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Tourisme/Tanger-Tétouan-Al Hoceïma: Le CRT veut relancer la machine

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5779 Le 10/06/2020 | Partager
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Le CRT de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, présidé par Rkia Alaoui, n’a pas chômé durant ce confinement avec entre autres projets, la mise en place d’une campagne de promotion pour retrouver ses visiteurs nationaux (Ph. R. A.)

Le nord aspire à retrouver ses parts de marché dans le tourisme national dès cet été. Le Conseil régional du tourisme de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (CRT-TTA) vient de lancer une opération de promotion auprès du marché domestique pour séduire la clientèle nationale. L’objectif, selon Rkia Alaoui, la présidente du CRT, est de se repositionner au niveau local en attendant l’ouverture des frontières pour cibler les marchés à l’international. Plages, unités hôtelières et le TGV, les ingrédients pour réussir le défi.

- L’Economiste: Le CRT a été absent de la scène en cette période de Covid. Il l’était même et bien avant, alors que l’avenir du secteur se jouait tant au niveau régional, national qu’international…
- Rkia Alaoui:
Dès le lendemain de la crise, nous nous sommes activés pour assurer une gestion optimale de la situation à notre échelle. Pendant les premiers jours de cette crise, nous avons travaillé en étroite collaboration avec les professionnels afin de réserver un traitement optimal à tous les touristes bloqués dans notre région, pour ne pas transformer la crise sanitaire en une crise d’image pour notre région. Tout de suite après, nous avons organisé une première réunion avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT) où nous avons soumis plus de 20 propositions d’actions à réaliser sur le court et le moyen terme. Avec le comité des présidents des CRT du Maroc, nous avons travaillé sur un rapport détaillé qui traite du marketing, du numérique, du produit, du transport et de la fiscalité, qui a été présenté au ministère du Tourisme. Nous nous sommes également concertés avec nos partenaires locaux et avons proposé une feuille de route marketing pour les court, moyen et long termes. Cette feuille de route été validée et enclenchée. La campagne que nous venons de lancer fait d’ailleurs partie de cette feuille de route.  

- Comment comptez-vous vous repositionner sur le tourisme domestique?
- Nous venons de lancer une campagne  de promotion qui s’inscrit dans l’approche proactive qu’a mené le CRT de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima dans sa gestion des répercussions de la crise causée par le Covid-19. La campagne est l’un des volets d’un plan qui se matérialise progressivement et dont l’objectif est de nous permettre d’assurer une présence tout au long de l’été auprès de notre public cible, à travers notre signature «Envie de Nord»/«Nmchiw l Chamal?». Par cette campagne, nous voulons intéresser, interpeller et inciter à visiter ce «Chamal» que les Marocains aiment tant.
 
- On ne retrouve pas dans cette campagne des provinces pourtant touristiques comme Chefchaouen ou encore Tanger. C’est un oubli ou un choix délibéré?

- Comment pourrions-nous oublier la Perle bleue qu’est Chefchaouen ou la locomotive régionale qu’est Tanger? La campagne assurera une visibilité à chacune de nos 8 destinations touristiques, sans exception aucune. Dans une démarche étudiée, nous avons déterminé le timing optimal pour dévoiler progressivement les vidéos promotionnelles de chacune des destinations, afin d’avoir un impact maximal et toucher chacun de nos publics cibles. Donc nous lançons progressivement tout ce que nous avons préparé et le feedback du public marocain a été jusqu’à maintenant très encourageant.

- Les perturbations que connaît la frontière de Bab Sebta depuis l’été dernier affecteront-elles l’attractivité et la saison touristique de la côte tétouanaise?
- Certainement. Cette problématique a fait l’objet d’alertes de notre part à plusieurs reprises. L’activité touristique en souffre énormément et le manque à gagner pour le secteur durant ces dernières années est très significatif. Nous espérons que la situation sera résolue après la réouverture des frontières.

- En dehors des touristes estivaux, quels sont les marchés émetteurs cibles pour la région?
- Tout d’abord, il faut préciser que nous restons dépendants de la réouverture des frontières. Sans réouverture, nous ne pouvons pas puiser dans les marchés internationaux. Avec l’arrêt brusque de l’activité touristique mondiale, notre priorité à moyen terme, après la réouverture des frontières, sera de récupérer le terrain perdu sur nos destinations internationales émettrices classiques, plus précisément la France et l’Espagne. Un intérêt particulier sera porté à l’ensemble des touristes, toutes destinations confondues, arrivant à Tanger via ferry de l’Espagne.

- Le CRT semble avoir déplacé sa gouvernance sur la région de Tétouan? Quelle est la part des autres territoires, Tanger en premier lieu, dans la réflexion stratégique du Conseil?
- Tanger est la capitale de la région et de loin sa première destination touristique. Nous devons continuer à capitaliser sur son attractivité, ce qui est le cas. Dernier exemple en date, c’est la candidature réussie de la ville pour la tenue du salon de l’aérien Connect 2021. En termes de gouvernance, la gestion des opérations du CRT ne peut se faire qu’à Tanger, puisque la majorité de nos partenaires régionaux y sont basés, que ce soit la wilaya, le Conseil régional, les Associations professionnelles régionales, etc. D’ailleurs, nous aménageons actuellement un nouveau bureau pour le siège du CRT à Tanger afin d’avoir un meilleur et plus grand espace de travail pour nos partenaires, nos équipes et nos prestataires. Parallèlement, nous devons travailler à renforcer les segments touristiques émergents et prometteurs dans l’ensemble de nos destinations touristiques. Nous avons une importante responsabilité de promouvoir une région diversifiée et nous comptons réussir pleinement cette mission qui nous est confiée.

Le TGV, un extraordinaire catalyseur

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Al Boraq a permis de rapprocher le nord du reste du pays. Son effet sur la destination Tanger s’est ressenti de façon indéniable, en ce qui concerne le tourisme interne selon Rkia Alaoui. La durée de séjour n’a pas changé et est restée de 2 nuitées pour les touristes locaux, mais le nombre d’arrivées et de nuitées a progressé de manière impressionnante affirme la présidente du CRT. Avant Al Boraq, l’évolution moyenne annuelle des nuitées de touristes nationaux tournait autour de 7 à 10%. En 2019, cette évolution a atteint près de 20%. Le nombre d’arrivées a aussi progressé de 17% pour atteindre plus de 776.000.

Propos recueillis par Ali ABJIOU
 
 
 

 

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