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Culture

«Meryem», une ballade à l’intérieur du monde

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5790 Le 25/06/2020 | Partager
Le premier album de l’artiste casablancaise d’une facture exceptionnelle
11 titres à écouter d’un trait, comme on lit un roman

Meryem Aboulouafa est certainement un nom à retenir. La première chose qu’on retient, à l’écoute de son premier album, sortit le 29 mai, c’est une  voix à la fois légère, délicate et d’une pureté éclatante. L’opus intitulé sobrement «Meryem» s’ouvre sur un premier titre «The friend» d’une douceur quasi mystique. S’ensuivent dix autres morceaux à mi-chemin entre dream-pop, indie folk, quelques accents electro et une sonorité discrètement orientalisante.

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Née à Casablanca où elle vit toujours, l’artiste a très tôt plongé dans la musique grâce à une famille dont le père l’initie aux classiques rock, Beatles, Stones et Pink Floyd (Ph.  Animal63)

C’est d’ailleurs en écoutant une reprise de la célèbre qsida du malhoune marocain «Ya Qalbi» que Manu Barron, patron d’Animal63, label français éclectique  qui produit le phénoménal  The Blaze, Myth Syzer ainsi que  Johan Papaconstantino, lui propose de ré-enregistrer certains titres avec de nouveaux collaborateurs. Ce même Barron qui lui présente l’auteure-compositrice et chanteuse, Keren Ann, qui  l’aide à faire un tri positif dans ses idées et envies, et l’aiguille pour fluidifier ses textes.

Côté production, deux noms s’attellent à la construction ou la reconstruction de titres: Jean-Baptiste de Laubier alias Para One, connu pour son énergique techno et pour ses BO plus contemplatives, indissociables du cinéma de Céline Sciamma. Et Maxime Daoud, musicien, arrangeur et producteur d’une musique à la douce mélancolie sous le nom d’Ojard.

«Say The Truth and Run», «Breath of Roma» ou encore «Deeply», l’album, composé de chansons écrites en anglais et en arabe, mêle voix limpide, aérienne, et accompagnement instrumental parfaitement orchestré pour le plaisir des mélomanes.

Née à Casablanca où elle vit toujours, l’artiste a très tôt plongé dans la musique grâce à une famille dont le père l’initie aux classiques rock, Beatles, Stones et Pink Floyd en tête, ainsi qu’aux grands de la chanson française tels Piaf, Brel et Brassens.

Tandis qu’elle prend des cours de solfège et de violon au Conservatoire de musique, l’enfant solitaire se réfugie dans l’écriture pour dompter les tempêtes dans sa tête. Ses poèmes en arabe et en français forment la première étape de son processus de jeu avec les mots.

Sans encore penser à une vie musicale, Meryem s’inscrit à l’Ecole supérieure des beaux-arts de Casablanca pour des études d’architecture d’intérieur. Seule à la guitare, elle donne naissance à ses premières chansons. Ses compositions, puis des rencontres, lui ouvrent des portes et lui permettent de se familiariser avec le studio, d’accepter des instrumentations plus sophistiquées et de se produire sur scène. Une belle histoire commence à s’écrire!o

A.Bo.

 

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