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Economie

Plan de relance: Ce que propose le PAM

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5783 Le 16/06/2020 | Partager
Appel au rétablissement de la fonction normative de l’Etat
Les leviers à activer à court terme via la loi de finances rectificative
Des mesures transverses pour redynamiser l’économie

Après l’Istiqlal et le PPS, le PAM a également adressé au gouvernement un mémorandum contenant ses propositions pour la relance économique et sociale après la crise du Covid-19.

Pour ce parti d’opposition, la priorité est de «faire le diagnostic de cette situation préoccupante, afin de pouvoir proposer un meilleur rebond à l’économie et permettre aux citoyens de se réinsérer pleinement dans le marché du travail et aux entreprises de redémarrer leurs activités dans des conditions satisfaisantes».

Les membres de cette formation ont insisté sur le rôle décisif de l’Etat dans cette démarche, à travers le rétablissement de sa fonction normative. Cela passe par «la mise en place des politiques publiques et des programmes économiques clairs, dans lesquels il agit comme régulateur et instigateur de la reprise économique».

Ce parti a également mis en garde contre les visions qui seraient fondées sur des calculs politiciens ou sur des enjeux de contraintes conjoncturelles ou sectorielles. Il a aussi appelé à éviter les recettes «prêt-à-porter» des institutions financières internationales.

                                                                               

■ Appui aux entreprises

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En plus de mesures transverses pour redynamiser l’économie, le mémorandum du PAM propose une série d’action pour favoriser le sauvetage des entreprises en difficulté à cause de la crise actuelle. L’un des leviers à activer, selon cette formation, le renforcement des capacités de la CCG et l’élargissement de son champ d’action. Les opérateurs doivent également bénéficier, de l’avis du PAM, d’un moratoire sur le remboursement des échéances des crédits bancaires et de leasing jusqu’à fin septembre 2020, sans frais intercalaires. Au niveau des commandes publiques, les entreprises de chaque région doivent être privilégiées dans les marchés passés par les structures et collectivités du même territoire.
L’exonération des charges sociales doit courir jusqu’à fin décembre prochain, selon ce parti, en contrepartie d’un engagement des sociétés bénéficiaires à ne pas licencier durant les 18 prochains mois. Cela devra s’accompagner de l’abandon des astreintes et des intérêts afin de permettre aux entreprises de régulariser leur situation vis-à-vis de la CNSS. Pour les grandes sociétés, en arrêt d’activité ou qui risquent de l’être, ce mémorandum appelle à prévoir des mesures d’accompagnement pour la mise en place d’un plan de continuation et d’un engagement de réalisation avec l’Etat. Après une période nécessaire au redressement, ce dernier pourra se désengager, est-il indiqué.

                                                                               

■ Favoriser un redémarrage rapide

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Pour le PAM, le plan de relance immédiat s’articule autour de propositions à court terme, visant la sortie rapide de la crise du Covid-19. Il doit reposer, selon cette formation, sur une vision globale et apporter des réponses claires aux acteurs économiques, souvent en manque de visibilité, dans une situation d’urgence, marquée par des sorties gouvernementales ayant manqué de cohérence. Parmi les outils de sortie de crise, le PAM met l’accent sur la loi de finances rectificative. Celle-ci devra «inclure les prévisions ajustées des recettes fiscales et des dépenses, et refléter les économies budgétaires réalisées en termes de facture énergétique à cause des écarts enregistrés entre les hypothèses de la loi de finances 2020 et les cours actuels». Cet exercice est nécessaire, de l’avis du PAM, dans la mesure où le budget de l’Etat subira une réduction de recettes prévues initialement, en plus de la détérioration des comptes extérieurs. Cela est dû notamment à la baisse des recettes touristiques, au recul des exportations et à la chute des transferts des MRE et des IDE. La loi de finances rectificative doit également booster l’investissement public, en faisant jouer le principe de préférence nationale, est-il indiqué. Dans cette approche, le gouvernement est appelé à revoir le train de vie dépensier de l’administration et des entreprises et établissements publics.

                                                                               

■ Des facilités financières aux ménages pauvres

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Au-delà des mesures au profit des entreprises, les propositions du PAM plaident également pour des actions à même de «préserver la dignité des Marocains». Cela concerne notamment la mise en place d’un revenu minimum de dignité, équivalent à 50% du Smig, en faveur des familles pauvres. Ce mécanisme peut être financé, en partie, par les fonds de la Caisse de compensation, qui devrait être supprimée à terme. Les aides financières octroyées actuellement aux personnes en chômage total ou partiel doivent être étendues aux mois de juillet, août et septembre, est-il noté. Cela devra s’accompagner de la création d’une assurance de perte d’emploi temporaire. Le report des remboursements des échéances bancaires doit être prolongé jusqu’à fin septembre, selon ce parti.

M.A.M.

 

 

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