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Economie

L’appel de détresse des salons de coiffure

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5781 Le 12/06/2020 | Partager
Ils sont exclus des mesures d’assouplissement des restrictions
Ils se mobilisent pour une reprise de l’activité
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Les mesures de sécurité sanitaires ont été renforcées dans les instituts de beauté dans la perspective d’accueillir la clientèle dès le 11 juin (Ph. CC)

Le secteur de la beauté et de la coiffure subit de plein fouet la crise sanitaire. Cafés, restaurants, hammams, salons de coiffure et instituts de beauté sont les grands perdants durant cette épidémie Covid-19. Leurs espoirs de rouvrir leurs portes à partir du 11 juin se sont évaporés.

Si dans les villes classées zone 1, les salons de coiffure peuvent ouvrir (avec 50% de leur capacité), l’interdiction d’ouverture n’est pas levée dans la zone 2. C’est le cas notamment à Casablanca qui concentre le plus  grand nombre d’instituts de beauté, de Spa et salons de coiffure.

«Cette décision, tombée comme un couperet, nous a déçus d’autant plus que nous avons pris toutes les mesures sanitaires afin de garantir la sécurité de nos clients», assure Khadija Jemmar, patronne de Concept Coiffure, l’un des salons huppés de Casablanca. Selon elle, il ne faut pas loger tout le monde à la même enseigne.

Les grandes structures organisées sont prêtes pour recevoir la clientèle. «Nous avons toujours appliqué les règles d’hygiène les plus strictes avant l’épidémie», poursuit-elle. Ces mesures ont été renforcées induisant un surcoût pour ces salons, fermés depuis 3 mois.

Ces instituts de beauté ont mis à profit la période de confinement pour étoffer leur attirail de protection: thermomètre infrarouge, paravents en plexiglas, masques, visières, blousons et gants jetables, désinfectants, autoclav (stérilisation)... Autant de matériel occasionnant un surplus de charges, alors que l’activité est toujours en berne. Entre-temps, les factures et les charges diverses s’accumulent.

«J’ai dû payer 37.000 DH de frais d’électricité alors que le salon est fermé», poursuit cette propriétaire de salon. Sans oublier les frais divers (loyers, salaires...). Aujourd’hui, une centaine de patrons d’instituts de beauté et de Spa ont créé un groupe sur les réseaux sociaux afin d’attirer l’attention sur la situation critique de leur secteur. Les propriétaires de salons se mobilisent pour une reprise de leur activité.

«Nous avons besoin de vous, soutenez-nous», c’est le slogan de cette campagne lancée en faveur de la reprise de l’activité.

Pour rappel, les activités économiques et commerciales ont repris, plus ou moins normalement, depuis le 11 juin à Casablanca (classée zone 2). Sont concernés par ces nouvelles mesures d’assouplissement les entreprises, professions libérales, métiers de proximité, à l’exception des salons de coiffures, restaurants et cafés avec consommations sur place, hammams, salles de cinéma et théâtres... Les restrictions sont maintenues également pour des rassemblements, des réunions, des fêtes, cérémonies de mariage, des funérailles…

Aziza EL AFFAS

 

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