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Economie

Le compte sur carnet sort renforcé du confinement

Par Franck FAGNON | Edition N°:5805 Le 16/07/2020 | Partager
L’encours en hausse de 2 milliards de DH en cinq mois
Le recul de la consommation fait aussi gonfler les comptes courants: 11 milliards de DH de plus

La baisse voire la perte de revenus de nombreux ménages suite aux mesures de lutte contre la propagation du coronavirus et l’arrêt temporaire d’activité dans des pans entiers de l’économie ont poussé plusieurs d’entre eux à démobiliser précipitamment une partie des fonds placés dans les comptes sur carnet. L’encours a baissé de 1,6 milliard de DH en mars.

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Après cinq mois, l’encours a augmenté de 2 milliards de DH pour atteindre 168,5 milliards de DH. Au regard des inquiétudes manifestées par les ménages dans la dernière enquête de confiance du HCP, les versements dans les comptes sur carnet pourraient se renforcer dans les mois à venir

Au total, 34% des ménages se sont retrouvés sans revenu durant le confinement et plus d’1 sur 5 a dû puiser dans son épargne pour faire face aux dépenses, relève le HCP dans une enquête sur l’impact de la pandémie sur les ménages. 

Après la panique au cours des premières semaines du confinement, le comportement financier des ménages s’est adapté au contexte avec un renforcement de l’épargne de précaution. Les sorties enregistrées en mars sur les comptes sur carnet ont été depuis reconstituées. La collecte nette a été de 800 millions de DH en avril et 1,3 milliard de DH en mai.

Après cinq mois, l’encours a augmenté de 2 milliards de DH pour atteindre 168,5 milliards de DH. La baisse de la consommation explique le rebond rapide de l’encours. Cela soutient aussi le bond de 8,6% de l’encours des comptes chèques et comptes courants sur un an et de pratiquement 2%, soit 11 milliards de DH depuis le début de l’année.

Au regard des inquiétudes manifestées par les ménages dans la dernière enquête de confiance du HCP, les versements dans les comptes sur carnet pourraient se renforcer dans les mois à venir. D’autant plus que les prévisions laissent entrevoir une dégradation des conditions sur le marché du travail avec un taux de chômage qui grimperait à 14,8%.

«C’est un instrument qui garantit le capital et l’épargne est mobilisable facilement. Je ne pense pas qu’on assiste à une décollecte même après la reprise», prévoit Marouane Hatim, économiste et enseignant-chercheur. Les amnisties, notamment sur le cash, sont de nature à favoriser la collecte à court terme. «C’est un produit qui a toujours de l’avenir», note l’expert. Preuve en est, l’encours est insensible à la baisse du rendement depuis plusieurs années. Celui-ci sera de 1,74% au deuxième semestre 2020.

Pour la relance de l’économie, il faudra que la posture des ménages évolue rapidement et stimuler la consommation. Une grande partie de la croissance repose sur les dépenses des ménages. Le moteur de la demande intérieure sera le plus rapide à redémarrer à condition que les mesures de soutien aux entreprises et par ricochet à l’emploi donnent rapidement des résultats.

                                                                                  

Clients fragiles: Les frais bancaires reculent

Le rapport 2019 de l’Observatoire français de l’inclusion bancaire publié mercredi 15 juillet relève que globalement, les établissements de crédit ont tenu leurs engagements vis-à-vis de la clientèle en situation difficile. Les frais bancaires s’inscrivent en repli pour les personnes fragiles. Le coût total de fonctionnement des comptes des personnes identifiées comme fragiles au 31 décembre 2019 s’est élevé à 255 euros, contre 304 euros en 2018. Ainsi, 2,1 millions de comptes de clients parmi les 3,4 millions identifiés comme fragiles au 31 décembre, avaient été facturés au moins une fois de frais d’incidents. Ainsi, 38 % des comptes des clients fragiles ne subissent pas de frais d’incidents bancaires au cours de l’année. Le sujet est politiquement sensible en France.

F.Fa.

 

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