémie du coronavirus devrait amputer les bénéfices des sociétés cotées de 12% à 24 milliards de DH (hors éléments exceptionnels 2019 et 2020) selon les prévisions de CFG Bank. L’impact négatif le plus lourd viendrait des banques dont la contribution à la masse bénéficiaire devrait baisser de 2,5 milliards de DH. Malgré les mesures de soutien, les banques prévoient une forte dégradation de la qualité des portefeuilles. Les créances en souffrance augmenteraient de 11% à 76 milliards de DH selon CFG Bank. Cela correspond à un taux de sinistralité de 8,5% en hausse de 1 point sur un an. Cette prévision est entourée de nombreuses incertitudes notamment la durée de la crise et du maintien des mesures de soutien. Plus l’économie mettra du temps à se remettre de la crise, plus les conséquences sur les entreprises et l’emploi seront lourds. Dans le meilleur des cas, Euler Hermès prévoit une hausse de 14% des défaillances d’entreprises cette année. L’accélération des contaminations ces derniers jours fait peser un risque de reconfinement partiel de l’économie ou tout au moins des territoires à risque. Ce scénario est redouté dans les quartiers généraux des banques parce que cela aggraverait le choc économique et la dégradation des bilans. 

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Les créances en souffrance augmenteraient de 11% à 76 milliards de DH selon CFG Bank. Cela correspond à un taux de sinistralité de 8,5% en hausse de 1 point sur un an. Cette prévision est entourée de nombreuses incertitudes notamment la durée de la crise et du maintien des mesures de soutien 

Alors que la période des publications semestrielles est ouverte depuis peu, les investisseurs surveilleront en particulier le comportement des secteurs Banques, Ciment ou encore Immobilier et les commentaires des dirigeants sur la reprise économique. Le tout est de savoir si les difficultés seront temporaires ou durables. La crise sanitaire a surgi dans un contexte déjà critique pour le secteur Immobilier. Le confinement et les mesures d’urgence sanitaire entre mars et juin ont exacerbé les difficultés avec notamment un effondrement des transactions. L’activité se redresse depuis le début du déconfinement sans atteindre son niveau d’avant crise. Un plan de relance spécifique au secteur est en cours d’élaboration. Pour les opérateurs cotés, la conjoncture entraînerait une baisse de 312 millions de DH de leur contribution aux bénéfices du marché. Sous l’hypothèse d’une reprise à partir du quatrième trimestre, l’impact du secteur Ciment serait négatif de  368 millions de DH. Le maintien de l’investissement public et l’efficacité du plan de relance dans l’Immobilier soutiendront les ventes à l’avenir. 
Malgré la violence du choc lié au coronavirus, certains secteurs devraient tirer leur épingle du jeu en 2020. L’orientation des cours à l’international, notamment de l’argent, change les perspectives pour les opérateurs. Le titre SMI affiche une hausse annuelle de 25% au 24 juillet contre une baisse de 6% à fin juin. Idem pour Managem qui a effacé la totalité de ses pertes en quelques séances pour afficher un gain de 4%. Le secteur devrait impacter positivement la masse bénéficiaire (+437 millions de DH) selon les anticipations de CFG Bank. Les autres impacts positifs sont à mettre à l’actif des secteurs Télécoms et Agroalimentaire. 
Les bénéfices de la cote devraient retrouver le chemin de la croissance dès 2021 en fonction de l’évolution de la conjoncture. «Il est difficile d’avoir un discours serein sur la conjoncture parce que la situation est inédite et évolutive», avertit Maha Karrakchou, directeur Recherche à CFG. La maîtrise de la courbe de contamination serait déjà une bonne nouvelle et écarterait le risque de reconfinement. En outre, le rebond des bénéfices des sociétés cotées est tributaire de l’efficacité des plans de relance, de la reprise de l’investissement et de l’activité chez nos principaux partenaires...
F.Fa

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