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Entreprises

RAM: Un Comité d'entreprise sous haute tension

Par Amin RBOUB | Edition N°:5809 Le 22/07/2020 | Partager
Les représentants des syndicats et de l'AMPL boycottent la rencontre
140 dossiers de départs volontaires réceptionnés à ce jour
Une trentaine de pilotes souhaitent quitter le groupe

Royal Air Maroc tient son Comité d'entreprise (CE). Une réunion hautement stratégique qui a eu lieu, hier mardi 21 juillet, au siège social de la compagnie en présence du management. La rencontre a été marquée par l'absence des membres et représentants des syndicats ainsi que ceux de l'Association des pilotes (AMPL). Quoi qu'il en soit, «le Comité a eu lieu de manière réglementaire», tient à préciser un cadre à RAM.

  A l'ordre du jour: l'analyse de la situation économique et  financière ainsi que les modalités du plan social ou encore les mesures de sauvetage de la compagnie, les dossiers des départs volontaires...  Pour rappel, la RAM devra bénéficier d'une aide de l'Etat de 6 milliards de DH, dont une bonne partie (2,5 milliards) conditionnée par des crédits garantis (CCG) en contrepartie de la restructuration de la compagnie lors des 3 à 4 prochaines années.

Outre la restructuration, le plan d'aide est conditionné par l'allègement des charges financières, la suppression de 20 appareils et la réduction de 30% des effectifs. Le reste de l'aide (3,5 milliards) sera échelonné sur plusieurs années afin d'accompagner la RAM d'ici 2023. Le tout dans un contexte de ralentissement de l'activité aérienne qui devra baisser d'au moins 30% en 2 ans. La reprise du niveau normal de l'activité aérienne étant prévue pour 2023, selon l'IATA.

Autre actualité, le management vient de recevoir les premières demandes de salariés souhaitant bénéficier du plan de départs volontaires. «Au total, nous avons recueilli 140 demandes toutes catégories confondues, qui remplissent les conditions. Une trentaine de pilotes de ligne ont manifesté leur intérêt de quitter le groupe. Le reste est réparti entre les hôtesses et stewards, le personnel au sol, les ressources relevant de l'administration, du commercial...», précisent nos sources à la RAM.

Et d'ajouter: «Ce n'est que la première phase de la collecte des demandes spontanées de départs. Cela représente tout de même quelque 42% de l'ensemble de la population éligible». Mais les expériences des opérations de départs volontaires présentent de gros risques. Au-delà de leurs coûts,  le risque est que ce soit les meilleurs qui partent compte tenu de leur facilité de redéploiement et capacité de manoeuvre.

L'AMPL sort son veto

L'Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) a préféré ne pas assister au Comité d'entreprise tenu hier 21 juillet. Les pilotes ont décliné l'invitation du management au CE. Plus encore, ils contestent «un vice de forme avec l'absence du quorum requis...  dans un Comité d'entreprise qui risque de se prononcer sur des faits aussi graves que le licenciement économique collectif». Par ailleurs, l'AMPL se dit très «préoccupée par les répercussions du plan de sortie de crise tel que présenté tant sur le plan économique que social. De surcroît, les  pilotes s'interrogent «s'il est vraiment nécessaire de se séparer de l'outil de travail avec la cession d'une vingtaine d'avions et le licenciement d'un millier de personnes... Sachant que la reprise de l'activité aérienne devrait intervenir en 2023, selon les prévisions de l'IATA.

Amin RBOUB

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