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Assurance-vie: La collecte baisse, mais pas de rachats massifs

Par Franck FAGNON | Edition N°:5774 Le 03/06/2020 | Partager
Le confinement et la baisse des revenus des ménages ont changé l’ordre des priorités
A la sortie de la crise, la part des revenus affectée à l’épargne pourrait augmenter

Les chiffres du mois d’avril viendront confirmer ou non la trajectoire de l’assurance-vie sur les derniers mois. En février et mars, la collecte brute avait plongé respectivement de 22% et 17%. Mais le bilan sur le premier trimestre reste positif après un bond de 54% des versements en janvier.

Confinement et baisse des revenus des ménages ne sont pas toujours très favorables à l’épargne. Même si les banques et les compagnies d’assurances se sont rapidement adaptées à la conjoncture en proposant des alternatives, certaines opérations ne peuvent simplement pas être réalisées en ligne. D’autant plus que l’assurance-vie requiert un conseil personnalisé.

Si pour une large proportion des ménages, la crise a exercé une pression à la hausse sur leurs dépenses courantes, les classes moyennes supérieures, voire celles d’un peu en dessous, ont plutôt réalisé des économies sur la consommation des loisirs et des carburants, entre autres. Pour autant, ils ne se sont pas précipités pour mobiliser ce supplément de cash en le plaçant dans les produits d’assurance-vie capitalisation. Pour plusieurs ménages, il s’agissait d’abord de renforcer l’épargne de précaution. 

Par ailleurs,  dans l’assurance-vie, les rachats restent comparables à l’année dernière, relèvent plusieurs professionnels. Il n’y a donc pas eu de mouvement particulier lié à la pandémie. «Nous avons l’impression que la plupart de nos clients n’ont pas voulu toucher à leur épargne pour garantir leurs projets ou la protection de leur famille à long terme», analyse Philippe Vial, directeur général de La Marocaine Vie.

En plein essor depuis quelques années, l’assurance-vie pourrait voir cette dynamique s’accentuer à la sortie de la crise. A fin 2019, l’encours avoisinait 90 milliards de DH. «La part des revenus consacrée à l’éducation des enfants, le financement des projets, la préparation de la retraite, la protection des proches en cas de coup dur, le financement des soins de la famille au Maroc ou à l’étranger, les impacts d’un décès dans la famille pourrait progresser», anticipe Vial.

L’assurance-vie est un outil important d’organisation patrimoniale, notamment dans le cadre de la succession. De leur vivant, plusieurs personnes utilisent ce véhicule pour organiser la répartition des biens entre leurs ayants droit. L’assurance-vie est en effet hors procédure successorale prévue par la charia lorsque le bénéficiaire est nommément désigné dans le contrat.

Ce placement attire également par la sécurité et la défiscalisation qui lui sont adossées. Avec la maturation des épargnants, les rendements servis prendront plus d’importance dans les arbitrages à l’avenir. Ce qui va nécessiter une accélération de l’innovation sur le marché. «Nous conseillons aux épargnants de nous challenger de manière responsable. Nous sommes à l’écoute au quotidien des feedbacks qui nous feront progresser.

Par contre, pour le bien de tous, nous ne pouvons pas répondre favorablement à tout. Tout service a un prix. Nous ne pouvons pas garantir par exemple un taux de rendement fixe de nos contrats à 4% alors que les taux des obligations sont actuellement à 2,85% et que le marché actions a baissé de plus de 20%», indique Vial.

Par ailleurs, les clients expriment le besoin de plus de proximité et de transparence dans la relation avec leur assureur. «L’enjeu, dans les prochains mois et années, consistera pour les assureurs à démontrer au quotidien leur capacité à réaliser leurs engagements et proposer aux clients des contrats les mieux adaptés à leurs besoins», souligne le directeur général de La Marocaine Vie.

Les unités de compte ont le vent en poupe

Malgré le comportement de la Bourse, la collecte des contrats multisupports est en forte hausse. La proportion d’unités de compte à La Marocaine Vie a augmenté significativement depuis deux ans, indique son directeur général. Ces contrats profitent de la baisse continue des taux de rendement des produits en dirhams et offrent une grande diversité de supports de placement adaptés au profil de risque de chaque épargnant. L’avantage est aussi fiscal, puisque le client peut réaliser des arbitrages entre les divers supports de nature différente sans que les gains et plus-values générés ne soient taxés pendant toute la vie du contrat.
Ces contrats s’adressent à une clientèle avertie, familiarisée avec les marchés financiers et aussi à des conseillers de clientèle qui ont les compétences pour les conseiller. «Dans les prochains mois, ces contrats vont receler le plus gros potentiel de rebond, à condition d’être prêts à prendre des risques mesurés, d’investir sur un horizon à moyen et long terme», conseille Philippe Vial.

F.Fa

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