×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

OFCE: Warning sur les défaillances d’entreprises en France

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5795 Le 02/07/2020 | Partager
+ 80% en 2020 du fait de la crise liée au Covid-19

«La crise du Covid-19 entraînerait une très forte hausse des faillites d’entreprises en France», estime l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans son étude «Dynamique des défaillances d’entreprises en France et crise de la Covid-19». Celle-ci simule l’impact de la crise sanitaire sur la solvabilité des entreprises à partir d’un échantillon d’un million d’entreprises françaises (Données FARE 2017). L’Observatoire signale une hausse des défaillances d’entreprises de 1,4 point de pourcentage (de 1,8% dans un monde sans crise à 3,2%), soit une augmentation de presque 80% des défaillances. Conjointement, une multiplication par plus de 2,5 des problèmes de liquidités des entreprises, passant de 3,8% en régime de croissance régulière à plus de 10% a été constatée. Le nombre d’emplois détruits par les faillites potentielles au 1er janvier 2021 est évalué à environ 250.000. Cette estimation est relativement indépendante du scénario de croissance post-Covid-19, suivant que l’on simule un choc transitoire ou persistant, du fait de l’efficacité du dispositif d’activité partielle. De même, les actifs liquides des entreprises chutent de 23% par rapport à un scénario de croissance régulière. La crise de la Covid-19 a des effets différenciés par secteur, taille et région. L’OFCE observe ainsi que les secteurs de l’hébergement-restauration, les services aux ménages et la construction sont particulièrement exposés aux défaillances d’entreprises. Celles issues des secteurs du commerce et de l’industrie manufacturière sont affectées dans une moindre mesure. Les microentreprises et les grandes entreprises sont également exposées au risque de faillite, alors que les PME et les ETI sont plus solides. Le dispositif de l’activité partielle a été très efficace pour limiter les défaillances. Sans un tel dispositif, la part d’entreprises défaillantes serait passée de 3,2% à 4,4%. Pour éviter des faillites importantes, l’Observatoire identifie un mécanisme de contribution aux fonds propres des entreprises en difficulté pour un coût budgétaire de l’ordre de 8 milliards d’euros.

F.Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc