×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5788 Le 23/06/2020 | Partager

■ Quel est l’état de la trésorerie des entreprises?
Dans une récente étude, Euler Hermes s’est penché sur l’état de la trésorerie des entreprises européennes et françaises, après une difficile période de confinement. Il en ressort que l’épargne nette des entreprises non financières européennes devrait s’établir à 700 milliards d’euros à la fin du premier semestre 2020. Une somme qui représente 4,5% du PIB de la zone euro, et qui a doublé par rapport au deuxième semestre 2019. Pour la France, l’épargne nette des entreprises non financières est estimée à 75 milliards d’euros au 1er semestre 2020 (après 28 milliards au 2e semestre 2019). Une somme importante, mais qui reste bien inférieure au niveau constaté par exemple en Allemagne (125 milliards d’euros au S1 2020 après 59 milliards d’euros au S2 2019). Comment expliquer un tel niveau de cash alors que la trésorerie des entreprises semble être plus fragile que jamais? A chaque crise, «les entreprises renflouent leur trésorerie pour faire face à la baisse attendue de la demande. Ce fut le cas en 2009, avec une hausse de l’épargne nette des entreprises européennes de l’ordre de +25%, et cela sera encore le cas en 2020». Pour y parvenir, elles ont pu cette année compter sur 3 leviers: «un recours plus fort à l’emprunt, les mesures de soutien public appliquées par les Etats et la prudence des entreprises». Il y a du «cash dans les caisses des entreprises européennes et françaises, mais est-ce vraiment un signe de bonne santé financière ?» (voir l’intégralité de l’étude sur le site https://www.eulerhermes.fr).

■ EBITDAC, avec un C comme Covid
Le monde de la finance a un nouveau ratio, l’EBITDAC avec un C comme coronavirus, pour décrire le comportement d’une entreprise, abstraction faite des conséquences de la pandémie. Ce nouveau ratio est assez mal reçu. Son prédécesseur, l’EBITDA, a joué quelques mauvais tours dans l’évaluation des entreprises au moment de la croissance très forte des années 2000. L’EBITDA, «earnings before interest, taxes, depreciation and amortization» (autrement dit ce que rapporte la production si on enlève des charges non directement productives) a en effet engendré des évaluations déconnectées de la réalité.
Instruits des mécomptes des années 2000, les financiers, comme les banquiers et les régulateurs ne sont pas enthousiastes pour ce nouveau ratio. «Il ne fait que masquer les problèmes».
Pour rappel, les deux formules:
EBITDA = Chiffre d’affaires – achats et charges externes – charges de personnel – autres charges;
EBITDA = Résultat net comptable + charges financières + impôts et taxes + dotations aux amortissements et provisions.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc