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Régions

Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 3 entreprises sur 4 à l’arrêt durant le confinement

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5787 Le 22/06/2020 | Partager
La majorité s’attend à une baisse importante du chiffre d’affaires
Seules 7% ont réussi à s’adapter au confinement en optant pour le télétravail
Une enquête de la CCIS menée sur un échantillon de 2.000 entreprises
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Selon les résultats de cette étude, l’arrêt d’activité a concerné 70% des entreprises de la région durant la période du confinement. Parmi les secteurs les plus durement touchés, ceux du tourisme et des services, agressivement impactés par la crise et qui tarderont à récupérer leur rythme normal 

Le confinement et la crise du Covid vont laisser de lourdes factures, c’est sûr. C’est ce qui ressort d’une étude à large échelle menée par la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (CCISTTA) auprès d’un échantillon de 2.000 entreprises.
Selon les résultats de cette étude, l’arrêt d’activité a concerné 70% des entreprises de la région durant la période de confinement. Et 90% de l’ensemble des entreprises s’attendent, quant à elles, à une baisse significative de leurs chiffres d’affaires.

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Selon l’enquête menée par la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, le secteur des services a été le plus durement touché avec 71% du total des enquêtés qui ont déclaré un arrêt total de leur activité

«Parmi les secteurs les plus durement touchés, ceux du tourisme et des services, agressivement impactés par la crise et qui tarderont à récupérer leur rythme normal», selon Omar Moro, président de la CCISTTA. Pour les enquêteurs, le principal obstacle a été la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, suivi par la réduction de la clientèle et de l’achalandage.
La réaction des entreprises de la région a varié, selon les cas, est-il expliqué. 50% d’entre elles ont eu recours à leurs propres moyens et ressources pour affronter la crise: épargne ou prêts familiaux par exemple alors que 43% ont pu profiter des aides de la CNSS pour traverser la tempête. L’élément le plus frappant est que seules 7% d’entre elles ont pu s’adapter à la situation en mettant en place des méthodes de télétravail ou en renforçant les procédures de prévention sanitaire.
C’est le cas de plusieurs entreprises du secteur textile et de l’industrie automobile, qui après une pause de plusieurs semaines ont réussi à reprendre ou à maintenir leur activité, une attitude à encourager pour le reste des entreprises. En effet, selon l’étude, les mesures de prévention continueront bien après le déconfinement et il faudra que l’ensemble des entreprises s’y habitue.
Concernant l’évolution du chiffre d’affaires, il sera, de l’avis général, très en baisse. Neuf entreprises sur dix prévoient une baisse significative de leurs échanges, alors que 40% s’attendent à une baisse dramatique allant de 50 à 100%.
Par contre, tout n’est pas noir. Un groupe d’entreprises a réussi à sortir son épingle du jeu en profitant du rush sur les produits de désinfection et de prévention. La forte demande pour ces produits a dopé un marché qui était avant très limité au niveau régional.

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lLa crise sanitaire a permis d’ouvrir de nouvelles niches. Ainsi, un groupe d’entreprises a réussi à sortir son épingle du jeu en profitant du rush sur les produits de désinfection et de prévention. La forte demande pour ces produits a dopé un marché qui était très limité au niveau régional (Ph. AK)

Pour la Chambre, l’étude a été aussi l’occasion pour mettre les bases d’une future feuille de route pour la reprise économique. Cette reprise se basera, selon Moro, sur le rôle des chambres de commerce qui ont vu leur rôle d’intermédiaire dopé lors de cette crise sanitaire. Un autre point est le chantier de la digitalisation que bon nombre d’entreprises n’ont pas encore réussi à boucler. La crise du Covid-19 a montré tout le potentiel que peut avoir le recours au télétravail et à l’e-commerce des outils que beaucoup d’entreprises ne dominent pas encore.
Autre point, celui de l’encouragement de la production nationale, seule garante d’un approvisionnement normal en temps de crise des marchés. Si en matière agroalimentaire le Maroc a réussi à sortir son épingle du jeu, le pire a été frôlé pour d’autres secteurs comme celui des équipements sanitaires. 


Aviculture: Près de 1,5 milliard de DH de pertes

LES pertes s’accumulent pour plusieurs secteurs. Selon l’Association nationale des producteurs de viande de volaille, les pertes du secteur des suites de la pandémie du Covid-19 atteignent 1,49 milliard de DH. 80% de ces pertes sont enregistrées dans la filière de la viande de poulet, le reste concerne la dinde.
Selon l’Association, les effets restrictifs de l’état d’urgence sanitaire sur la fluidité des produits dans les canaux de distribution habituels ont entraîné une baisse instantanée et drastique de la demande en poulet et en dinde et par ricochet une chute des ventes, un effondrement des prix à la ferme et une abondance des stocks de volailles vivantes invendues au niveau des fermes.

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