×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Compensation: La charge s’allège de moitié

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5767 Le 22/05/2020 | Partager
2,2 milliards de DH à fin avril dernier contre 5 milliards, l’année passée
En cause, le plongeon tendanciel des cours du gaz butane
gaz-butane-067.jpg

Après avoir franchi la barre de 500 dollars la tonne au début de l’année, le cours du gaz butane a fortement chuté pour s’établir en moyenne à 194 dollars la tonne

Chute libre pour la charge de compensation du gaz butane. Selon les dernières données de la Caisse, ce mois de mai devrait marquer un plongeon de 68% du soutien unitaire de la bouteille de 12 kg par rapport au même mois de 2019. Ceci, après avoir accusé une chute de 46% en comparaison avec le mois d’avril dernier.

Une situation corroborée par la Trésorerie générale du Royaume dont les statistiques arrêtées à fin avril relèvent également un plongeon  de la compensation (gaz butane et sucre) de 55% à 6,9 milliards de DH contre 2,7 milliards à la même période de 2019. Compte tenu de la tendance baissière qui se profile, le montant budgétisé (14,6 milliards de DH) serait sûrement revu à la baisse par la loi rectificative du budget en cours de préparation.

Mais cette tendance baissière ne s’est accélérée qu’à fin mars avec le pic de la crise du coronavirus. Sur les 5 premiers mois la baisse s’est en effet établie en moyenne à 12%.  

Durant le premier trimestre, le prix de la tonne du gaz butane était toujours orienté à la hausse. Il avait même franchi la barre des 500 dollars en mars dernier, après avoir subi des augmentations remarquables (27 et 28%) sur les 2 premiers mois.

Mais la situation s’est inversée par la suite. La pandémie ayant  déstabilisé tous les marchés internationaux et en particulier celui des hydrocarbures dont le gaz butane. En effet, la chute de la demande du gaz butane a entraîné une chute de prix de ce produit énergétique pour se situer en moyenne à 194 dollars la tonne en avril dernier, soit une chute de 33% par rapport au mois précédent et un plongeon de près de  60% en comparaison avec le même mois de l’année 2019. Néanmoins, la moyenne des cours du gaz butane sur les quatre premiers mois ne s’est contractée que de 19%, vu les hausses enregistrées durant le premier trimestre. Sur les 3 premiers mois, la charge de compensation du gaz butane avait grimpé de 26% par rapport à la même période de 2019.  

moyenne-de-cotisation-067.jpg

Sur le mois d’avril dernier, le prix du sucre brut a chuté de 14% par rapport au mois précédent et de 19% en comparaison avec le même mois de 2019

Selon la Caisse, le montant déboursé s’est élevé à 3.023 millions de DH, contre 2.407 millions. Toutefois, les volumes mis à la consommation du gaz butane ont également enregistré une légère hausse de 2% passant de  630.813 tonnes à 646.234 tonnes d’un  trimestre à l’autre.

De son côté, le cours du sucre brut à l’international n’a pas été épargné par la crise du coronavirus. Il s’est établi en moyenne à 242 dollars/la tonne sur le mois d’avril, enregistrant ainsi une baisse de près de 14% par rapport au mois de mars et de 19% comparé au même mois de l’année 2019. Néanmoins, la moyenne des cours sur les quatre premiers mois de l’année 2020 s’est inscrite en légère hausse de 1% par rapport à la même période de 2019. Toujours est-il que le niveau reste de loin en dessous du prix référentiel (plus de 5.000 DH/tonne) dont le dépassement entraîne la subvention du sucre importé. 

Pour le moment, la subvention ne porte que sur le sucre local. Et la situation perdure depuis de nombreuses années. A tel point que le Maroc réexporte le sucre blanc importé et raffiné localement.

Quant à la charge de compensation du sucre, elle a augmenté de 2% sur le premier trimestre à 873 millions de DH contre 852 millions par rapport à la même période de 2019. Les volumes consommés se sont également inscrits en hausse selon la même proportion. Environ 306.600 tonnes ont été consommés à fin mars dernier contre 300.000 durant le même trimestre de 2019.  

Sur ces bases, le paiement des encours des dossiers de subvention des produits de gaz butane et sucre, arrêté à fin avril dernier totalise 2.197 millions de DH. Ce montant se décompose de 1.697 millions pour le gaz butane et 500 millions de DH pour le sucre. A noter qu’à la même période de 2019, le montant total de la charge de compensation (gaz butane et sucre) s’était chiffré à plus de 5 milliards de DH.

A.G.  

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc