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Economie

Déconfinement: Les députés pointent l’absence de vision

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5767 Le 22/05/2020 | Partager
Ils ont critiqué les contradictions au sein du gouvernement sur la gestion de ce dossier
Les groupes exigent une visibilité pour les 3 prochains mois
Et veulent faire le point sur la situation des finances publiques

Après les conseillers, Sâadeddine El Othmani a été attendu de pied ferme par les membres de la Chambre des représentants. Lors de la séance plénière dédiée à la discussion des mesures relatives à la gestion de l’état d’urgence sanitaire après sa prolongation, les groupes parlementaires de l’opposition n’ont pas fait dans la dentelle.

Abdellatif Ouahbi, député et SG du PAM, a déploré que l’intervention du chef du gouvernement soit «marquée par des déclarations farfelues, avec une série de contradictions». Pour lui, «le discours du chef du gouvernement a suscité beaucoup de craintes».

Les groupes parlementaires, particulièrement ceux de l’opposition, ont insisté sur «l’absence d’une vision globale pour la sortie de la crise». C’est important pour «éviter une approche comptable de la gestion des difficultés actuelles», selon le SG du PAM.

Même son de cloche du côté de l’Istiqlal, dont les députés se sont dits «surpris de la prolongation de l’état d’urgence, au moment où on s’attendait à d’autres scénarios, comme la levée progressive du confinement, notamment dans les zones qui n’ont enregistré aucun cas positif». Pour El Othmani, «le gouvernement dispose d'une stratégie bien définie, basée sur des conditions et des principes clairs, et sur des mesures globales et sectorielles ciblées pour la levée du confinement».

Lahcen Haddad, député de l’Istiqlal, a également pointé «les contradictions des déclarations du chef du gouvernement et du ministre des Finances. Surtout que l’appel lancé par ce dernier à reprendre l’activité économique au lendemain d’Al Aid, a créé beaucoup de confusion». Un constat partagé par le groupe du PAM  qui a estimé que «ces divergences montrent que le gouvernement n’est pas en mesure d’assurer la gestion de cette crise».

Sur ce point, El Othmani a affirmé que «le confinement ne signifie pas l’arrêt de l'activité industrielle et économique, mais plutôt l’arrêt d'un ensemble d'unités ouvertes au public, afin qu'elles ne soient pas une source de transmission de l'épidémie». Pour lui, la décision prise dès le départ était que toutes les unités industrielles et les entreprises poursuivent leur activité, dans le respect des mesures de protection.

Les députés du PAM ont déploré que le chef du gouvernement n’ait pas identifié les programmes et les moyens possibles pour favoriser la sortie de crise, ainsi que le coût économique, social et psychologique de cette période difficile. Du côté de l’Istiqlal, Haddad a insisté sur l’importance de donner plus de visibilité aux citoyens et aux entreprises concernant les scénarios des 3 prochains mois, afin qu’ils puissent s’organiser.

Pour lui, «certains secteurs peuvent reprendre rapidement, comme ceux de l’industrie automobile, l’offshoring, le commerce, les services, le BTP… Mais d’autres auront besoin d’au moins 6 mois pour une véritable reprise d’activité, selon Haddad, à l’instar du textile, de l’industrie des pièces de rechange… Pour lui, «c’est urgent d’avoir plus de visibilité sur l’approche du gouvernement en matière de financement de la relance». D’où l’importance, selon différents groupes parlementaires, de faire le point sur la situation des finances publiques.

Le groupe istiqlalien a appelé à faire le point sur l’état de dégradation des recettes notamment fiscales et sur les réserves en devises. D’autant que les secteurs pourvoyeurs en devises, comme le tourisme et les exportations de l’industrie automobile connaîtront des difficultés durant la prochaine période, selon l’Istiqlal.

Parmi les pistes à explorer, a souligné Haddad, l’élargissement de l'offre d'exportation nationale, la promotion du «made in Morocco» et le renforcement de la présence dans les chaînes d'approvisionnement du secteur pharmaceutique en Afrique, en plus de l'adoption du développement de l'industrie alimentaire halal.

«Honte»

Les groupes parlementaires ont ouvertement attaqué le chef du gouvernement sur le dossier des Marocains bloqués à l’étranger. Pour Abdellatif Ouahbi, «c’est une honte d’abandonner ces citoyens, au moment où les ministres des Affaires étrangères et de la Santé se rejettent la responsabilité et où le chef du gouvernement ne semble avoir aucune position sur ce dossier». Pour le groupe de l’Istiqlal, «cette situation est inacceptable, surtout que tous les pays du monde se sont mobilisés pour rapatrier leurs ressortissants». Ouahbi n’a pas hésité à qualifier l’abandon des milliers de Marocains à l’étranger de «crime pour non assistance à personne en danger». Face aux critiques, Saâdeddine El Othmani s’est contenté de dire que «les scenarii relatifs à ce dossier sont fin prêts et j’espère que la bonne nouvelle sera prochainement annoncée». Il a précisé que «le fait de ne pas autoriser le retour des Marocains bloqués à l’étranger, parmi lesquels se trouvent de hauts responsables, est une décision d’Etat».

M.A.M.

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