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Les intérimaires dans la tourmente

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
Très peu seraient éligibles à l’indemnité Covid
Le chiffre d’affaires de la société d’intérim sert de jauge
La profession suggère de le remplacer par le revenu du donneur d’ordre

L’intérim est dans l’impasse. La Fédération nationale des entreprises du travail temporaire (Fnett) compte saisir le ministère de l’Emploi sur l’indemnité Covid-19 versée par la CNSS. Objectif, faire bénéficier le secteur d’un traitement à part. L’idée est de revoir les critères d’éligibilité à cette allocation.

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Selon la Fédération des entreprises du travail temporaire, le marché compte près de 300.000 intérimaires. Elle compte saisir le ministère de l’Emploi sur l’indemnité Covid-19 versée par la CNSS. Objectif, faire bénéficier le secteur d’un traitement à part. L’idée est de revoir les critères d’éligibilité à cette allocation (Ph. Bziouat)

«Nous ne voulons pas laisser le personnel intérimaire, suspendu temporairement en raison du Covid-19 sans ressources. Les critères se réfèrent au chiffre d’affaires des sociétés d’intérim (le prestataire) et non à celui de la société utilisatrice», souligne Moulay Abdallah Alaoui, président de la Fnett.  Sur le plan juridique,  rien d’anormal car les personnes employées sous le régime d’intérimaire sont rattachées à la société prestataire (celle qui fournit le personnel).

Dans les secteurs en difficulté, les contrats ont été stoppés laissant de très nombreuses personnes sans ressources. Si pour le mois de mars, l’indemnisation des salariés intérimaires n’a pas posé de problème (à part ceux contraints de restituer l’indemnité car ils ont travaillé 18 jours et non 15 jours seulement) dès le mois d’avril, le problème s’est posé puisque de nouveaux critères ont été introduits.

Ainsi à moins que le chiffre d’affaires de la société d’intérim ne baisse, ces salariés n’ont pas droit à l’indemnité covid-19 servie par la CNSS. «Cette approche est injuste vis-à-vis de l’intérimaire qui se trouve exclu en cas de maintien du chiffre d’affaires ou de baisse n’atteignant pas les 25% exigés. Le bon sens voudrait prendre en considération plutôt la société utilisatrice dont l’activité peut être à l’arrêt total ou connaît une baisse significative de son activité», explique Mohammed Tazi, vice-président de la Fnett.

Dans leur portefeuille clients, les entreprises d’intérim disposent d’entreprises opérant dans les secteurs en difficulté et d’autres qui poursuivent normalement leur activité. Ce qui permet d’équilibrer voire, de maintenir le chiffre d’affaires. «La masse salariale représente 98% de notre chiffre d’affaires et notre marge est de 1 à 2%», précise Tazi. Pour les opérateurs, la prise en charge de ces salariés en arrêt d’activité pourrait être suicidaire pour l’activité.

A partir du mois d’avril, de nouveaux critères d’éligibilité à l’indemnité Covid-19 ont été mis en place. Pour en bénéficier, l’entreprise doit être en arrêt temporaire de travail en raison d’une décision administrative comme c’est le cas avec l’état d’urgence sanitaire décrété sur l’ensemble du territoire. S’y ajoute, le cas des entreprises dont l’activité a baissé. Une baisse mesurée par l’évolution du chiffre d’affaires. Seuls les salariés des entreprises dont le revenu a reculé d’au moins 50% par mois comparativement à la même période de l’année dernière ont droit à l’indemnité.

Un seuil en termes d’effectifs est également fixé: 500 salariés maximum en arrêt temporaire de travail. Au-delà, les dossiers sont étudiés au cas par cas par une commission composée des représentants des ministères des Finances, du Travail ainsi que des représentants des départements ministériels des secteurs dont relèvent les entreprises.

La CGEM est également représentée dans cette commission présidée par les Finances et dont le secrétariat est assuré par la CNSS. Cette commission statue également sur les dossiers des entreprises dont le chiffre d’affaires mensuel baisse entre 25% et moins de 50%.

K.M.

 

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