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Economie

Le transport de voyageurs sous haute surveillance

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5790 Le 25/06/2020 | Partager
Tenue obligatoire d’un registre-passagers contenant leurs coordonnées
Masque, gel hydroalcoolique, gants, aération…, les mesures barrières

Les conditions de reprise du transport par autocars entre villes, ce jeudi 25 juin, donnent du fil à retordre aux opérateurs. Le ministère du Transport a élaboré un cahier des charges de 11 pages décrivant le protocole à respecter. Parmi ces mesures, la réduction de 50% de la capacité et donc, une baisse de la recette par voyage.

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Des milliers de personnes confinées pourront rejoindre leur lieu de travail dès ce jeudi 25 juin (Ph. Jarfi)

«Qui supportera le différentiel de prix au moment où les avions utilisés pour rapatrier les Marocains bloqués à l’étranger sont utilisés à pleine capacité après avoir volé avec 50% de sièges occupés?», se plaint le président d’une organisation des sociétés de transport de voyageurs.

A la longue, la réduction de la capacité des autocars n’est pas tenable sur le plan économique. En effet, au retour, certains autocars reviennent vides. Ce qui représente un taux d’occupation réel de moins de 50%.

A l’image des autres moyens de transport, les autocars devront être désinfectés à chaque utilisation et disposer d’un certificat l’attestant. Là encore, la mesure suscite l’ire des transporteurs qui considèrent cette disposition comme un surcoût qui devrait être supporté par les gares routières.

Les professionnels devront également fournir à leurs chauffeurs les moyens de protection tels que des masques, des gants, du gel hydroalcoolique et de veiller à leur utilisation. Les conducteurs devront également faire l’objet d’un contrôle à chaque voyage de contrôle de température et de surveillance des symptômes suspects. Les voyageurs devront bénéficier de moyens de désinfection avant d’accéder aux véhicules: gels, tapis désinfectant... Pendant tout le trajet, le port du masque est obligatoire à bord, y compris les chauffeurs.

Mais la mesure qui suscite le plus la colère des transporteurs concerne l’obligation de la tenue d’un registre comportant le nom de la société de transport, du chauffeur, des informations sur chaque voyage, les noms des passagers, les numéros des billets, leurs numéros de téléphone ainsi que leurs adresses. 

Le document devra être ensuite conservé par la gare routière et la société de transport. Sur ce point, le dispositif reste soumis à l’avis de la Commission nationale de protection des données personnelles. Mais d’ores et déjà, les transporteurs rejettent cette mesure et se demandent pourquoi elle n’est pas appliquée aux autobus et aux taxis qui transportent des centaines de milliers de personnes par jour. En cas de contamination, il sera impossible de retracer les personnes entrées en contact avec un passager contaminé.

«Nous avons déjà beaucoup de difficulté pour conserver le tachygraphe et à plus forte raison le registre des voyageurs. De plus, nous ne savons pas quelles sont les responsabilités et les implications en cas de non-conservation de la fiche des passagers», ajoute un opérateur.

Hassan EL ARIF

 

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