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Economie

Croissance: Pour l’instant, la casse est limitée

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5785 Le 18/06/2020 | Partager
-5,2% cette année avant un rebond de 4,2% attendu en 2021
La hausse du déficit fait flam­ber la dette du Trésor de 10 points

Incertitudes sur l’évolution de la situation économique. Même si des mesures de relance sont mises en place, la banque centrale reste pru­dente. Les hypothèses sur lesquelles elle a construit ses projections pour­raient être actualisées au fur et à mesure de l’évolution de l’activité.

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Selon les projections de la banque centrale, la dette du Trésor devrait augmenter de 10 points cette année: 75,3% du PIB contre 65% l’année dernière. Le ratio de la dette publique totale, quant à lui culminerait à 91,7% en 2020, soit 19 points de plus qu’en 2019

Conséquences de la pandémie du Covid-19 et de la sécheresse qui a durement frappé l’agriculture, Bank Al-Maghrib prévoit un décrochage de 5,2% du PIB en 2020, un niveau jamais atteint depuis 24 ans. Pour l’instant, les dégâts sont plutôt limités au regard de la récession qui touche les économies des pays développés.
La valeur ajoutée agricole recu­lerait de 4,6%, pour une récolte céréalière estimée à 30 millions de quintaux. Les activités non agricoles seraient sur une diminution de leur valeur ajoutée de 5,3%.

Une éclaircie dans cet horizon assez sombre est attendue dès 2021 avec un rebond de 4,2% de la crois­sance. Pour la même année, la valeur ajoutée agricole croîtrait de 12,4% pour une récolte céréalière de 75 millions de quintaux. Bénéficiant des mesures de relance, le PIB non agricole marquerait une hausse de 3,1%. Il s’agit là d’un scénario plus ou moins optimiste, souligne la banque centrale qui concède que ses prévisions «restent entourées de fortes incertitudes».

«Selon les scé­narios d’une reprise plus lente ou de la persistance de la faiblesse de la de­mande étrangère et des perturbations des chaînes d’approvisionnement, la récession pourrait être plus pro­fonde », souligne Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib lors de la conférence de presse organisée mar­di 16 juin au terme du conseil de la politique monétaire.

Dans le scénario retenu, le déficit du compte courant atteindrait 10,3% du PIB en 2020 avant de retomber à 5,8% en 2021. Le commerce exté­rieur sera atteint de plein fouet par la situation économique en Europe. L’export décrocherait de 15,8% en 2020.

Cette baisse toucherait la quasitotalité des secteurs avant une reprise dès 2021. Les importations diminueraient de 10,7%, en raison de l’allégement de 39,5% de la fac­ture énergétique et du recul de 8,9% des acquisitions de biens d’équipe­ment. Les recettes du tourisme vont s’effondrer de 60%. Pareil pour les transferts des MRE: -25%. Les IDE seraient en retrait à 1,5% du PIB en 2020 avant de retrouver la tendance de 3,2% du PIB en 2021.

Sur le volet budgétaire, le déficit s’est établi à 25,5 milliards de DH au terme des cinq premiers mois contre 19,5 milliards un an aupara­vant (voir L’Economiste du mardi 16 juin 2020).

K.M.

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