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Economie

Loi de finances rectificative: Le projet adopté en Commission

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5802 Le 13/07/2020 | Partager
Deux séances plénières aujourd’hui pour voter la 1re partie
La 2e phase de redémarrage a commencé
Le taux d’endettement du Trésor grimpe à 75%

Aux manettes du projet de loi de finances rectificative (PLFR), Mohamed Benchaâboun ne veut pas jouer les prolongations. Après l’étape des débats et les amendements, le texte a été adopté samedi tard dans la soirée, par la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants.

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L'approche de Mohamed Benchaâboun se base sur la mobilisation de tous les moyens financiers pour le soutien de la reprise économique et le maintien des postes d’emplois. En dépit de la baisse des recettes de l’Etat de 40 milliards de DH, les investissements du budget ont augmenté de 7,5 milliards de DH (Ph. MAP)

Le ministre enchaîne aujourd’hui lundi avec deux séances plénières pour voter la première partie du PLFR. Le calendrier prévoit son approbation le lendemain mardi, avant son transfert à la Chambre des conseillers. En tout cas, il a démenti l’idée que le gouvernement ait opté pour une politique d’austérité face à la pandémie. Son approche se base sur la mobilisation de tous les moyens financiers pour le soutien de la reprise économique et le maintien des postes d’emplois.

En dépit de la baisse des recettes de l’Etat de 40 milliards de DH, les investissements du budget ont augmenté de 7,5 milliards de DH. « D’un côté, vous me demandez de maintenir les aides sociales directes qui coûtent 7,5 milliards de DH par mois et de l’autre, d’augmenter les investissements publics», a martelé Mohamed Benchaâboun, en interpelant les députés.

■ Démystifier la loi de finances rectificative:
Des députés se sont interrogés sur les raisons  d'éliminer les débats des commissions sectorielles et ne se limiter qu’à la seule des finances. Mohamed Benchaâboun a été on ne peut plus clair: le PLFR est «un premier exercice démocratique de la loi organique des finances pour agir sur une situation exceptionnelle, qui nécessite un traitement dans l’urgence». Pour le ministre des Finances, il s’agit de s’attaquer à la 2e phase de la stratégie qu’est le redémarrage de l’économie. L’idée est que cet exercice devienne un réflexe au lieu d’y recourir tous les 30 ans (le dernier PLFR remonte à 1990). La France en a réalisé 3, la Finlande 4, le Japon 2…

■ Quid du retard dans l’élaboration du PLFR?
Le contexte national et international était instable. La preuve, la France a élaboré deux lois de finances rectificatives en l’espace de deux mois. En mars et avril, où le taux de croissance est passé de +1% à -10%. Cela démontre une grande volatilité, sans grande visibilité.

■ La 2e phase du redémarrage économique a commencé:
Pour le ministre, le gouvernement dispose d’une stratégie claire, destinée à faire face à la pandémie. Après une première phase de résistance à la crise (de mars à juin), la 2e, qui cible le redémarrage de l’économie, vient de commencer. Pour les six prochains mois, l’accent sera mis sur l’accompagnement de la reprise et de la préservation de l’emploi. D’ailleurs, ce qui reste du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie sera consacré à l’aide des secteurs qui continueront de connaître des difficultés comme notamment le tourisme. Des mesures seront prises, dans un cadre contractuel pour le maintien de l’emploi et la régularisation de la situation des employés non inscrits à la CNSS. Il est à préciser le Fonds spécial a dépensé 25 milliards de DH dont 2 milliards pour la Santé et 18 milliards pour les aides des salariés et des familles du secteur informel. A cela s’ajoutent les 5 milliards de DH qui seront alloués à la CCG pour couvrir les risques de défaillance des entreprises ayant contracté des prêts garantis par cette Caisse.

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Pour les six prochains mois, l’accent sera mis sur l’accompagnement de la reprise et de la préservation de l’emploi. D’ailleurs, ce qui reste du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie sera consacré à l’aide des secteurs qui continueront de connaître des difficultés comme notamment le tourisme (Ph. L'Economiste)

■ Le nombre de postes budgétaires doublera en 2021:
Au centre du débat, la circulaire du chef du gouvernement relative à l’arrêt des recrutements pour les postes budgétaires ouverts en 2021 à l’exception de la sécurité, la défense nationale, la Santé et l’enseignement. Le ministre a apporté une précision de taille: les postes ouverts en 2020 peuvent être utilisés jusqu’à fin juin 2021, selon une disposition de la loi de finances de 2012. Cela veut dire que le nombre de postes pourvus en 2021 sera doublé, soit les 44.000 de cette année, en plus de ceux de 2021 dans les domaines de la sécurité, la défense nationale, la Santé et l’enseignement. Ces quatre secteurs représentent 90% des recrutements de chaque année.

■ Le taux d’endettement du Trésor passera à 75%:
Comme le taux de croissance sera de -5%, il est naturel que la dette augmentera et le ratio avec. Ainsi, le taux d’endettement du Trésor en 2020 passera momentanément de 65% à 75% par rapport au PIB. Face à cette situation, Mohamed Benchaâboun a tenté de rassurer les députés. Il n’y a rien à craindre, le Maroc bénéficie toujours de la confiance des bailleurs de fonds. Après cette année, le pays va enchaîner sur une tendance pour faire baisser ce taux d’endettement.

                                                                   

Nouvelle réorientation des
programmes d’investissement

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Des députés ont reproché au ministre d’avoir réduit les crédits des secteurs sociaux. Il s’en défend. En fait, il s’agit d’une repriorisation des dépenses de l’Etat d’autant que les chantiers étaient à l’arrêt pendant plus de trois mois. Ainsi, la révision de la programmation des investissements s’est effectuée en concertation avec le secteur concerné. Ont été ciblés les projets ayant enregistré un retard dans les études, dans l’apurement du foncier,…mais il n’a pas été question d’arrêter un projet en cours d’exécution. Dans son explication, Mohamed Benchaâboun a donné l’exemple de l’Education nationale. La reprogrammation a porté sur 877 millions de DH pour des projets en retard. Ainsi, le ministère qui disposait de 5,4 milliards de DH d’investissement lui reste 4,68 milliards. C’est de cette manière que le ministère a pu constituer 15 milliards de DH d’investissement du budget. Ce montant servira à aider les entreprises à travers des projets qui s’appuient sur les mécanismes de financement innovants dans le cadre du partenariat public-privé. Mais dorénavant, le choix des projets sera prioritairement axé sur la création d’emplois.

Mohamed CHAOUI

 

 

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