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Economie

Plan d’austérité de Renault: Tanger maintient ses chaînes de fabrication

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5772 Le 01/06/2020 | Partager
Le constructeur veut réduire sa voilure au niveau mondial
Le site de Melloussa pas concerné par ces mesures
Pas d’extension pour Somaca dont l’activité actuelle continue

Le plan d’austérité du groupe Renault, présenté en fin de semaine dernière, n’entame pas de façon significative ses activités au Maroc. L’extension de la Somaca devra juste attendre un peu, selon les détails du plan qui prévoit le gel des projets d’augmentation de capacité de plusieurs sites de par le monde dont celui de l’usine casablancaise du groupe.

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Les usines de Tanger et de la Somaca maintiendront leur capacité de production, l’usine casablancaise devra attendre un peu avant de doubler sa production (Ph. Adam)

«Dans le contexte de crise mondiale actuelle et de la baisse de la demande mondiale, le Groupe confirme la suspension de l’augmentation de la capacité de son usine de Casablanca et s’en tient à l’augmentation réalisée à ce jour» annonce Renault au Maroc.

L’usine casablancaise maintiendra de la sorte la capacité actuelle qui a atteint en 2020 les 100.000 véhicules par an, soit 20% de plus que lors du lancement du projet en 2018. Le site de Tanger avec une capacité de 340.000 véhicules par an n’est pas concerné par ces mesures, aucun projet d’augmentation de capacité n’était prévu au départ, selon une source autorisée au sein du groupe. Il maintiendra sa capacité actuelle qui est de 440.000 véhicules par an.

Par contre, au niveau mondial, Renault prévoit de diminuer ses capacités de production de 4 à 3,3 millions d’unités, soit une réduction de près de 20%.

Renault aura aussi à revoir sa production en Russie et réduire sa présence en Chine. Le constructeur français a annoncé vouloir céder sa participation dans sa coentreprise chinoise à son associé Dongfeng. Il s’agira pour la marque au losange de quitter ce marché asiatique, en tout cas pour les modèles thermiques.

Renault compte aussi pousser à fond les synergies entres les membres de l’Alliance avec Mitsubishi et Nissan avec une standardisation plus accrue des process et une réduction du nombre de composants, des mesures qui permettront, à elles seules de dégager 800 millions d’euros et qui affecteront l’ensemble des sites du constructeur, ceux de Tanger et la Somaca compris.

Ce plan est dicté, selon le constructeur français par la crise actuelle ainsi que les urgences liées à la transition écologique, des «impératifs qui conduisent l’entreprise à accélérer sa transformation» selon une note du constructeur.

Les réductions d’effectifs sont, selon Renault «nécessaires» pour permettre un retour à une croissance rentable et durable. Ils seront menés à travers un dialogue exemplaire avec les partenaires sociaux et les collectivités locales, promet-il. Ce projet d’ajustement des effectifs s’appuiera sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires. Il s’étalera sur 3 ans et concernerait en France près de 4.600 postes auxquels s’ajouterait la réduction de plus de 10.000 autres postes dans le reste du monde.

                                                            

Nissan aussi dans la tourmente

Nissan, l’un des alliés stratégiques de Renault est lui aussi dans une mauvaise situation. Le constructeur nippon vient d’annoncer des pertes record de 5,7 milliards d’euros pour l’exercice 2019-2020, les premières depuis 11 ans.

Pour y faire face, il devra sacrifier son outil de production à l’étranger en fermant ses usines d’Indonésie et d’Espagne, entre autres mesures d’austérité. La fermeture de l’implantation ibérique de ce constructeur laissera sur le carreau près de 3.000 employés, une lourde perte tant pour le secteur industriel espagnol que pour bon nombre d’équipementiers marocains qui fournissaient ce fabricant.

Malgré les promesses d’aide des autorités ibériques, Nissan a préféré mettre la clé sous le paillasson. Une décision qu’il temporise depuis plusieurs années, à cause de la baisse des ventes et d’une rentabilité en berne de ses installations espagnoles.

Ali ABJIOU

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