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Economie

Cafés et restaurants: Quel avenir après la crise?

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5769 Le 27/05/2020 | Partager
200.000 cafés et restaurants dans la tourmente, 1,2 million d’emplois sinistrés
30% des employés du secteur aurait pu prétendre à l’aide de l’Etat, mais l’informel domine
La profession remet ses doléances au Comité de veille économique

De très fortes inquiétudes pèsent sur les cafés et restaurants, des commerces durement touchés par la crise, et dont les perspectives de réouverture ne sont absolument pas à l’ordre du jour pour l’instant. Un revers essuyé par les patrons mais aussi et surtout par les employés de ce secteur «dont le nombre dépasse les 1,2 million de personnes», s’inquiète Noureddine Harak, président de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM).

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Même les pubs Néo-Zélandais qui ont rouvert ce 21 mai, ne cachent pas leur inquiétude quant à s’adapter aux consignes de distanciation sociale en vigueur. A quand la réouverture de ces établissements au Maroc et sous quelle forme? (Ph.PxHere)

Dévastés par la crise, les patrons n’ont pas pu prendre de dispositions financières pour notamment régler les salaires des employés et dégager quelques économies pour répondre aux besoins de leur famille. Serveurs, agents de comptoir, agents de sécurité… une panoplie de petits métiers sont aujourd’hui sans revenu.

«Compte tenu de la précarité du secteur due au poids de l’informel, le nombre de salariés qui auraient pu bénéficier de l’indemnité forfaitaire (2000,00 DH) accordée par l’Etat avoisine 30% de l’effectif global», estime le président de l’ANPCRM. Ce dernier ne cache pas sa profonde inquiétude quant à l’avenir du secteur après la crise.

«Sans mesures d’accompagnement de la part de l’Etat, la reprise normale de l’activité sera compromise avec éventuellement licenciements de dizaines de salariés dans un secteur comprenant près de 200.000 cafés et restaurants», indique Harak.

Après plusieurs rencontres avec les différents départements, «nous venons enfin d’envoyer nos doléances au Comité de veille économique, via le ministre de l’Industrie et du commerce», ajoute-t-il. Objectif, soulager en premier lieu la situation financière très critique dans laquelle se trouvent actuellement la majorité des patrons des cafés et des restaurants.

«Dépourvus de recettes durant cette fermeture forcée, ces derniers doivent s’acquitter de leurs charges envers leurs créanciers à commencer par le loyer dont le montant varie de 2.000 à plus de 100.000 dans certaines villes comme Tanger et Casablanca», explique le président de l’ANPCRM.

Pour ce point, l’association réclame une révision de la loi régissant le bail commercial afin de permettre de retarder les échéances de règlement des loyers concernant la période de la pandémie. Pour les salariés, il faut examiner le cas de ceux qui n’ont pas bénéficié de l’indemnité forfaitaire.

Mettre fin à l’informel

Remettre le secteur sur les rails nécessite incontestablement de mettre fin à l’informel. Il s’agit de l’enseignement majeur tiré de cette crise, selon le président de l’ANPCRM. Pour ce faire, il faut l’accompagnement de l’Etat à travers notamment un soutien financier dans la prise en charge, pendant une année, des cotisations à la CNSS. Au menu également, l’annulation de l’ensemble des impôts et taxes concernant l’année 2020. Sans oublier une révision globale de la réglementation régissant le secteur notamment sur le plan fiscal en tenant en considération des contraintes réelles de cette activité.

Noureddine El AISSI

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