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Entreprises

La CGEM au Club de L’Economiste Ce que Chakib Alj a dit sur…

Par Franck FAGNON | Edition N°:5812 Le 27/07/2020 | Partager
  • Les chaînes de valeurs

S’il est un enseignement à tirer de la crise du Covid-19, c’est bien l’agilité dont l’industrie a fait preuve. Des unités de production se sont orientées vers la fabrication de masques, de respirateurs et même de tests de dépistage. « Cela montre que les compétences ne manquent pas mais l’audace de prendre des risques et de se surpasser», souligne Chakib Alj, président de la CGEM. Il appelle aussi à miser sur l’innovation et la digitalisation. Ce qui revient à y consacrer plus de moyens. Le patron des patrons estime aussi que le Maroc a des opportunités à saisir surtout avec le repositionnement dans les chaînes de valeur: «la révision aujourd’hui, à la lumière de la crise, des stratégies d’industrialisation pour, notamment réduire la dépendance de la Chine, est une grande opportunité pour le Maroc». Pour cela, les entreprises sont appelées à faire preuve de proactivité pour saisir cette reconfiguration des chaînes de valeur mondiales et capter de nouveaux marchés.

  •  Les crédits TVA 

«Cette loi de finances rectificative donnera corps aux mesures prises pour la relance attendues au cours des quatre prochains mois. Elle prévoit une approche sectorielle et les discussions sont constructives et bien avancées», souligne Alj. Il regrette néanmoins que les amendements soient timides au vu des attentes des entreprises: «Nous regrettons la décision de porter les crédits budgétaires affectés aux remboursements TVA à 6 milliards de DH contre 8,5 milliards prévus initialement ». Pareil pour la commande publique réduite de 16 milliards de DH par rapport à la loi de finances 2020: elle est ainsi passée de 198 milliards de DH à 182 milliards.

  • Les droits d’importation 

La hausse des droits d’importation, suggérée et obtenue par la CGEM de 30 à 40%, concerne les produits finis de consommation. «La mesure a été décidée dans une logique de soutien de l’industrie locale. Elle ne concerne que les produits pour lesquels il y a une production locale», insiste le président de la CGEM. Une liste de produits devrait bientôt être publiée. «Nous allons être vigilants pour que cette mesure ne soit pas pervertie en impactant les importations et le pouvoir d’achat. Si un secteur ne joue pas le jeu, nous demanderons la baisse des droits d’importation», prévient le patron des patrons.

  • Les ALE 

Dans le domaine du commerce extérieur et pour atténuer le déficit commercial, la CGEM propose une nouvelle fois la révision de certains accords de libre-échange, notamment celui qui lie le Maroc à la Turquie. «Il existe un déséquilibre au niveau des échanges entre les deux pays. En 2019, les exportations de la Turquie vers le Maroc ont augmenté de 16% pour atteindre  2,3 milliards de dollars. Dans la même temporalité, les importations turques en provenance du Maroc ont baissé de 3,5% pour s’établir à 690 millions de dollars», signale le président de la Confédération. Ce qui représente un déficit commercial de 18 milliards de DH au détriment du Royaume vis-à-vis de la Turquie. Dans le même temps, le volume des investissements turcs ne dépasse pas 1% des IDE captés par le Maroc.

  •  Les adhésions à la CGEM

«Nous ne sommes pas un club de patrons mais un syndicat de chefs d’entreprise et nous représentons avant tout la TPME qui pèse pour plus de 90%». Depuis le début de la crise, plus de 300 nouvelles entreprises ont adhéré à la confédération. Des demandes émanent de structures opérant dans les services de la santé, l’éducation, les grandes enseignes de distribution…etc.
«La force de la CGEM a été notamment démontrée et révélée pour certains dans le cadre de la gestion de cette crise».

  • Le risque Covid-19

Les guides de continuité d’activité et de reprise traitant des mesures préventives sanitaires à adopter en entreprise ont été consultés plus de 10 millions de fois et téléchargés 300.000 fois. La CGEM coordonne également la campagne de dépistage des salariés. Ainsi 600.000 salariés ont été inscrits sur la plateforme et 162.032 dépistages ont été réalisés. Sur 932 cas positifs, 98% sont asymptomatiques. «Le risque zéro n’existe pas. Il faut redoubler de vigilance car le virus est toujours actif et de plus en plus virulent», prévient le président de la CGEM. Pour le moment aucune entreprise n’a réglé les tests. Le patronat attend la décision des autorités sur le prix du dépistage réalisé dans le cadre de la campagne auprès des entreprises.

  • Le moral des entreprises

Le deuxième baromètre de la CGEM, destiné à mesurer l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises s’est déroulé du 19 juin au 13 juillet. Il a touché quelque 3.304 entreprises dont 88,7% de TPME, employant au total un demi-million de salariés. Les conclusions de l’enquête indiquent que «les prévisions en termes de chiffre d’affaires sont moins pessimistes que celles déclinées au cours de l’enquête précédente», confie Chakib Alj. Le regain de moral s’explique notamment par le fait que les chefs d’entreprises sont confiants dans les mesures prises par les autorités en matière de gestion de la crise sanitaire, relativement maîtrisée par rapport à d’autres pays. La reprise ainsi que le déconfinement progressif dans plusieurs pays partenaires commerciaux du Maroc, influent sur la confiance des chefs d’entreprises. 

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