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Economie

Taux d'intérêt: Des risques de surchauffe?

Par Franck FAGNON | Edition N°:5766 Le 21/05/2020 | Partager
La dégradation du déficit budgétaire inévitable
Son financement pourrait stimuler les taux de référence
BAM pourrait être très active pour contenir toute hausse
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Pour financer le déficit, le Trésor pourrait accentuer ses levées sur le marché domestique, avec le risque de faire monter les taux. Si l'activité du Trésor devait entraîner les taux dans cette direction, la Banque centrale pourrait déployer de nouvelles mesures pour la hausse (Ph. L'Economiste)

De 3,5% du PIB prévu par la loi de finances, le déficit budgétaire devrait déraper compte tenu des mesures exceptionnelles imposées par la pandémie coronavirus. La loi de finances rectificative viendra préciser l'ampleur du choc.

En attendant, CFG Bank anticipe un déficit budgétaire à 7,5% du PIB si le gouvernement maintient l'investissement public à 70 milliards de DH, parvient à mobiliser les 12 milliards de DH au titre des nouveaux mécanismes de financement et réalise 3 milliards de DH de recettes de privatisation. L'hypothèse de la banque se base aussi sur une contribution du budget au Fonds de gestion de la pandémie contenue aux 10 milliards de DH initiaux.

La situation des finances publiques pourrait être bien plus difficile si les prévisions de recettes ne sont pas au rendez-vous ou au contraire, le dérapage serait moins violent si le gouvernement parvenait à réaliser des économies sur certains postes. Au début de la crise, il y a eu une tentative de coupe dans l'investissement public. Le gouvernement s'est vite rétracté face au tollé des opérateurs économiques. Pour certains observateurs, cette manœuvre aurait accentué le choc économique.

Pour financer le déficit, le Trésor pourrait accélérer ses levées sur le marché domestique, avec le risque de faire monter les taux. La quête de placements sûrs dans le contexte actuel pourrait contribuer à rééquilibrer les choses. Cependant, si l'activité du Trésor devait entraîner une hausse des taux, la Banque centrale pourrait déployer de nouvelles mesures pour la contenir. Si nécessaire, elle mettrait en œuvre des mesures non conventionnelles pour contrecarrer la hausse des taux obligataires. L'assouplissement quantitatif et les opérations d'open market sont parmi les options, note CFG Bank.

Bank Al-Maghrib pourrait procéder à des rachats massifs de titres de dettes auprès des acteurs financiers sur les marchés secondaires des bons du Trésor et des obligations d'entreprise. Ces opérations permettraient aux investisseurs institutionnels d’augmenter leurs souscriptions dans le marché primaire. Ces rachats massifs feraient monter les cours et tirer les taux d'intérêt dans le sens inverse. Les taux obligataires servent de référence au calcul des taux débiteurs.

Un loyer de l'argent compétitif sera nécessaire pour soutenir la relance. L'assouplissement quantitatif et d'autres mesures non conventionnelles couplées à des baisses des taux d'intérêt ont été déployés par de nombreuses banques centrales ces dernières années avec des résultats mitigés sur l'investissement et la croissance. Par ailleurs, les contextes sont différents. Une politique monétaire agile sera essentielle dans la relance mais, n'est pas la panacée.

F.Fa

 

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