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Economie

Etudiants internationaux: Les écoles prêtes à les accueillir

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5805 Le 16/07/2020 | Partager
Des mécanismes déployés pour assurer la continuité des cours
Plus de 22.000 étudiants étrangers en 2018- 2019, un chiffre en hausse de 136%

En l’espace de 5 ans, le nombre d’étudiants étrangers dans le Royaume a grimpé de +136%. Il est passé de 9.347 en 2015 à 22.096 en 2019. La grande majorité (85%) de ces étudiants est issue de pays africains.

Le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) ainsi que toutes les parties prenantes ont travaillé dur pour offrir des opportunités aux jeunes. De 2012 à juillet 2019, quelque 1.655 conventions interuniversitaires ont été signées. Ces partenariats comprennent des doubles diplômes, des semestres à l’international, des stages à l’étranger et en entreprises… De plus, 3.500 filières accréditées, public et privé confondus, sont proposées. Grâce à cela, le Maroc figure aujourd’hui parmi le top 3 des destinations africaines les plus attractives et est premier en Afrique francophone, selon le MES.

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La  mobilité internationale est un atout majeur dans vos CV. Passer un semestre, ou tout son cursus dans un autre pays ne vous apportera que richesse culturelle et une meilleure insertion sur le marché de l’emploi (Ph. Pixabay)

Parmi les entités qui travaillent à redorer l’image de l’enseignement supérieur marocain sur le continent, le cabinet Smart Africa Consulting. Cette entité a ouvert, au cours de cette décennie, des bureaux de représentations au Gabon et à la République Démocratique du Congo.

«Nous avons organisé deux salons pour les étudiants durant 2019-2020 qui nous ont permis de drainer un bon nombre d’étudiants. Rien qu’au Gabon, le nombre de boursiers issus de l'Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a considérablement grimpé», souligne Fatima-Zahra Bahjawi, DG de Smart Africa Consulting. Ils ont été 466 boursiers à s’inscrire rien qu’en 2019, alors que sur les 5 années antérieures, ils étaient à peine 360.

De plus, 500 autres étudiants sont venus par leurs propres moyens poursuivre leurs études au Maroc. Pour ce qui est de la République Démocratique du Congo, 300 étudiants se sont inscrits durant l’année scolaire 2019-2020. Smart Africa Consulting joue le rôle de Campus France dans les pays d’Afrique. Elle crée des partenariats et conventions entres les Etats et les écoles marocaines privées.

«Aujourd’hui les étudiants et Etats avec lesquels nous travaillons nous font confiance et savent que nous leur présentons des écoles sérieuses et de renom», indique la directrice du cabinet. Seul bémol pour Bahjawi, des dates d’inscriptions «extrêmement serrées». «Elles clôtureront le 30 octobre, sauf qu’avec les fermetures de frontières et l’incertitude régnante, nous avons besoin d’un rallongement de la date. Autrement nous risquons d’avoir plusieurs désistements», déplore-t-elle.

En effet, la crise sanitaire et la fermeture des frontières créent des blocages pour les étudiants. Face à ce flou, des écoles ont déjà pensé à des alternatives pour que leurs étudiants puissent poursuivre leurs études sereinement sans aucune complication.

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La  mobilité internationale est un atout majeur dans vos CV. Passer un semestre, ou tout son cursus dans un autre pays ne vous apportera que richesse culturelle et une meilleure insertion sur le marché de l’emploi (Ph. Pixabay)

«Non seulement nous allons proposer à nos étudiants bloqués à l’étranger de suivre les cours en distanciel depuis chez eux, mais nous nous sommes organisés pour permettre à n’importe quel étudiant d’Emlyon, selon sa situation géographique, de rejoindre un de nos six campus (basés sur 3 continents Europe, Asie, Afrique). Ils pourront également bénéficier des cours à distance sur les campus de nos partenaires académiques disposant de futures salles de cours virtuelles, le temps de rejoindre sa promo en présentiel», assure Mourad El Mahjoubi, directeur de l’Emlyon Africa.

L’Esca a, pour sa part, mis en place un dispositif d’écoute et d’accompagnement pour ses étudiants internationaux lors de la période de confinement. «Nous sommes disposés à tous les accueillir pour la prochaine rentrée. Au cas où il y aurait des blocages induits par l’évolution de la crise sanitaire, nous avons réfléchi à des plans qui leur permettront de poursuivre leurs cours», précise Thami Ghorfi, président de l’Esca. «D’une manière provisoire, pour répondre à la contrainte de la fermeture des frontières, ils disposeront de cours en ligne. D’ailleurs, dorénavant tous nos cours seront assurés en présentiel et diffusés en direct», informe Hassan Sayegh, DG du groupe HEM.

Le Covid freine la mobilité des étudiants marocains

Si les écoles marocaines se disent prêtes à recevoir des élèves étrangers dès la 1re année, en Europe, il y a des réticences. Certains établissements français refusent catégoriquement d’accueillir les étudiants non-européens en première année. Ils justifient leur décision par l’incertitude quant à l’évolution de l’épidémie qui pourrait induire un autre confinement et fermeture des frontières, «une situation dont ont fortement souffert les étudiants cette année». Les écoles craignent aussi de ne pas pouvoir assurer un accompagnement rapproché à travers le e-learning.

Tilila EL GHOUARI

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