×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

El Othmani: «Nous ne voulons pas nous aventurer»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5780 Le 11/06/2020 | Partager
Le chef du gouvernement explique les raisons du maintien du confinement dans la zone 2
Si l’évaluation hebdomadaire confirme l’absence de risques, de nouvelles décisions seront prises
el-othmani-080.jpg
Lors de son intervention devant les députés, Saâdeddine El Othmani a insisté sur l’amélioration de la situation épidémiologique, notamment avec la limitation du taux de létalité, et la part des cas critiques nécessitant une prise en charge dans les unités de réanimation (Ph. Bziouat)

La situation épidémiologique est sous contrôle. Le chef du gouvernement s’est montré confiant lors de son passage devant la Chambre des représentants, hier mercredi, lors de la séance mensuelle des questions des politiques publiques. Il a été interpellé par les groupes parlementaires, notamment ceux de l’opposition, sur la stratégie permettant de relancer la dynamique économique et d’accompagner les entreprises pour sortir de cette conjoncture difficile.

Pour Saâdeddine El Othmani, le plus important actuellement est d’avoir «évité le pire». Il a expliqué que les mesures de confinement durant la période précédente étaient décisives. «Les pertes économiques peuvent être récupérées, mais pas la vie des citoyens», a-t-il affirmé.

Lors de son intervention devant les députés, le chef du gouvernement a tenté de mettre au clair certains points qui ont créé une confusion, depuis l’annonce des mesures adoptées lors du Conseil du gouvernement. Il s’agit notamment de la différence entre l’état d’urgence sanitaire et le confinement. «Le premier est un cadre juridique, mis en place via une loi, permettant au gouvernement de prendre des décisions pour faire face à la pandémie». En face, «le confinement est un outil utilisé dans le cadre de l’état d’urgence, au même titre que d’autres mécanismes, comme la distanciation sociale, le port du masque…», a-t-il expliqué.

Aujourd’hui, il s’agit de la première phase de l’assouplissement du confinement. «Si l’évaluation hebdomadaire fait état d’une amélioration de la situation et de l’absence de risque, de nouvelles décisions pourront être prises pour alléger davantage le dispositif». Pour l’instant, «nous ne voulons pas nous aventurer», a noté El Othmani.

Même s’il a insisté sur l’évolution positive de la situation épidémiologique, notamment avec un taux limité de létalité, contrairement à d’autres pays. Actuellement, la part des cas critiques ne dépasse pas 2,5%. Le taux d’occupation des unités de réanimation n’a pas dépassé 1%. Les patients ayant une situation moyenne représentent 4,9%, au moment où le reste concerne les personnes positives au Covid-19, avec des symptômes légers. Mais il a mis l’accent sur les disparités entre préfectures et provinces, ayant imposé, selon le chef du gouvernement, de maintenir le confinement dans les territoires relevant de la zone 2. Car, «tout relâchement pourrait conduire à l’apparition de nouveaux foyers de contamination», a-t-il mis en garde. C’est pour cela que le gouvernement avait prolongé le confinement au niveau national lors de la période du Aid Al Fitr, a-t-il rappelé. Aujourd’hui, les villes concernées par le maintien des restrictions connaissent encore la présence de risques de contamination. «Depuis l’apparition du virus, 87% des cas positifs enregistrés relèvent de la zone 2», selon El Othmani.

Interpellé sur l’hésitation du gouvernement sur ce dossier, il a estimé que son équipe «disposait d’une feuille de route claire. Mais il fallait attendre l’amélioration des indicateurs relatifs à la situation épidémiologique». Il a rappelé les conditions de l’assouplissement du confinement, annoncées lors de la séance tenue au Parlement le 18 mai dernier. Il s’agit notamment du renforcement de la capacité d’accueil du système de santé, l’augmentation du nombre des tests de dépistage et la mobilisation des équipements médicaux suffisants. «Nous avons réussi dans ce chantier», a estimé El Othmani.

Celui-ci est revenu sur les principes d’allègement des restrictions, également annoncés lors de la séance du 18 mai. Il s’agit notamment de l’adoption d’une approche progressive, qui prend en compte les disparités entre les territoires et qui s’appuie sur la flexibilité en termes de prise de décisions, sur la base du suivi et de l’évaluation continue. S’y ajoute l’obligation du respect des mesures de prévention, comme le port du masque et la distanciation sociale. La reprise des activités industrielles, commerciales et de services est également conditionnée par le respect de ces mesures, comme l’a souligné le chef du gouvernement, rappelant que des guides pratiques ont été élaborés, afin de permettre aux professionnels de se mettre en conformité.

M.A.M.  
    

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc