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Economie

Terres soulalyates: Les ONG haussent le ton

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5770 Le 28/05/2020 | Partager
Elles déplorent des dysfonctionnements dans l’opération de melkisation
Une circulaire du ministère de l’Intérieur particulièrement visée
Celui-ci appelé à régulariser les dossiers d’accès aux parts collectives encore en suspens

Le dossier de l’accès des femmes aux terres soulalyates continue de faire des vagues. En dépit de l’adoption de trois nouvelles lois ambitionnant de rétablir les droits de cette catégorie, les ONG de défense de ces femmes ayants droit ont pointé une série de défaillances au niveau de l’opération de melkisation des terres bour.

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Les ONG ont appelé le ministre de l’Intérieur, en tant qu’autorité de tutelle des communautés soulalyates, d’opter pour le principe de discrimination positive, afin de favoriser un meilleur accès des femmes aux terres collectives

Ces associations ont pointé notamment la circulaire du ministre de l’Intérieur datant du 13 mai dernier, relative à la melkisation des terres bour au profit de leurs exploitants parmi les membres de ces collectivités. Ce texte «définit les procédures de mise en œuvre des dispositions de la loi 62-17 relative à la tutelle administrative sur les communautés soulalyates», est-il indiqué. Ces ONG n’ont pas caché leur préoccupation face aux risques que posent certaines dispositions de ce texte.

Par exemple, «aucune expression n’a été utilisée dans la rédaction de cette circulaire pour préciser que les femmes peuvent bénéficier, au même titre que les hommes, de la melkisation de ces terres, comme cela est prévu par la nouvelle réglementation», selon ces associations.

Autre bémol, «la circulaire du ministère de l’Intérieur a posé comme condition pour accéder à la melkisation des terrains, que les candidats soient déjà bénéficiaires du droit d’exploitation d’une part collective». Or, cela ne prend pas en compte «l’exclusion dont souffraient les femmes soulalyates durant des décennies, les privant de ce droit d’exploitation», précisent ces associations.

Résultat: «cette situation risque de reproduire le même phénomène d’exclusion des femmes et leur privation du droit d’accès aux terrains de la collectivité», déplorent-elles. D’où l’appel lancé au ministre de l’Intérieur, en tant qu’autorité de tutelle sur les collectivités soulalyates, de «veiller au respect des droits des femmes dans le cadre de l’opération de melkisation des terrains, et de leur droit à l’investissement et à la création des richesses».

Ces ONG plaident pour l’application du principe de «discrimination positive», afin de favoriser un meilleur accès des femmes à ce patrimoine foncier. Parmi les mesures proposées: la régularisation des dossiers suspendus, relatifs au droit d’exploitation des femmes des parts collectives de ces terrains, à cause d’une série d’obstacles, les privant d’en bénéficier.

M.A.M.

 

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