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Economie

Télétravail: Le décret tarde au SGG

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5771 Le 29/05/2020 | Partager
Le projet fixe les conditions et les modalités, dans le cadre d’un volontariat
Période d’essai pouvant aller à trois mois
Le bureau d’ordre digital, adopté par 630 administrations et 320 établissements publics
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«La pandémie de la Covid-19 est un moment formidable pour accélérer la transformation numérique. Nous sommes, tous, collectivement, plus que jamais responsables», souligne Ahmed Laâmoumri, secrétaire général du département de la réforme de l’administration (Ph. AL)

La Covid-19 a remis le travail à distance au cœur des centres d’intérêt de l’administration et du monde de l’entreprise. Comme le statut de la fonction publique ne comporte pas de dispositif régissant cette nouvelle activité, le ministre des Finances et de la réforme de l’administration a préparé un projet de décret qui est actuellement au stade du Secrétariat général du gouvernement.

Le texte, dont le but est de combler ces lacunes, fixe les conditions et les modalités de cette nouvelle activité. «Il définit le télétravail et autorise les fonctionnaires à travailler à distance, soit de manière partielle avec un partage du temps de travail entre le présentiel et à distance, en précisant le nombre de jours de présence  obligatoire dans le site de l’administration», a souligné Ahmed Laâmoumri, secrétaire général du département de la réforme de l’administration.

Selon lui, le projet prévoit un arrêté fixant la liste des activités et des emplois éligibles au travail à distance pour chaque ministère. Ce dispositif, basé sur le volontariat, est assorti d’une période d’essai pouvant aller jusqu’à trois mois, suivie d’une évaluation de la capacité du fonctionnaire à travailler à distance et des effets de cette nouvelle organisation sur la performance de l’administration et son  fonctionnement.

■ Nouvelle organisation imposée par la Covid-19: En attendant l’adoption de ce texte, l’administration a été acculée à la nouvelle organisation que dictait la pandémie. En effet, pour assurer la continuité du service public pendant le confinement, et pour permettre aux fonctionnaires d’exécuter leurs obligations professionnelles, de manière partielle ou complète, l’administration a préparé son personnel à ce nouveau mode de travail. Elle a ainsi édité début avril dernier, un guide sur le télétravail, en arabe et en français, destiné aux fonctionnaires et téléchargeable à partir du site du département de la réforme de l’administration.

■ Guide pratique pour le déconfinement dans les services publics:
A l’approche de la sortie de l’état d’urgence sanitaire, le ministère des Finances et de la réforme de l’administration a publié un nouveau guide pratique comportant les mesures préventives à prendre dans l’administration, les établissements publics et les collectivités territoriales. Le document de 48 pages vise à accompagner l’administration, les fonctionnaires et les usagers dans la gestion des prochaines étapes de levée du confinement et de continuité des services publics. Ainsi, il comprend un ensemble de directives et de mesures qui doivent être observées par ces trois acteurs.

■ Le bureau d’ordre digital très prisé: Le département de la Réforme de l’administration et l’Agence de Développement Digital ont lancé ce système qui permet l’échange de courriers entre les administrations. Il s’agissait d’éviter la circulation du papier, vecteur de propagation de la pandémie du coronavirus. Le ministre des Finances a publié une circulaire pour sa généralisation. L’engouement suscité par cette formule a surpris plus d’un. En effet, tous les départements l’ont adopté comme unique plateforme collaborative d’échange du courrier. Actuellement, 630 administrations, 320 établissements publics, 250 collectivités territoriales, des instances de la gouvernance,…l’ont installé et l’utilisent. Cette plateforme est également mise à la disposition des citoyens et des entreprises pour adresser leurs courriers aux ministères et aux communes.

Quid de la signature électronique?

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Le bureau d’ordre digital est accompagné d’un parapheur électronique permettant la circulation rapide des documents en interne et avec l’extérieur. Tout cela est assorti avec la possibilité de signer de manière électronique. Toutefois, on s’est aperçu que le système actuel de cette signature est quelque peu dépassé. Il faudra donc revoir la loi. Une nouvelle mouture de la signature électronique est en préparation. La Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, rattachée au ministère de la Défense nationale, se penche sur ce volet.

                                                                                     

■ La Covid-19, une occasion pour accélérer la transformation numérique

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Pour l’administration, l’enjeu est de s’adapter et de réinventer de nouvelles méthodes. Il fallait revoir les approches pour que cette transformation numérique se poursuive au même rythme, et assurer sa pérennité une fois la pandémie passée. Car, des craintes de retomber dans les pratiques de l’avant Covid-19 se font sentir ici ou là. Ahmed Laâmoumri écarte cette possibilité. Pour lui, cette pandémie constitue «une occasion appropriée de prise de recul qui nous permet de voir ce que nous devons garder et développer, ce que nous devons changer ou abandonner. Je trouve que c’est un moment formidable pour accélérer cette transformation. Nous sommes, tous, collectivement, plus que jamais responsables», a-t-il noté. Par ailleurs, les administrations et les entreprises, qui ont investi dans les outils numériques, sont les grandes gagnantes. Cette pandémie a révélé la dépendance des citoyens et des clients aux services numériques, aux smartphones… Beaucoup de choses se font désormais en ligne.

Mohamed CHAOUI

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