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Economie

Tanger Free zone rallume les gaz

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5769 Le 27/05/2020 | Partager
Plusieurs entreprises ont repris leur activité, surtout dans l’automobile
Transport, rapatriement des employés hors ville, séparation des shifts…des mesures draconiennes
Dépistage progressif des employés pour une détection précoce des cas

Après la gueule de bois causée par le Covid, les industriels accélèrent le rythme pour la relance de leurs usines. C’est le cas pour les entreprises installées à la zone franche de Tanger, TFZ, gérée par le groupe TangerMed Zones.

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Les opérateurs de la TFZ ont déjà démarré la reprise de leurs activités en suivant un rigoureux dispositif pour se protéger des contagions (Ph. Adam)

La zone héberge une grande partie d’unités tournées vers le secteur automobile et qui ont repris leur activité après le redémarrage des usines automobile de Renault à Tanger et de PSA à Kénitra, en plus de la Somaca. Mais pour prétendre relancer la machinerie et accepter à nouveau des employés, les conditions sont draconiennes. Elles commencent avec le transport qui reste un élément fondamental.

En effet, la zone franche se trouve à la périphérie de la ville et le transport urbain n’est pas taillé pour satisfaire les besoins des usines d’où le recours à une flotte de minibus pour le transport. Ces derniers ont été sensibilisés avec l’obligation de réduire leur capacité en alternant les sièges pour maximiser la distance minimale entre les passagers.

Au sein des unités, la distanciation elle aussi est de mise avec la mise en place de mesures renforcées notamment à chaque zone à risque (entrée, espaces communs, poste de travail, transport, réception de colis, etc.) selon l’Association des investisseurs de la zone franche de Tanger.

Les usines sont elles aussi soumises à un cycle de désinfection poussé avec nettoyage quotidien en plus d’une distribution continue d’équipements de protection personnelle (masques) en plus de l’installation de distributeurs de gel hydro-alcoolique aux endroits stratégiques.

A l’entrée des unités industrielles, les consignes sont strictes, outre le port des moyens de protection, les employés sont soumis à une prise de température corporelle avec renvoi et notification de tout employé dont la température dépasse les 37,5 degrés.

Les équipes ont été séparées en trois shifts pour limiter les dangers de contagion. Au changement de shift, les employés ne se croisent pas dans le but de minimiser les sources d’infection possibles.

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Les employés sont aussi encouragés à respecter un certain nombre de consignes de sécurité chez eux comme la désinfection au moment de sortir et de rentrer et le changement des habits de travail avant toute autre activité une fois rentrés chez eux.

Ces mesures sont soumises à un strict contrôle de la part d’une commission dédiée pour le contrôle des mesures de sécurité sanitaire composée des autorités régionales, locales et de représentants de Tanger Med Zones.

Une autre particularité de la région est le recours important à des employés d’autres villes ou de régions. La limitation des déplacements interurbains a compliqué la donne pour leur rapatriement. Ce dernier, déjà lancé, se fait en concertation avec les autorités locales en suivant trois étapes. La première est le test systématique de tous les employés avant rapatriement, elle sera suivie par une période d’observation avant d’organiser le déplacement entre les villes par chaque entreprise. 

L’objectif de l’ensemble de ces démarches est de permettre aux usines de redémarrer dans des conditions de sécurité optimales avec un modèle de travail adapté à la situation actuelle, un objectif qu’industriels, Tanger Med Zones et autorités locales partagent.

Dépistages systématiques pour les industriels

Parmi les conditions de reprise des activités pour les unités industrielles figure celle du dépistage des employés. C’est ce type d’actions qui ont permis à Renault de détecter un premier cas à l’usine de Tanger après avoir réalisé 370 tests. D’autres entreprises ont elles aussi mené ce type de campagnes de dépistage, l’objectif étant de tester tous les salariés des zones industrielles.
Quand un cas est détecté, un dispositif strict de contention est mis en place avec la désinfection des locaux, un arrêt temporaire de l’usine et le test systématique des employés en contact avec le cas positif.
Près d’un millier de tests ont déjà été effectués, un chiffre qui connaît une progression quotidienne.

Ali ABJIOU

 

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